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Soutien aux chrétiens d'Irak
Message de Mgr Ricard


le Jeudi 21 juin 2007


Plusieurs chrétiens assassinés, un prêtre exécuté, des églises détruites. Les informations qui parviennent d'Irak font état d'une augmentation des agesssions contre les communautés chrétiennes. Le 21 juin 2007, le président de la conférence des évêques de France écrit.

 

Message du cardinal Jean-Pierre Ricard,

archevêque de Bordeaux,

président de la Conférence des évêques de France

 

Les nouvelles qui nous parviennent d’Irak, jour après jour, manifestent l’extension de la violence armée avec son cortège de meurtres, de souffrances, de drames humains. Toute la population est ainsi victime de cette situation dramatique, mais celle des chrétiens l’est tout particulièrement. On estime qu’en deux ans la moitié des chrétiens a du quitter le pays pour se réfugier dans les pays voisins. Les enlèvements, les attentats, les meurtres de chrétiens se succèdent.

 

Face à cette situation si désespérante, les patriarches et les évêques d’Irak ont voulu réaffirmer que les chrétiens sont chez eux dans leur pays et qu’ils ont le droit d’y demeurer. La perspective de constituer une sorte de « ghetto » chrétien en Irak est, bien sûr, inacceptable.

 

Le Pape Benoît XVI, dans son discours pour le 90e anniversaire de la Congrégation pour les Églises orientales, a appelé de ses voeux que « toutes les Églises puissent confesser la foi chrétienne en toute liberté, que soit concédé aux fils et aux filles de l’Eglise de vivre dans la tranquillité personnelle et sociale ; que soient garantis la dignité, le respect et l’avenir aux personnes et aux groupes, sans préjudice de leurs droits de croyants et de citoyens ».

Les catholiques de France se sentent particulièrement concernés par la situation de leurs frères irakiens, membres du même corps du Christ.

 

Nous assurons Sa Béatitude Emmanuel III Delly, patriarche de Babylone des Chaldéens, de notre profonde solidarité dans l’épreuve. Nous exhortons la communauté des nations et les gouvernements responsables à agir avec détermination pour arrêter la violence et assurer la paix civile en Irak. Nous implorons le Dieu de Paix et de Justice pour que la conscience de chacun soit interpellée, pour que des actions courageuses soient entreprises par les responsables politiques et religieux et que la force de l’amour du Christ puisse toujours habiter le coeur de ses fidèles.

Paris, le 21 juin 2007

 

Adresses web utiles

Pour connaitre les Eglises orientales, visitez le site des Oeuvres d'Orient 

Pour rejoindre le dossier de la Conférence des évêques de France 

 


Quelques informations extraites du site des oeuvres d'Orient

 

Aperçu de la diversité des Eglises orientales

 

La plupart des Eglises orientales se sont constituées au Ve siècle selon le même schéma :  

  • des divergences apparaissent  sur un point du mystère chrétien,
  • un concile œcuménique est réuni pour rapprocher les positions et définir le dogme  
  • une communauté reste sur ses positions et se sépare (les motifs ne sont pas seulement dogmatiques)  
  • au cours des siècles, elle connaît des persécutions et recherche un appui  
  • elle se dédouble ; il se forme une Eglise unie qui rejoint Rome et une Eglise autocéphale. Les deux Eglises conservent les mêmes rites et traditions.  

Lors de la paix constantinienne, 333, l’Eglise était organisée en patriarcats. Les 5 patriarcats (Rome, Antioche, Alexandrie, Byzance et Jérusalem) ont été conservés au concile de Calcédoine en 451.

Lors du concile d’Ephèse, convoqué en 431 par le patriarche Cyrille d’Alexandrie pour juger Nestorius, prêtre d’Antioche, le Patriarche n’attend pas les retardataires, nombreux et favorables à Nestorius, et condamne ce dernier. Le patriarcat d’Antioche n’approuve pas la condamnation de Nestorius. Il y a alors diffraction :

  • d’un côté les syracisants
    • de tradition occidentale qui se divisent en :
      • syriaques
      • maronites
    • de tradition orientale qui se divisent en :
      • chaldéens
      • jacobites
      • assyro-chaldéens
      • malabars
  • de l’autre côté les hellénisants qui donnent :
      • l’Eglise syrienne
      • l’Eglise grecque orthodoxe.

 

 

L’Eglise chaldéenne (Bagdad)

 

 

Origine

Fondée par saint Thomas l’Apôtre et ses disciples Addai et Mari dans une communauté juive exilée à Babylone. La séparation aura lieu au Concile d’Ephèse en 431.

 

Historique

L’Eglise chaldéenne est la branche catholique de l’Eglise d’Orient (nestorienne) qui avait refusé le concile d’Ephèse.  L’Eglise Nestorienne, florissante en Mésopotamie et en Perse, évangélise l’Inde et la Chine du Ve au XIIIe siècle. Jean Simon VIII Soulaka est élu patriarche en 1551 et reconnu par Rome en 1553 comme patriarche des Chaldéens.

 

C’est en 1830 que le métropolite de Mossoul, Jean Hormizd II, élu patriarche, sera confirmé dans sa fonction par le Pape Pie VIII avec le titre de patriarche de Babylone des Chaldéens. Sous Emmanuel II Thomas (1900-1947) la majorité des chaldéens non catholiques rallie l’Eglise catholique.

 

Actuellement, le Patriarche est Sa Béatitude Emmanuel III Delly, à Bagdad.

1 000 000 fidèles (Irak, Iran, Syrie, Turquie, Liban et en diaspora).

L’Eglise assyrienne (non unie à Rome) a deux patriarches :  

Sa Sainté Mar Denkha IV à Chicago, avec 250 000 fidèles environ ;  

Sa Béatitude Mar Addaï à Bagdad, avec 50 000 fidèles environ.

 

En France :

Notre-Dame de Chaldée, 13 rue Pajol - 75018 Paris

Saint-Thomas de Sarcelles

Saint-Victor, 3 rue de l’Abbaye - 13007 Marseille

 

Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse    Publié Dimanche 24 juin 2007 - 06h50     - 8952 visites

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