1. Jésus est condamné à mort

 Méditation

  

«Condamné... damné avec...». Voilà Jésus damné avec les damnés, et Pilate s'en lave les mains. Il est mis au rang des voleurs, des violeurs, des assassins, des corrompus, des mafieux, des trafiquants de drogue, des «pourris» de tous bords, politiciens et policiers, banquiers et chefs d'entreprise... le voilà du côté des damnés de la société...

Il est aussi du côté d'autres damnés : les malades en phase terminale, condamnés à mourir... les chômeurs en fin de droits, condamnés à la misère... les sans-logis, condamnés à dormir dans un carton... les déplacés, les réfugiés, condamnés à vivre loin de chez eux..., ceux qui subissent les  destructions et vilences des guerres ethniques de libération et autres; les enfants maltraités, les femmes battues, condamnés à se taire... les prostituées, condamnées à se vendre... Et les 62 000 condamnés ou en attente de jugement de nos prisons françaises!

 

 Jesus devant Pilate Jesus devant Pilate  

 

Jésus a été arrêté en début de nuit par une escouade de gens à la solde de ses ennemis, ceux qui refusent son esprit d'ouverture religieuse et sociale. Il est alors conduit d'instance en instance. D'abord au sanhédrin, c'est-à-dire le conseil et  tribunal religieux des juifs, puis chez Hérode, le roi potiche en place, enfin chez Pilate. Pilate représente le pouvoir de l'occupant,  installé depuis que les juifs avaient fait appel à Pompée, général romain et ami de Cléopâtre, pour régler leurs problèmes internes.

Une rapide mise en examen lui fait comprendre la faiblesse des charges. Les paroles de Jésus indisposent plus les chefs religieux juifs que le pouvoir romain. Cependant Pilate cède à la populace pour qu'elle fasse de Jésus ce qu'elle voudra. On connaît la suite... C'est une lâcheté de ceux d'en-haut qui retombe sur ceux d'en-bas. Et Jésus, le charpentier de Nazareth sera exclu des vivants.

 

Prière

 

Seigneur, toi qui t'es assis un jour à la table des condamnés, tu connais le goût amer de leur pain de misère... Mais ne tiens-tu pas aussi dans tes mains le pain rompu de ton corps de condamné à mort et le vin généreux de ton sang versé? Partage-leur, donne-leur un avant-goût du festin de ton Royaume. Ainsi, grâce à toi, ils seront les premiers à y entrer et à s'asseoir à ta table.

 

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