Basilique St Rémi   Reims

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Voyage du 4 Septembre 2015

 

 

 

 

Un petit mot sur ce voyage..

 

Départ très tôt…. Mais la disponibilité des chauffeurs, la bonne humeur de chacun a vite fait oublier  la fatigue du « lève-tôt ».

Le chauffeur a roulé d’une manière régulière : ce qui a permis les temps de prière et chants pour nous préparer aux visites diverses dans Reims.

A Reims : Bon accueil à la maison diocésaine.

Jean-Pierre, notre accompagnateur principal a su nous mettre dans l’ambiance avec des « ajouts » aux descriptions et récits historiques : manière de nous tenir en « présence active d’écoute ».

Comme pour toutes les cathédrales, les récits bibliques sont gravés dans la pierre….

Ainsi que les époques de constructions. Ceci aussi pour St Remi en particulier ;

Dans celle-ci, se trouve la tombe de St Remi.

Pour perpétuer le souvenir de l’âge de St Remi : un candélabre de 95 bougies est allumé tous les ans.. : La manière d’allumer cette couronne de 95 bougies m’a rappelé les soirées de Mission ( vers 1948-50 à Bertincourt ) où nous devions placer des fils de « fulmi-coton » entre chaque bougie d’une guirlande qui devait s’embraser – la flamme courant de bougies en bougies…- si toutes les bougies s’allumaient = félicitations du missionnaire…=  C’est pareil à Reims –

La messe a été festive aussi avec la Communauté des Sœurs de St Thierry.

Lorsqu’elles étaient plus jeunes, les religieuses travaillaient à la vigne qui est proche de leur maison.. Cette vigne est propriété d’un vigneron de St Thierry.

Pour le repas, nous avons été servi par une religieuse originaire du Pas de Calais : elle était heureuse de rencontrer des « gens du Nord »  des « ch’ti ».. comme elle disait..

Pour ma part, j’ai été heureuse de retrouver les routes si souvent parcouru pendant mes 32 ans à Liesse ND. : J’ai pu revoir une amie qui s’est montré disponible aux heures de visites… Puis évidemment, j’ai fait un arrêt-souvenir-prière… près de la sortie 13 de Laon… ND de Liesse n’a pas été absente de mon voyage.

Merci à Nadine et tous les organisateurs de cette sortie si bien organisée.

 

                                                                  Thérèse BRASSARD

 

Voyage riche dans toutes ses formes, culturel, religieux et fraternel.

Pour moi, en dehors de l'architecture et de l l'histoire de la cathédrale, ce qui m'a le plus marqué, c'est la catéchèse qui a été faite à partir des vitraux, des statues ...

Ne pourrions-nous pas, dans nos églises  en faire autant?

                                                                 Michèle ROUSSELLE

                                                                         

 

Quelques lignes sur notre escapade champenoise:

 

La journée dans sa globalité fut très intéressante. ce que j'ai préféré malgré tout c'est le temps de prière dans le car. c'est toujours très recueilli, varié, plein d'espoir ou plutôt d'espérance.

Une prière qui n'oublie personne: malades, isolés, exclus, une place pour l'actualité avec notamment le problème des migrants....  c'est une pause dans notre vie souvent bien remplie durant laquelle on peut avoir une prière, une pensée pour les uns et les autres. Une journée pleine de convivialité: on dit bonjour à tout le monde, on est content de revoir l'un ou l'autre, on partage ses misères qui sont parfois plus facile à porter à plusieurs que tout seul...

C'est peut-être pas très bien dit mais ça vient du fond de mon coeur.

                    

                             Pascale CARON

 

Le 4 septembre, c'était notre voyage annuel préparé par le SEM, cette année en Champagne. Le programme était vaste. Il fallait partir tôt.  Tout le monde était dans le bus à 6 heures, ou presque.

 

Les découvertes de Reims : un art époustouflant : on est encore plus étonné par l’Eglise St Remi que par la Cathédrale...et on n’a pas pu voir la Porte du Nord (en restauration actuellement), qui ouvrait les remparts romains de la ville sur le Nord: une belle porte de 30 mètres de large formée de colonnes encore debout.

 

-C’EST VRAIMENT UNE VILLE D’HISTOIRE; , de notre histoire... Tiens! Vous avez retenu le nombre de rois qui y ont été sacrés ? un carambar à celui qui l’a retenu!  

- C’est plein des souvenirs de notre histoire, appris dès l’Ecole Primaire.  Clovis, Clotilde, les carolingiens, les mérovingiens, le premier capétiens.

- Des sacres depuis 485 jusque Charles X  après la Révolution Française, sans oublier Jeanne d’Arc qui a voulu conduire Charles VII au sacre à Reims. 

- Napoléon aurait bien été à Reims, mais l’esprit n’y était pas;il pensait à Paris et à son empire..Et puis Reims avait subi les reproches et les vengeances de la révolution jusque dans ses attributions. Ainsi on lui préféra la petite ville de Chalon maintenant en Champagne, naguère encore Chalon sur Marne, comme chef-lieu de la Marne. On laissa comme diocèse à cet archevêché qui était un des plus célèbres, l’arrondissement de Reims et le département des Ardennes.. On ne nous a pas dit que St Vaast, notre patron d’Arras,  était le catéchiste de Clovis ! Que voulez-vous ? Il n’y en avait que pour St Rémi et la colombe qui lui avait apporté le saint chrême pour le sacre;  Il y en a eu des histoires à propos de cette colombe ( un second carambar à qui peut la raconter).

 

- UN COUP D’OEIL SUR LES CHEFS D’OEUVRE DE L’ART ROMAN; NOUS LE TROUVONS DANS CETTE MERVEILLEUSE EGLISE ABBATIALE DE SAINT REMI;

Des aperçus vers des bas-côtés harmonieux et longs, une grande nef merveilleuse, de petites ouvertures  qui font alterner ombre et lumière de façon mystérieuse, on l’a dit mystique. La simplicité, l’humour de sa statuaire. Pas de grandes statues aussi belles que des statues grecques comme en donnera LA STATUAIRE . L’architecture GOTHIQUE,dont on ne dira jamais la splendeur à Reims. Il est toujours plus haut, plus exalté, presque orgueilleux, le gothique.  On sent l’humanisme de la renaissance dans L’ ART BAROQUE qui utilise les formes douces, les contrastes de marbres et de pierre, qui joue avec les lignes: il aime les courbes, les volutes, il aime la nature et l’homme. Il oublierait presque qu’il est dans une église.

 

DECOUVERTE AUSSI D’UNE COMMUNAUTE RELIGIEUSE; les bénédictines de St Thierry.  Des pas allongés et toujours silencieux  ( on n’est pas dans une cour de caserne!) des voix douces et qui redoutent les excès, le souci de l’hôte. Les enfants de chœur remplacés par des sœurs rapides et silencieuses. Le morceau de bravoure de notre curé dans une homélie fougueuse et chaleureuse..

La découverte que nous avons faite de la santé de nos sœurs africaines. Elle sont ici au repos. Quelles croix, quelles persécutions, quelles violences ont-elles subies ? Leur regard voyait au delà.

Un repas bénédictin ( mais sans le silence habituel ) nous rassemble. C’est bon, abondant, mais pas de luxe. C’est très bien comme cela. Dommage que nous n’ayons pas eu chez elles un office chanté.

 

UNE AUTRE RICHESSE? plus connue encore, LE CHAMPAGNE !

- Une richesse de la ville et de la province, inutile de le rappeler : le Champagne. Des maisons connues dans le monde entier, des noms prestigieux, des fortunes qui n’ont pas encore été emportées par les désirs chinois... des caves où s’amoncèlent des bouteilles par millions...Nous visitons une cave pas trop mal  située dans la hiérarchie( je ne vous dirai pas son nom), nous avalons avec délice quelques bulles, finissons quelques roteuses, essayons avec grand mal de comparer les diverses liqueurs. D’aucuns, à défaut de cartes postales, rapportent quelques bouteilles. Pourquoi pas ?  C’est toujours bon à prendre.

 

- Le champagne était connu de toutes les cours de l’ancien régime... Il était apprécié comme le summum du luxe et du raffinement... Ecoutons Voltaire :

                        Quand la nature était dans son enfance;

                         Nos bons aïeux vivaient dans l’ignorance.

                         Ne connaissant ni le tien ni le mien..

                        Qu’auraient-ils pu connaitre ? Ils n’avaient rien;;;

                        D’un bon vin frais ou la mousse ou la sève

                        Ne gratta point le triste gosier d’Eve ! 

                        Admirez-vous pour cela nos aïeux ?

                        Il leur manquait l’industrie et l’aisance

                        Est-ce vertu ? C’était pure ignorance !   

                        Quel idiot, s’il avait eu pour lors

                        Quelque bon lit, aurait couché dehors ?

 

Mais il faut rentrer. On pense au repas du mari qui n’est pas venu, au dimanche qui approche.

                                                                             Abbé René DELEFLIE

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