Epiphanie, manifestation de Dieu au monde

La rencontre offerte aux lointains de la terre

 
Isaïe 60, 16 ; Ephésiens 3, 2-6 ;

Evangile : Matthieu 2, 1-12

 

Dimanche dernier, nous avions signalé le projet de Matthieu lorsqu’il rédigeait chacun des « récits de l’enfance de Jésus ». Chaque récit apporte un aspect théologique pour découvrir qui est Jésus. En Jésus, il y a cette promesse reçue, cette foi exprimée que Dieu accompagne son peuple tout au long de son itinérance, tout au long de l’histoire humaine.

 

Ce dimanche est appelé dimanche de l’épiphanie, c’est-à-dire jour où l’on fête la manifestation de Dieu à tous. L’histoire des mages venus de pays lointains évoque la certitude que la Parole concernant Jésus peut être entendue jusqu’aux extrémités de la terres, et que les hommes de bonne volonté sauront répondre à l’appel, à l’attente du Père de Jésus. C’est le même message que Luc fait passer dans le livre des Actes des apôtres, du début -1,8) à la fin 28,27-28). Sur la route de la rencontre des hommes avec Dieu il y aura de la perfidie, des tentatives de détournement… hier comme aujourd’hui.

 

Dans le récit de la visite des mages, tout est à décoder, tant le sens propre et la dimension symbolique sont entrelacés. En cet enfant, rencontré par les mages, c’est la rencontre de Dieu avec toute l’humanité qui est signifiée. Il a fallu du temps et un long chemin aux mages pour parvenir à la rencontre. Il faut du temps et bien du chemin aux catéchumènes et aux nouvelles générations pour venir à la rencontre du Fils de Dieu.

 

Ce n’est qu’au XVIème siècle, époque des grandes découvertes, que la tradition ajoutera à la description des mages que l’un était noir (d’Afrique), autre jaune (d’Asie) et le troisième blanc (indo-européen). C’était une belle manière de reprendre le message de Matthieu et de l’inculturer dans la modernité naissante.

Il est venu chez les siens. A ceux qui l’ont reçu, il donne pouvoir de devenir fils de Dieu… ce n’est pas un pouvoir ni un vouloir humain qui peuvent faire de nous des fils de Dieu. Tout au plus avons-nous à marcher à la lumière de celui qui nous est donné, l’envoyé, pour que tous aient la vie, et qu’ils l’aient en abondance. EH.

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