Heureux les pauvres de cœur, les miséricordieux et artisans de paix

4ème dimanche ordinaire

Sophonie2,3 et 3, 12-13 ; 1 Corinthiens 1, 26-31 ; Matthieu 5, 1-12

La première lecture est tirée du livre du prophète Sophonie, petit prophète qui intervient avant la guerre suivie de la destruction de Jérusalem et de l’exil. C’est au début de la période où intervient une restauration de la religion sous Josias (-640 à -609). Il intervient après une époque où l’Assyrie avait imposé son pouvoir en Samarie et, sans doute aussi sur une partie de Juda. Il reproche le culte des faux dieux. Cependant son discours est aussi un discours d’espérance, de confiance en Dieu. C’est une invitation à chercher le Seigneur comme un peuple petit et pauvre qui trouve son refuge dans le Seigneur (et non dans la recherche des biens matériels). S’il annonce la venue du Jour de Yahvé, ce n’est pas seulement un jour de punition (comme Amos) et de vengeance. Il développe la notion du péché comme offense personnelle à Yahvé. Il a pu influencer les prophètes ultérieurs comme le second Isaïe, ou Jérémie.

 

En seconde lecture nous avons le début de la lettre aux Corinthiens où Paul rappelle comment s’est faite sa rencontre avec ce qui deviendra une communauté de petites gens. A Athènes Paul avait fréquenté de belles gens mais cela n’avait pas permis l’annonce de Jésus mort et ressuscité. A Corinthe, il fait profil bas, et reconnait que ce n’est pas le même type de population. Beaucoup de corinthiens étaient des déracinés importés en masse par l’armée romaine pour servir au transport des bateaux et marchandises. Il n’y avait pas de juifs chez eux et c’est une nouvelle terre païenne qui accueille la Parole. Sans doute faut-il décrypter ce que Paul entend par Sagesse et folie… mais Dieu n’est-il pas fou de nous aimer ainsi : par Jésus, nous recevons justice, justification et rédemption à nous qui n’avons rien mérité.

 

L’Evangile nous est bien connu, puisque c’est l’ouverture du sermon sur la montagne, qui se développe sur trois chapitres. Un Evangile qui commence par les béatitudes : bienheureux… Cela peut apparaitre comme paroles de Sagesse, mais ce n’est pas notre sagesse : heureux les pauvres, ceux qui pleurent, heureux les doux, les artisans de paix, etc.  Jésus ne promet pas de consolation comme nous l’espérons bien souvent : il promet simplement d’être appelés fils de Dieu. Bientôt, il appellera à marcher à sa suite. A nous de choisir de bâtir sur le roc, comme il le dira à la fin de son sermon sur la Montagne. Pierre ne sera-t-il pas le roc sur lequel il construira son Eglise. Jésus attend que nous apportions notre pierre à l’édifice. EH

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