Les disciples d’Emmaüs et nous !

6 avril- 3ème dimanche de Pâques

 
 
Actes 2, 14-33 ; 1 Pierre 1, 17-21 ; Evangile Luc 24, 13-35
 

Durant les dimanches qui suivent Pâques, les chrétiens sont invités à entendre différents récits concernant les premières communautés croyantes, au lendemain de Pâques. Contrairement à ce que nous nous imaginons, il n’a pas été faciles pour elles de croire en Jésus ressuscité, et encore moins d’en parler autour d’elle. Le récit des disciples d’Emmaüs qui repartent vers leur village après les évènements tragiques illustrent cette difficulté.

 

Nous avons toutes les raisons de croire que l’évangéliste Luc, décrivant l’attitude de deux disciples essaient de montrer, de manière symbolique et réelle le chemin qu’ont parcouru les premiers chrétiens pour passer de la mort à la vie après, à la suite de Jésus. Pour eux, c’était une belle espérance, ce bout de chemin avec Jésus proche des petites gens, guérissant, mettant en avant le service des pauvres, prenant le temps de prier Dieu son père, d’enseigner les foules, de se rendre proches d’elles. Il donnait à tous le goût de se savoir proche et aimé de Dieu… Mais voilà, depuis la croix, tout cela est fini, disent-ils ?
 

Comment en sont-ils arrivés à découvrir que Jésus n’était pas « mort pour toujours », comme l’avaient espéré les pharisiens et le grand Tribunal de Jérusalem ? Parce qu’ils ont raconté et ruminé ce qu’ils avaient vécu… parce qu’ils avaient cherché dans l’Ecriture des éléments donnant à penser, au sujet de Jésus, autrement que ce que les officiels de la religion leur avait enseigné. C’est ainsi que peu à peu leur cœur se réchauffe, leur moral remonte… Mais il faudra un signe : c’est en partageant le pain  qu’ils reconnaissent que Jésus est vivant avec eux.

 

Ainsi en va-t-il aussi des chrétiens aujourd’hui : c’est en partageant le pain, en participant à la messe l’eucharistie, qu’il relisent l’Ecriture, en lien avec leur vie (l’homélie) et qu’ainsi ils continuent en partageant le pain eucharistique, signe où ils reconnaissent Jésus vivant et eux en communion avec lui. Bien sûr on peut reconnaitre Jésus en restant seul dans son coin, sa maison… mais ce n’est pas faire Eglise (assemblée) que de vivre ainsi chacun chez soi. Puissions-nous vivre ensemble en frères certains moment de notre vie de foi, afin qu’ensemble nous nous soutenions en communion, afin, ensuite, pouvoir porter Jésus sa croix et sa résurrection dans le quotidien de nos existences et auprès de nos compagnons de vie. Nous avons aussi notre chemin d’Emmaüs à parcourir.

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