Nativité - Saint-Omer

Nativité d'inspiration syrienne

 Nativité Bas-relief Saint-Omer Nativité Bas-relief Saint-Omer  

Dans la cathédrale de Saint-Omer,

au-dessus du tombeau de St Erkembode,

on peut trouver une nativité d'inspiration Syrienne.

 

 

Marie vient de mettre son Fils au monde, elle est allongée sur son lit, dolente.

Joseph est appuyé sur son bâton et semble rêveur.

Jésus est inerte, emmailloté comme une momie, il est posé sur un lit dur, il ne s'y love pas.

Un ange ouvre le rideau au-dessus de l'Enfant.

Une étoile de l'Ordre des Templiers illumine la scène.

 

 

Détails et interprétations

Marie, auréolée, couchée, de sa main droite, offre son fils. Symbolisme de la main droite ouverte qui correspond à l'action tandis que la gauche est réservée au non-agir. A la main gauche est liée la justice ; la main droite est offrande, pardon, miséricorde. Marie donne son Fils. La main fermée, est signe de secret, la main ouverte, paume tournée vers le ciel, est signe d'apaisement. C'est aussi partie inférieure du bas-relief Nativité Saint-Omer, bas-relief  
partie inférieure du bas-relief
partie inférieure du bas-relief
le chiffre 5, (epsilon en grec) le centre, le pentagone, la perfection intégrée mais aussi la création inachevée.

Le creux de cette main est le berceau divin. Etre saisi par cette main, c'est être conduit, c'est recevoir la manifestation de l'Esprit de Dieu.

 

*Symbolisme du lit: la régénérescence. C'est le lieu de la naissance et de la mort.

C'est le centre du mystère de toute vie. Le lit de l'Enfant est identique à celui de sa mère. Marie est la Voie qui conduit par son Fils au monde de l'éternité. La seule différence se trouve dans le nombre des arcades. Treize pour la couche de Marie, sept pour celle de l'Enfant. 13 est le chiffre qui correspond à l'évolution vers la mort, non en tant que fin, mais comme un recommencement après achèvement d'un cycle. C'est le début d'un temps nouveau. Image du passage entre le monde de l'attente du messie et le monde de sa révélation.

 

*Symbolisme des cheveux. Marie porte les cheveux courts. De tous temps, les cheveux ont été censés concentrer spirituellement les vertus de l'être auxquels ils appartiennent. De là le culte des reliques: une mèche de cheveux. Ils représentent le plus souvent la puissance, la force. Le mythe biblique de Samson en est la plus belle expression. La coupe des cheveux correspond à un sacrifice, à une renonciation. C'est une forme de, une soumission Le même symbolisme s'attache à la tonsure. Obéissance délibérée de Marie entre les mains de Dieu. Fiat en accord parfait avec l'inscription d'en haut: Natus sic jacuit uiliue.

 

* L'Enfant n'est pas couché dans une crèche. Il est posé sur un lit à sept arcades.

7 est symbole du dynamisme. Chiffre de la création, 7 traduit aussi une anxiété, c'est le passage du connu à l'inconnu. Ce lit n'est pas douillet, c'est l'Autel du Sacrifice.

Le voile de la nuit se déchire sur ce nouveau-né qui s'offre comme victime. Le rideau s'ouvre sur l'étoile des Templiers, les chevaliers de la foi.

A l'arrière-plan, faut-il voir le bœuf et l'âne ou une chèvre, image de la mortification et un cerf, assoiffé d'eau vive?cathédrale de Saint-Omer Nativité détail  
cathédrale de Saint-Omer
cathédrale de Saint-Omer

 

*Un Seul Ange, nimbé, pour la nouvelle: Gloria in excelsis Deo ! Un, c'est le Centre Mystique. C'est la Plénitude.

 

*Le Symbolisme du Monde, avec ses trois niveaux - terre, ciel et univers - est ici traduit parfaitement. Il correspond à nos trois niveaux d'existence. La superposition des trois étages suit un superbe mouvement ascensionnel: de Marie, par sa main, l'homme est conduit vers l'Enfant qui ouvre sur l'Univers.

Joseph, assis, barbu, semble entre les Mondes.

C est un thème d'origine syrienne que l'on retrouve dans les manuscrits et à Chartres.

 

 

19° siècle, abside cathédrale Saint-Omer nativité vitrail  
19° siècle, abside cathédrale Saint-Omer
19° siècle, abside cathédrale Saint-Omer

 

 

Les vitraux de la chapelle absidiale ont été réalisés au XIXème siècle, en imitation de médaillons de la cathédrale de Chartres. Ici l’enfant Jésus est présenté sur un autel. C’est François d’Assise qui nous habituera à voir l’enfant Jésus dans une mangeoire.

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 13935 visites

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