10 ans déjà!

Voici une interview de notre diacre Luc Desreveaux, diacre permanent, depuis le 30 septembre 2007 - 10 ans déjà ! Et qui nous parle de sa vocation et de ses missions.

 

 

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Voici une interview de notre diacre Luc Desreveaux, diacre permanent, depuis le 30 septembre 2007

 

                    10 ans déjà !

   

  Et qui nous parle de sa vocation et de ses missions.

 

 

 

1/ Pourquoi es-tu devenu diacre ?

 

J’ai été appelé par l’Eglise en 2001 par le vicaire épiscopal de l’époque l’abbé Hubert RENARD. Ce fut une grande surprise pour moi, je ne m’y attendais pas du tout. Auparavant j’avais accepté d’être responsable de secteur, pendant 6 ans pour l’ensemble paroissial de Lestrem, l’actuelle paroisse Sainte Famille en Bas Pays. J’ai accompli deux mandats en tant que responsable de l’EAP. C’est après ces six années que l’Abbé  Hubert RENARD est venu m’appeler au nom de l’Eglise,  c’est très impressionnant.

 

 

2/ Comment devient-on diacre ?

 

Après une période de formation et de discernement qui s’étale sur plusieurs années : au minimum 5 ans. Pour ma part, cette période s’est étalée de janvier 2001 à avril 2009. En effet l’ordination n’intervient qu’au début de la 5° année de formation. Mon ordination a donc eu lieu le 30 septembre 2007. Avec Laurence mon épouse nous avons poursuivi la formation encore deux années, selon le calendrier universitaire, soit de septembre 2007 à avril 2009.

 

 

3/ Quand et comment as-tu perçu le déclic de ton engagement ?

 

Cela se fait progressivement. C’est le fruit d’un murissement qui prend du temps. Je n’ai pas commencé tout de suite la formation en septembre 2001 comme cela aurait été possible. En effet Laurence mon épouse suivait également un parcours de formation de deux années à Soissons dans le cadre de sa mission de responsable de l’aumônerie du centre hospitalier de Béthune Beuvry.

J’ai donc mis en sourdine cet appel. Cela m’a permis de le laisser murir et surtout de laisser le Seigneur faire son chemin. Le plus difficile est de se laisser déposséder face à l’inattendu de Dieu dans notre vie. Se laisser se déposséder afin de discerner quelle est la volonté de Dieu dans notre vie et permettre ainsi que se réalise ce que Dieu désire et non pas ce que nous voulons. Comme le disait mon ami Pascal qui est décédé, diacre de son état également, « Dieu sait mieux que nous ce qui est bon pour nous ».

Le souci c’est nous avons souvent une vue étroite de ce que Dieu veut pour nous. Se laisser se déposséder pour mieux laisser Dieu agir dans notre vie.

 

4/ Que signifie pour toi être diacre ?

 

Vaste question. Pour moi on n’a jamais fini d’essayer d’être diacre. Je crois qu’il faut toute une vie pour comprendre ce que signifie se mettre au service des autres et du tout Autre. Cela est vrai de tout homme, de toute femme, de tout baptisé, de tout prêtre. J’essaye d’être diacre dans ma vie, et j’essaye de vivre tout engagement avec un esprit de service. Cela n’est pas facile tous les jours. Et c’est parce que ce n’est pas facile, que c’est passionnant, et qu’il faut toujours se relever, se remettre en cause à la lumière de l’Evangile, et recommencer. Accepter d’être disciple de Jésus c’est très exigeant mais c’est une grande source de joie et de paix. Cela est vrai pour tout baptisé qui prend au sérieux son baptême.

La première mission d’un chrétien c’est d’annoncer l’Evangile, la Bonne Nouvelle. Mais dans notre monde actuel, cette annonce passe très souvent par des actes, avant les mots. Etre au service des autres, c’est essayer au quotidien des jours de vivre de l’amour qui nous vient de Dieu. Ce n’est pas facile nous sommes des humains, mais Jésus est là pour nous aider.

 

 

Luc le jour de son ordination Luc le jour de son ordination  

5/ Parle nous un peu du jour de ton ordination. Dans quel état d’esprit se sent-on ?  

 

C’est un jour de grâce où on est comme sur un petit nuage, à la fois fébrile et fort, confiant et impatient, en questionnement et serein. Certaines personnes à l’occasion de leur mariage ou du baptême de leur enfant ressentent ce sentiment. Je l’ai déjà remarqué. Quelque chose se passe. C’est Dieu qui passe dans nos vies. Cela s’appelle un sacrement. Cela me rappelle une anecdote : lors des signatures d’un mariage à la Fosse Lestrem il y a quelques années. La mariée me dit en aparté : « Je ne sais pas, il se passe quelque chose. Je ne comprends ce qui m’arrive ». Et je lui ai répondu : « C’est normal, c’est Dieu qui passe dans votre vie. On appelle cela un sacrement ».              

 

6/ Quelles sont tes missions au sein de l'église et de notre paroisse ?

 

 

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Ma lettre de mission tient compte de la formation AFA baptême que j’avais suivie en parallèle pendant le parcours de formation au diaconat. Je suis envoyé en mission sur la paroisse auprès des familles qui demandent le baptême pour leurs enfants âgés de 2 à 7 ans. Progressivement ma mission s’est élargie et j’ai la joie d’accompagner de nombreux jeunes et adultes à la confirmation avec une équipe composée de trois laïcs : Jean Benoit, Anne Marie et Hervé.

Je suis aussi régulièrement sollicité par les uns ou les autres afin de les accompagner spirituellement. Je suis très touché par la confiance que me témoignent des personnes en me confiant leur vie, leur difficulté. C’est très émouvant et cela nourrit ma prière. Lorsque je suis à l’autel au moment de la consécration, toutes ces personnes sont dans ma prière.

 

 

 

 

7/ Quel est ton meilleur souvenir de ta vie de diacre ?

 

C’est difficile de répondre, chaque accompagnement est un cadeau. Il me reste souvent en mémoire, le baptême de 4 enfants issus d’une même famille composée de 9 enfants, le mari en avait eu 4 d’un premier mariage, la femme 4 autres d’un autre mariage et à deux il avait décidé d’avoir un neuvième enfant. De toute la fratrie 4 n’étaient pas baptisés. J’ai été accueilli merveilleusement par cette famille et ces enfants. Nous avons vécu un très beau baptême à Hinges après de nombreuses embuches et difficultés.

 

8/ Justement, comment ton épouse te soutient-elle dans tes missions au quotidien ?

Luc lisant l'evangile Luc lisant l'evangile  

Laurence est à mon écoute, très attentive. Présente auprès des personnes malades, nous partageons chacun ce que nous vivons dans notre mission. C’est un vrai enrichissement mutuel. Elle sait aussi me rappeler les priorités familiales lorsque cela est nécessaire.

 

9/ Quel message veux-tu faire passer à nos lecteurs ?

 

Nous sommes tous appelés à nous mettre au service de la communauté. Chacun a sa place, ce n’est pas une question de grade, de plus ou de moins. Chaque personne participe à sa manière, à la vie de nos communautés. L’essentiel est de bien vivre son baptême. Il nous faut faire Eglise ensemble. Nous ne sommes pas à notre compte personnel. Nous sommes les coopérateurs de Dieu comme nous le rappelle Saint Paul. Et l’Eglise c’est le Corps mystique du Christ ressuscité.

 

11/ Pour terminer, que peux-tu dire aux jeunes et moins jeunes afin de faire naître chez eux une vocation sacerdotale ou religieux ?

 

C’est formidable de donner sa vie pour le Christ et que ça vaut vraiment le coup de répondre oui à l’appel que tu reçois dans ton cœur. Dieu n’a que nos mains, nos yeux, nos paroles, notre cœur pour toucher le cœur des autres. A nous de le suivre. Lorsque tu réponds oui à Jésus, tu n’es jamais déçu. Il comble ton cœur de la plénitude de sa joie et de sa paix. Et çà c’est vraiment bouleversant au sens propre comme au sens figuré. Car Dieu donne toujours en surabondance pour qu’à notre tour nous donnions en abondance. Vous avez reçu gratuitement, donnez gratuitement.

 

 

avec l'Eveque et l'abbe Dessinges et David, diacre avec l'Eveque et l'abbe Dessinges et David, diacre  

 

Nous remercions Luc, qui a bien voulu répondre à quelques questions nullement indiscrètes sur son diaconat et ses missions.     

 

   Philippe BREVIERE

 

Article publié par Philippe Breviere - Sainte Famille en Bas Pays • Publié • 583 visites

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