Chers amis et frères en Christ, de toutes les confessions chrétiennes

Dans quelques jours nous fêterons Pâques (le 12 pour le plus grand nombre, le 19 pour nos frères orthodoxes) ; nous serons contraints de célébrer la fête… à la maison. Il n’y aura pas les lectures communes de la passion, le vendredi saint, ni le feu pascal dans les dunes de Wissant, ni autres rencontres. Le manque nous fait réaliser la valeur de ce que nous avons la grâce de partager déjà et qui manifeste notre commune appartenance au Christ.

Le Carême s’achève, un carême qui a pris une forme bien imprévue ; il nous a appris à nous défaire de notre propension à tout maîtriser. Il a ouvert nos yeux sur notre vulnérabilité et sur le prix de ces réalités les plus ordinaires de la vie dont nous ne pouvons plus disposer sinon parfois parcimonieusement. Il nous apprend à revenir à l’essentiel.

Nous voilà arrivés au seuil de la fête de Pâques et bien que nous soyons confinés, de partout s’élèvera notre action de grâce pour le Christ vainqueur de la mort et de toutes les puissances du mal et « si la création attend avec impatience la révélation des fils de Dieu… elle garde l’espérance, car elle sera libérée de l’esclavage de la corruption, pour avoir part à la liberté et à la gloire des enfants de Dieu »

L’impossibilité de nous réunir entre et au sein de nos communautés ne nous empêchera pas de vivre là où nous sommes une profonde communion dans le Christ vivant ressuscité. Joyeuse fête de Pâques ! Christ est ressuscité. Il est vraiment ressuscité !

Guy Pillain
(délégué du diocèse d’Arras pour l’unité des chrétiens)