La communion des saints, d'hier à aujourd'hui

Edito - Eglise d'Arras n° 17

 

La communion des saints, d’hier à aujourd’hui

 

Fin octobre, beaucoup s’activent à nettoyer les tombes et se préparent à les fleurir pour la Toussaint. Le souci de mémoire témoigne du lien avec les disparus. Pour certains, c’est avant tout le souvenir, le rappel d’un passé définitivement disparu. Pour les baptisés en Jésus-Christ c’est l’affirmation qu’il y a un au-delà, quoique indéfini, un au-delà du terrestre, du matériel… en Dieu, à la suite de Jésus-Christ, premier ressuscité d’entre les morts. Toussaint, tous saints, dès aujourd’hui, et pas seulement après la mort

 

Les premiers chrétiens recevaient le courrier de Paul adressé « aux saints de Corinthe, ou de Rome ou de Thessalonique ». Les chrétiens s’appelaient saints, parce que, incorporés au Christ par le baptême, ils vivaient déjà de la Vie de Dieu. Cela revient à dire que la communion des saints commence par la communion dès ici, entre les vivants. A quoi servirait-il de croire à la communion dans l’au-delà si dès maintenant nous ne cherchons pas à la vivre avec les vivants ?

 

Pour vivre la communion dans la foi, l’Eglise a proposé des repères, organisé la réflexion sur les contenus de la foi et de l’agir chrétien. Ce fut le rôle des conciles, locaux ou œcuméniques. Ils témoignent du souci de fidélité à la foi reçue ; ils sont l’expression d’une recherche pour favoriser la compréhension et la présentation de la foi en des époques et des contextes différents. Le concile est l’assemblée de toute l’Eglise où la communion des évêques entre eux témoigne de la communion des Eglises locales (diocésaines).

 

Modestement, lorsque nous proposons des assemblées inter générations, lorsque nous ouvrons nos cercles à des participants parfois loin d’une vie ecclésiale régulière, lorsque nous rassemblons des communautés diversifiées, nous devenons signes d’une communion à l’œuvre ; lorsque nous portons le souci du frère, rom ou gitan ou irakien, c’est encore la même foi mise en l’œuvre dans l’exercice de la Caritas.

 

Tous saints, tous ceux qui au cours de leur existence ont tendu à faire des habitants de la terre une famille sous le regard de Dieu. Nous croyons que ceux-là, Dieu ne peut les oublier. Comment cela se fera-t-il, nous ne le savons pas.

EH

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