Miséricorde

Témoignage JMJ d'Aurore et de Constance, ils ont eu la chance de partir deux semaines à la rencontre des polonais et du pape.

« Miséricorde ! »

 

         Aurore et moi avons eu la chance de partir deux semaines à la rencontre des polonais et du pape. Il est difficile de ne retenir qu’une seule chose de notre pèlerinage tant nous avons reçu des autres. Cependant, je vais essayer aujourd’hui de vous faire part de ce que nous avons vécu, Aurore et moi pendant les deux semaines des JMJ (journées mondiales de la jeunesse).

 

Je parlerai au nom d’Aurore mais aussi de tous les jeunes qui sont partis aux JMJ.

 

        Notre pèlerinage a commencé le mardi 19 juillet dans un bus. Avant de partir, je savais que nous reviendrions en France avec beaucoup de souvenirs à raconter mais je ne me doutais pas que ces deux semaines changeraient complétement ma vision de la vie. Pour vous raconter notre périple, j’ai choisi des moments forts qui m’ont marqué. Tout d’abord, ce fut l’accueil des polonais qui attira mon attention. Ils n’avaient parfois presque rien mais ils étaient toujours prêts à donner. Leur dévotion, leurs sourires et leur écoute m’a bouleversé. Certains polonais descendaient dans les rues pour saluer les différents jmjistes venus des quatre coins de la planète, ce fut leurs petits gestes qui firent la différence.

Un soir, alors que nous avions dû prendre un train en mauvais état, nous sommes arrivés en retard dans la ville où nous étions accueillis. Quelle ne fut pas notre surprise quand la dame de famille chez laquelle nous logions vint nous chercher à la gare ! Il était aux alentours de deux heures du matin et elle avait veillé toute la nuit pour venir nous chercher. Lorsqu’elle nous vit, elle s’excusa même du retard du train et nous dit que nous étions bien courageux de partir à l’aventure.

Ce don qu’ils avaient pour les autres se répercuta sur nous tout au long du séjour d’autant plus que le thème de ces JMJ était la miséricorde. Mais qu’est-ce que la miséricorde ? Nous avons mis du temps à le savoir. Au bout d’une semaine et demie, nous avons enfin compris que c’était l’amour de Dieu qui descendait sur nous et qui nous permettait en retour d’aimer les autres. La miséricorde nous aide à nous relever, elle nous aide à vaincre nos faiblesses. Cette miséricorde, nous l’avons vécu à plusieurs reprises. Pour ma part, je l’ai réellement sentie lorsque nous sommes arrivés sur le lieu de prière des JMJ, là où des millions de jeunes se rassemblent. Quand je suis arrivée sur cette plaine, je voyais autour de moi une étendue de drapeaux, des drapeaux à pertes de vues comme pour signifier que Dieu n’appartient à aucun pays, qu’il dépasse les frontières.

A mes côtés lorsque je priais, je sentais la force des autres jeunes. Je savais qu’ils priaient en même temps que moi, j’étais portée par cette union. Finalement, c’était cette communion qui nous rassemblait. Nous étions tous ensemble, nous n’étions pas seuls.

 

Parmi toutes ces nations représentées, il y avait des syriens.

 

Le témoignage d’une d’entre elle fut poignant. Elle raconta son quotidien et nous dit qu’elle remerciait Dieu tous les jours d’être ici aux JMJ. Elle ne savait comment elle retrouverait son quartier en revenant chez elle. Peut-être que ses parents seraient morts ou peut-être que certains de ses amis seraient blessés. Elle avait eu le courage de venir à des milliers de kilomètres de chez elle pour témoigner et pour prier le Seigneur. Une fois de plus, ce fut pour nous une leçon de vie. A la fin de son témoignage, elle nous demanda de prier pour son pays et de faire preuve de miséricorde.

 

Lors de ces quelques jours passés en Pologne, nous avons aussi été à la rencontre du pape. Bien entendu, il nous a délivré un message de tolérance et d’amour mais pas seulement…

Il nous a tout d’abord demandé si c’était possible de changer le monde.

Dans un écho formidable, les millions de jeunes ont répondu « oui », il a insisté, croyant que notre « oui » n’était que des paroles en l’air. Pour certifier notre volonté à changer le monde, nous avons crié dans notre langue le mot « miséricorde ». Des milliers de « Miséricorde !» ont résonné ce jour-là dans des milliers de langues sur plusieurs kilomètres. Le pape nous a ensuite expliqué que nous ne devions pas désespérer, que si la jeunesse ne croyait plus en ce monde, il n’y aurait plus personne pour le changer.

 

Enfin, il nous a dit qu’il ne faut pas confondre bonheur et canapé. Nous devons partir à l’aventure et préférer de bonnes chaussures de marche à un canapé confortable. Nous devons agir et ne pas nous laisser porter, c’est en allant de l’avant que nous pourrons changer les choses. Le bonheur ne se trouve pas dans une vie trop confortable, il se trouve auprès des autres, dans le service, dans le don de soi.

 

Merci à l’équipe du rosaire qui nous a permis de partie en Pologne, à l’aumônerie de Béthune mais surtout merci à vous qui m’avez laissé vous compter une partie de ce que j’ai vécu aux JMJ.

 

Constance

 

JMJ 2016 A JMJ 2016 A  

 

Article publié par Paroisse Sainte Famille en Bas Pays • Publié • 118 visites