Interview de Jeanne-Marie

Je m’appelle Jeanne-Marie.j’habite La Couture...

Interview de Jeanne-Marie

 

1) Bonjour Jeanne-Marie, je vous laisse vous présenter :

Bonjour, je m’appelle Jeanne-Marie. J’ai 78 ans, j’habite La Couture. Je suis mariée et j’ai 2 enfants.

 

2) Quelle est votre action au sein de la Paroisse ?

J’ai plusieurs casquettes :

Depuis 2015, j’ai arrêté le catéchisme. Je l’avais fait de 1957 à 1962. J’ai repris de 1979 à

2015 et actuellement je donne encore un coup de main pour la coordination.

Je fais aussi partie de la chorale paroissiale et de l’équipe liturgique.

Je gère la distribution des Regards en Marche. Je partage les revues en fonction des différents distributeurs selon leur « coin ». Il y en a 8. Je mets moi-même dans les boîtes aux lettres dans mon quartier et je m’organise pour répartir et effectuer ma tournée. Quand je suis en forme, je me déplace à vélo. Ça maintient en forme et ça fait prendre l’air.

 

3) Qu’est-ce que ça vous apporte ?

Cela me permet de garder le contact avec beaucoup de personnes et aussi d’être au service de l’Eglise.

 

4) Rencontrez-vous des difficultés, des freins ?

Je n’ai pas de difficultés à réaliser ce que je fais. Mais j’ai conscience qu’il faudrait trouver la relève.

C’est moins compliqué que de faire le caté, car là il faut préparer, gérer les enfants et ranger.

 

Lorsque vous faisiez le caté, est-ce que c’était difficile ?

J’ai connu pendant mes années de caté des moments d’embarras. Je me souviens d’une année particulièrement difficile où 2 enfants ne s’entendaient pas. Les séances étaient très perturbées.

J’étais obligée d’imposer de la discipline et de crier un peu. Quelques fois c’était un peu dur, j’imposais le silence et on faisait une prière.

 

5) Voulez-vous profitez de l’interview pour passer un message ou un appel ?

Je lance un appel aux parents et grands-parents d’enfants catéchisés. Pour aider, rien de tel pour sensibiliser les enfants à découvrir l’Amour de dieu.

On sait que quand les parents s’impliquent, ça passe mieux. Je le vis comme ça.

 

6) Dieu se présenterait devant vous, que lui diriez-vous ?

Je ne sais pas….

Je pense que Dieu se présente à m’importe quels moments de la vie. On ne s’en aperçoit pas toujours. Ça peut être quelqu’un qui dit bonjour, alors que je ne le connais pas. Je demande souvent les mêmes choses à Dieu…. Peut-être que je lui ferais des reproches. Mais on dit toujours que ce n’est pas Dieu qui envoie la misère. Ce sont les Hommes qui la recherchent.

 

Feriez-vous quand-même des reproches ?

Je ne sais pas…Je lui dirais de prêter plus attention aux personnes. Je suis un peu pessimiste. Je vois surtout ce qui ne va pas, je vois que tout n’est pas rose.

 

7) Le Pape se présenterait devant vous, que lui diriez-vous ?

Je serais très émue et lui dirais bonjour bien respectueusement. Je serais dans mes petits souliers. Je lui demanderais sa bénédiction.

 

8) Avez-vous une règle de conduite ou une maxime préférée ? Quelle estelle?

Espérer toujours mieux !

 

9) Une conclusion à cette interview, Jeanne-Marie ?

J’avais des réticences mais je me suis calmée. Après tout, ce n’est pas trop difficile.

 

Clin d’oeil du journaliste du jour :

Jeanne-Marie me confie que le moment préféré de la journée reste le café du matin (Je suis d’ailleurs très bien accueillie avec une tasse de ce breuvage). Elle me souffle aussi apprécier beaucoup l’humour des catéchistes lors des rencontres de préparations.

Enfin, après l’inévitable question, acceptez-vous que votre photo soit incluse dans l’interview, nous tombons d’accord pour prendre le cliché de la rose offerte par la voisine le matin même.

Vraiment, beaucoup de sérénité dans ce dialogue et de réels échanges.  

 

Regard en Marche Novembre 2017

Article publié par Philippe Breviere - Sainte Famille en Bas Pays • Publié • 40 visites

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