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Il y a 45 ans Vatican II
Le 11 octobre 1962


le Jeudi 11 octobre 2007


 

 

Concile oecuménique
Vatican II 1962-1965  

Concile oecuménique

Il y a 45 ans, le 11 octobre 1962 s'ouvrait le concile Vatican II

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Lorsque Jean XXIII est  élu pape en 1958, on avait dit de lui: "ce sera un pape de transition!" Aussi la surprise est totale lorsque, en janvier 1959, il annonce la convocation d'un concile oecuménique. Que pouvaient encore dire les évêques, puisque Vatican I avait tout prévu et structuré autour du pape.

 

Un pape de transition disait-on
Jean XXIII  

Un pape de transition disait-on

Cette annonce suscite un immense espoir et répondait à une attente. On appellera cela "l'aggiornamento". Lors de la séance d'ouverture, le 11 octobre 1962,  c'est à la fois l'attente et la perplexité. Les organismes centraux ont déjà tout bien ficelé. Des questionnaires et travaux préparatoires avaient permis aux évêques de s'exprimer, cette assemblée serait donc  brève et simple chambre d'enregistrement des textes policés dans les sphères vaticanes.

 

Ce sera donc aussi une surprise lorsque le cardinal Liénart (diocèse de Lille), un des plus âgés, demande à prendre la parole: "Mihi non placet !" : "ce document ne me convient pas", clame-t-il devant l'assemblée.

Tous deux furent observateurs au Concile
Cardjin et frère Ropger  

Tous deux furent observateurs au Concile

Jean XXIII aura la sagesse d'entendre cette ferme affirmation et de proposer aux évêques de prendre le temps de se connaître, de se rencontrer en sous-groupes avant d'entamer les débats en assemblées générales.

 

Les assemblées (ou sessions) se tiennent à Rome, quatre ans durant. Le concile réunit 2860 évêques de 141 pays. Il faut y ajouter 453 experts, 58 auditeurs laïcs (une nouveauté) et 101 observateurs non catholiques. C'est donc une immense assemblée qui se réunira en quatre sessions jusqu'à la clôture, le 8 décembre 1965. Entre temps, Jean XXIII est décédé, et son successeur, Paul VI a décidé de poursuivre l'œuvre commencée.

 

En ouvrant les fenêtres de l'Église, Jean XXIII attendait un peu d'air frais et c'est un souffle violent qui a secoué l'Église. Un vent de Pentecôte qui décoiffe et dérange. Cela ne s'est pas fait sans difficultés, souffrances et déchirements.  Aujourd'hui, beaucoup de médias tenteront de dresser le bilan de quarante années d'après concile. Nous pourrons donc à loisir développer notre connaissance de l'Eglise.

 

Mener à son terme l'oeuvre de son prédecesseur
Paul VI  

Mener à son terme l'oeuvre de son prédecesseur

Les débats et polémiques autour de la liturgie ont parfois masqué les enjeux réels du souffle nouveau qui passe. Une liturgie plus claire et proche des réalités humaines, une participation plus grande des baptisés laïcs à la commune mission de l'Église. Une Église attentive aux réalités du monde et évolutions de société, et en retour, une société qui s'ouvre aux paroles de l'Église (par exemple le retentissement des encycliques Mater et Magistra, ou Pacem in terris; le discours de Paul VI à l'ONU), un pape qui ose sortir hors de la cité du Vatican.

 

Le concile Vatican II n'a pas été un gage de tranquillité ni un remède miracle. Il a tout simplement permis aux chrétiens d'être des hommes de leur temps, témoins du Dieu de Jésus-Christ venu chez nous pour nous et pour la multitude. Seul évêque contre tous les autres, Mgr Lefebvre (originaire de Lille comme le cardinal Liénart) s'est dressé contre les décisions unanimes. Il a entrainé derrière lui quelques milliers de fidèles, certains soucieux de garder le climat religieux dans lequel ils avaient vécu. Mais en France surtout, demeure le trés vieux conflit de l'Action française, avec son refus de la République et de la laïcité. Aujourd'hui Vatican II n'est pas dépassé comme le disent certains, tout simplement il n'est pas totalement passé dans les coeurs et les faits.  Qu'on se souvienne d'une décision du concile de Trente (1545-1563) concernant l'usage des langues locales pour la liturgie: il aura fallu quatre cents ans pour que cela devienne réalité (malgré le motu proprio) et que chacun puisse entendre dans sa propre langue les merveilles de Dieu au cours des assemblées liturgiques. Ne désespérons pas et continuons la longue marche des audacieux comme Pierre et Paul, Philippe et Etienne, qui cherchèrent à ouvrir les horizons.

 

"Tout scribe instruit du Royaume des cieux est comparable à un maître de maison qui tire de son trésor de son héritage, du neuf et du vieux"  Matthieu 13,52

 

Jean-Paul II
Jean-Paul II  
Jean-Paul II " Il faut revenir au Concile "

Le dimanche 26 novembre 2000, Jean-Paul II, qui avait pris part à toutes les sessions du Concile lorsqu'il était archevêque de Cracovie, a invité l'Église à relire les documents de Vatican II " pour en redécouvrir la grande richesse d'orientations doctrinales et pastorales ".

Remettant les textes conciliaires à des laïcs qui participaient au Jubilé de l'apostolat des laïcs, Jean-Paul II déclarait " [...] Je dis : il faut revenir au Concile. Il faut reprendre en main les documents de Vatican II pour en redécouvrir la grande richesse d'orientations doctrinales et pastorales [...] C'est à vous que les pères conciliaires ont confié, de façon particulière, la mission de chercher le règne de Dieu précisément à travers la gérance des choses temporelles en les ordonnant selon Dieu " (Cf. Lumen gentium, n. 31)...

Et ce même jour, il ajoutait à l'angelus : " [...] J'ai voulu remettre à nouveau, en la personne de certains de vos représentants, les documents du Concile Vatican II. Ma pensée retourne en ce moment à cet événement ecclésial historique et providentiel ".(Extrait de CEF)

 

Benoit XVI

Savoir interpréter le concile.

 

 

 

Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse    Publié Mercredi 17 octobre 2007 - 18h17     - 6754 visites
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