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Un an déjà! L'affaire d'Outreau
Une longue et douloureuse histoire


le Vendredi 01 décembre 2006


Premier décembre 2006 : un an déjà...

Dominique et les 6+7 accusés d'Outreau, acquittés en deux temps, ne peuvent oublier... "Il faut vivre avec..."  Que sont-ils devenus? Qu'est devenue la réforme la Justice? Depuis un an Dominuque est fort sollicité par les médias... Calme et serein, il affirmait ne pas attendre grand chose de la réforme annoncée, ni des suites qui seraient accordées au travail de la commission parlementaire. Les accusateurs et accusatrices d'hier se taisent...   Le juge estime avoir fait son devoir et ne pas avoir commis de faute. S'il n'a fait que son travial et toout son travl, c'est que le travail était mal commandé. Mais on ne demandera pas des comptes à son supérieur hiérarchique ni aux nombreux juges de la Cour d'appel de Douai qui n'ont rien vu d'anormal... Même le législateur estime ne pas avoir à modifier la Loi, où si peu. Les propositions faites par le bureau des lois ne changent en rien les devoirs des juges ni les droits des accusés présumés innocents. Demain, ce sera le 2 décembre, et l'on oubliera le sort de ceux dont la vie brisée peine à retrouver un équilibre de vie. "On ne peut oublier, il faut vivre avec!" Qu'on se le dise, aujourd'hui, et demain, et après-demain, jusqu'à ce que le législateur se fasse plus humain. 

 

 

 

Sortie libre du tribunal de Paris. Recto de la carte de merci. Dominique Wiel à ceux qui l'ont soutenu
Paris, 1er décembre 2005  

Sortie libre du tribunal de Paris. Recto de la carte de merci. Dominique Wiel à ceux qui l'ont soutenu

Le 28 Janvier 2006, avait lieu la dernière assemblée générale du Comité de soutien aux six d'Outreau. "Il est rare qu'un combat se termine aussi bien, aussi beau, aussi grand". Ainsi s'exprimait René Pilloy au nom du bureau. L'objectif défini par les statuts de l'association étant atteint, il n'y a pas de raison de prolonger l'association.

 

Les 13 accusés d’Outreau étaient enfin tous innocentés. Sept l’avaient été en juillet 2004, les six autres, le 1er décembre 2005 en appel à Paris, soit plus de cinq années après leur mise en accusation et incarcération. Parmi eux le père Dominique Wiel.

 

L’Institution Eglise n’a pas voulu s’exprimer, craignant que son intervention ne soit perçue comme pression à l’encontre de l’Institution de Justice en France. Mais de nombreux amis se sont constitués en association pour manifester un soutien actif à Dominique d’abord, aux autres accusés ensuite. C’est à eux que Dominique Wiel a envoyé une carte de remerciements

 

Le livre de Dominique Wiel
Que Dieu ait pitié de nous  

Le livre de Dominique Wiel

Souvenir d’un moment inoubliable

Qui put avoir lieu grâce à votre soutien

Et à celui des adhérents au Comité

Je veux ici vous remercier…

Espérons que cet évènement soit médité

Dans les Palais « dits de Justice ».

Résistancia

Dominique Wiel publie en septembre 2006 un livre où il retrace cette expérience qu'il n'aurait jamais dû connaitre.  Il y exprime la découverte d'un univers fait d'humanité cachée mais aussi d'inhumanités flagrantes

 

L’Assemblée nationale n’a pas encore pris la mesure de ce qui s’est passé. Un rapport de la commission d’enquête attend toujours d'être exposé et débattu et que soient prises les décisions pour que ne se reproduise plus ce type d’erreur judiciaire.

 

Un poème écrit par un ami évoque ce que durent endurer les injustement accusés

 


Rumeurs

 

Elles m'ont mise en prison
Les rumeurs dansantes de maison en maison
Je ne les ai pas vus arriver
Sur les routes de bonnes intentions pavées

Je ne sais par quel vent
Leur naissance issue du néant
A répandu une semence mortelle
Destructrice de corps et de cervelles

Je suis nu entre quatre murs
Enfermé dans la carapace dure
De quelques paroles lancées
Porteuses d'une violence insensée

Dans cette maison du pire
Le mot 'innocent' ne veut rien dire
"Tu es là à cause d'une fable
Qui serine: tu es coupable"

Les murs de cet asile
Faits de mensonges habiles,
Je les cogne comme un fou
Pour gueuler la vérité tabou

Ils m'ont pris dans leurs filets
Moi qui seulement voulais
Vivre avec ces pauvres bougres destitués
Secouer avec eux la misère instituée

Etre des leurs était mon seul vœu
Je suis servi! On m'a mis plus bas qu'eux
Je suis au banc de cette société
Peureuse d'une liberté émiettée.

Lorsqu'enfin nous rassemblera cette liberté
Les murs s'écrouleront sous un soleil d'été,
Fleuriront nos chansons, éclaterons nos rires,
Deviendront muets les tristes sires

Vérité ne pourra plus se taire
Justice germera de la terre
Paix montrera le chemin
Folie n'aura plus de lendemain.
Ecrit par René Lelièvre pour Dominique, le 20 avril 2003

 

 


 

Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse    Publié Vendredi 15 septembre 2006     - 8118 visites
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