Michel Delval biographie succincte

parue dans Eglise d'Arras 2-2016

Abbé Michel Delval (1930-2015)

Les funérailles de l’abbé Michel Delval ont été célébrées le 7 Michel Delval Michel Delval  décembre 2015 à Arras. Il a passé toute sa vie dans l’enseignement. Il fut tout d’abord affecté au petit séminaire à Bouvigny-Boyeffles. Il fut ensuite directeur au Séminaire académique de Lille. Enseignant en théologie à la faculté de théologie, il fut animateur au centre de formation apostolique, directeur à l’IPER (Institut Pastoral d'Etudes Religieuses) en 1985, puis membre de l’équipe d’animation du séminaire de Lille.

 

Il fut amené, plusieurs années durant, à travailler avec les équipes interdisciplinaires de quatre facultés de théologie en France ayant entrepris des recherches sur la fivete (fécondation in vitro). L’objectif du groupe était de mieux comprendre les dimensions médicales, psychologiques, théologiques et morales de la recherche sur la fivete et d’entrer en dialogue avec le Vatican. Mais la réponse à ce dialogue a toujours été négative.

 

Il a participé à l’effort de dialogue œcuménique et interreligieux avec de nombreux amis, dont l’abbé Louis Derousseaux, Mme Eva Noquet (bibliste et pasteur), avec la faculté de Montpellier. Ses dernières conférences sur Ut unum sint laissaient poindre une réelle souffrance devant un texte qui n’aidait pas au dialogue entre les Eglises.

 

Héritier du concile Vatican II, il a cherché à en faire découvrir les enjeux pour l’évolution de l’ecclésiologie, de ses ministères et du rapport de l’Eglise au monde. Son élocution pointilleuse et la recherche d’un langage théologique précis en ont sans doute agacé plus d’un. C’était pourtant l’expression de sa passion pour l’Eglise, passion qui le faisait parfois souffrir devant tant d’hostilité ou d’incompréhensions manifestées au sein de l’Eglise catholique. Il a été éducateur de conscience par ses nombreuses rencontres tant privées que publiques. Bienveillant, son accueil était chaleureux, convivial et ses entretiens laissaient chacun libre, tout en ayant pris soin d’amener son interlocuteur jusqu’au bout de ses retranchements.

 

A de nombreuses reprises, il a rappelé la distinction importante entre le pasteur (évêque) et le théologien afin qu’il n’y ait pas de confusion de responsabilité, tout en espérant, de l’un et de l’autre, de la rigueur, de la conviction et de la suite dans les idées.

Ses dernières années ont été marquées par la maladie et il vivait retiré au sein de la maison Jean XXIII. De cette longue vie et de l’attention portée à ses étudiants et auditeurs, nous étions invités à rendre grâce. E.H.

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