Dimanche 2 juillet, 13ème dimanche ordinaire

Sagesse 1, et 2; 2 Corinthiens 8, 7-913-15 Marc 5, 21-43

 

Le chapitre 5 de Marc nous offre deux récits de guérison, entrecroisés. D'un côté une femme juive, de condition modeste qui a fréquenté de nombreux guérisseurs vient dans l'anonymat et comme  en cachette espérer une guérison comme on touche une amulette. De l'autre côté, un responsable de synagogue dont la fille est à toute extrémité. Dans les deux cas, Marc laisse entendre l'impuissance des hommes à guérir la personne malade. Pour la femme comme pour le chef de synagogue, c'est le dernier recours... quand on ne sait plus à quel saint se vouer!

 

Il est utile de lire en faisant attention à la relation que Jésus entretient avec la personne malade. Marc précise que la femme touche le vêtement de Jésus, puis Jésus lui adresse la parole. Pour la fille de Jaïre, Jésus saisit la main de l'enfant et lui adresser une parole. Il faut aussi porter attention à l'invitation à abandonner l'échange quand le voisinage vient dire à Jaïre: "arrête de l'importuner, elle est morte!", et c'est Jésus qui relance la relation qu'on essaie de faire cesser. L'absence de relation, c'est le signe que la mort a fait son oeuvre.

 

Ces quelques indices invitent à découvrir en Jésus quelqu'un qui se veut proche de l'homme, de la femme, de chacun de nous, proche d'abord parle geste du toucher, proche par la parole qui accompagne l'un et l'autre personnage du texte. Une partie du message que délivre Marc à propos de Jésus c'est celui de la proximité, du toucher... Jésus touche notre humanité... A la suite de Jésus, la proximité c'est encore et toujours de toucher le frère... Aujourd'hui, le fait de se serrer la main ou de s'embrasser... ce n'est pas une simple habitude anodine, cela exprime quelque chose de cette relation dont chacun a besoin pour vivre... il en est de même pour la parole qui sort du désespoir, de l'incognito, une parole qui relève la personne rencontrée, physiquement et spirituellement.

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