Choisis la vie

Dimanche de la santé

Choisis la Vie « heureux celui qui marche selon la loi du Seigneur »

           

 

 

             Depuis 1992, l’Eglise Universelle célèbre tous les 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes, la Journée Mondiale du malade. Son thème cette année est « choisis la vie ». Elle se décline dans les diocèses français en un Dimanche de la Santé, qui est l’occasion de rappeler que l’accompagnement des personnes souffrantes est une priorité évangélique, mais aussi de sensibiliser chacun pour préserver le don de la santé. http://www.eglise.catholique.fr/sengager-dans-la-societe/sante/370986-quest-ce-que-le-dimanche-de-la-sante-et-la-journee-mondiale-des-malades/

 

            En ce dimanche 12 février, l’église Saint Maur de Locon accueillait de nombreux paroissiens pour ce « dimanche de la santé », messe célébrée par l’abbé Pierre Thibault assisté du diacre Luc Desreveaux, des servants d'autel de la paroisse et de la chorale.

 

 

 

DIMANCHE DE LA SANTE – Le 12 février 2017 – « CHOISIS LA VIE »

 

Depuis 1992, le pape Jean-Paul II a proposé que le 11 février, jour de la fête de Notre-Dame de Lourdes, soit pour toute l’Eglise, la journée mondiale des personnes malades. Il a voulu cette journée pour :

  • Développer la solidarité des chrétiens avec ceux qui souffrent, les personnes handicapées, les blessés de la vie.
  • Soutenir les professionnels et les bénévoles au service de la santé.
  • Engager de façon plus intense les Eglises locales dans la pastorale de la santé.

De nombreux diocèses ont souhaité donner toute son ampleur en lui consacrant le dimanche le plus proche.

 

Cette année il a eu lieu le 12 février à l’église de Locon avec pour thème « Choisis la vie » en lien avec la liturgie du jour.

 

Choisir la vie, pas facile quand la maladie survient et vient bousculer votre vie, le quotidien….

 

C’est ce dont nous a témoigné Madame Sylvie Rose, infirmière au CH de Béthune dans le service d’hémodialyse.

 

« Voici mon témoignage

 

Dimanche de la sante 8 Dimanche de la sante 8  Concernant ma profession d’infirmière auprès des personnes insuffisantes rénales chroniques.

Au stade terminal de la maladie, malgré tous les médicaments et les soins, les reins n’assurent plus leur fonction de filtre et d’épuration du sang.

Les personnes malades, pour pouvoir continuer à vivre, ont donc obligatoirement recours à la dialyse soit à domicile soit à l’hôpital.

Le traitement à l’hôpital est un traitement lourd, 3 séances de 4 heures par semaine, relié à une machine. Ce traitement est à vie s’il n’y a pas de greffe rénale.

Le rythme des dialyses représente un bouleversement total dans les habitudes de vie pour le patient et son entourage.

Notre rôle, outre les soins qui consistent à les brancher à la machine à chaque séance, est de les accompagner au mieux, d’être à l’écoute, d’aider le patient à accepter cette contrainte pour vivre au mieux avec la dialyse. C’est toute une équipe médicale et paramédicale qui travaille ensemble, médecins, soignants, diététiciennes, psychologues, assistante sociale...

Dans un premier temps, nous entendons souvent ces propos : « C’est fini pour moi, je ne pourrai jamais accepter…c’est trop dur…je suis trop fatigué…j’ai peur… etc. »

Le patient se renferme sur lui-même. Au fil des mois, des échanges se créent entre les personnes dialysées, ils partagent sur leur expérience personnelle.

Un nouveau patient est souvent bien accueilli par les « habitués ».

Entre eux et nous, un climat de confiance s’installe. Grâce à la compréhension de la maladie et du traitement, les visages s’apaisent. C’est alors que, tout doucement, la vie reprend un sens, des projets de vie naissent, les patients se rendent compte que des choses sont réalisables avec la dialyse. Nous mettons alors tout en œuvre pour qu’ils reprennent leurs habitudes de vie dans la mesure du possible.

Se battre ensemble quand le patient veut reprendre son activité professionnelle en adaptant ses horaires est une lourde tâche, mais quand le but est atteint, c’est une grande satisfaction. Le patient retrouve un équilibre de vie et se sent utile, il est alors tout heureux de nous donner ses périodes de congés.

Le fait que l’on se voit 3 fois par semaine, crée des liens : nous sommes souvent leur confident, nous partageons avec eux les moments heureux et malheureux.

Ils partagent leur joie d’avoir participé au mariage de leur petite-fille dans la région parisienne, à l’anniversaire ou au baptême de leur arrière-petit-fils, d’être parti en vacances ou en week-end sur la côte ou tout simplement d’avoir participé avec leurs amis au repas de leur club, nous sommes heureux pour eux.

Et quel bonheur partagé d’avoir accompagné la grossesse de cette femme dialysée et, qu’à terme, elle soit devenue maman en donnant la vie à une adorable petite fille. »

 

A la fin de la messe les personnes ayant déposé une custode ont été invitées à rejoindre le chœur, ainsi que celles qui visitent les personnes malades. Une prière leur a été remise pour la donner aux personnes visitées et ils ont été envoyés auprès de leurs frères souffrants.

LD

 

Voici la prière :

 

Seigneur Jésus, en vivant parmi nous,

Tu as incarné la loi d’amour du Père.

Tu nous proposes d’être heureux avec Toi.

De jour, de nuit, tu murmures ta loi d’amour

A l’oreille de nos cœurs.

Donne-nous ton Esprit.

Qu’il nous apprenne ta loi.

Qu’il nous aide à toujours choisir

Ce  qui nous met en Vie,

Et qu’il soutienne notre marche.             

                                 Chantal LAVOILLOTTE

 

Article publié par Philippe Breviere - Sainte Famille en Bas Pays • Publié • 222 visites