FAQ 13 Jean 16,16 et 17

Le temps des douleurs, la prière pour les disciples et le monde

Fin du discours d'adieu

N'oubliez pas de lire les ch. 16, 16 à 17, 26 de saint Jean, ainsi que la fiche de lecture crorrespondante, pour les maisons d'Evangile

Résumé.

escalier entre Oliveirs et maison de Caïphe escalier entre Oliveirs et maison de Caïphe  

Cette fiche reprend quelques question de lecteurs autour de la fin du discours d'adieu de l'évangile de Jean. Cette dernière partie du discours évoque nettement ce que les premiers chrétiens ont à souffrir comme persécutions et rejets de la part des Juifs et des Romains. 

 

Il vaut mieux qu'un seul homme meurt pour tout le peuple !

Que veut dire cette expression de Caïphe (Ch.13, v.14) ?

Avez-vous remarqué que Caïphe est pratiquement absent de l'évangile selon Jean, qu'il n'est pas question d'un procès devant le sanhédrin, que Jean parle du beau-père Hanne qui semble mener les affaires... Où est-il question de blasphème, de faux témoins, de grand prêtre qui déchire ses vêtements? Jean a volontairmeent élagué le récit de la passion pour mettre en valeur le face à face Pilate/Jésus. Quand on lit "Il vaut mieux que..." Jean précise que cette parole a déjà été prononcé bien avant ce jeudi-vendredi saints. Jean a construit son évangile comme un long procés qui progresse entre les ch. 5 et 10, avec la conclusion (le jugement) prononcée suite à la résurrection de Lazare; Jean 11, 49-51. Puisque la sentence a été pronnoncée à ce moment-là, il n'était pas besoin de refaire un procès peu après. Tout était dit !

 

Pour comprendre il suffit de se remettre dans le contexte général religieux et politique de l'époque. Les autorités religieuses avait des rapprots politiques avec le maître des lieux, Pilate, et ils connaissaient ses colères et sa cruauté. En cas de trouble, il n'hésiterait pas à châtier le peuple. Or, ils supposaient que ce Jésus pouvait semer le trouble. Son sort était jeté: il vaut mieux qu'un seul (Jésus) meure plutôt qu'une répression romaine sanglante. Mais cettee phrase ne tombe pas par hasard, car en politique, le bien commun prime sur le bien particulier. Le souci de Caïphe  était de faire disparaître le fauteur de trouble... pour éviter la répression par les Romains.

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