Fête d'un Dieu de relation

18 mai - Dimanche de la Trinité

Exode 34, 4-9 ; 2 Corinthiens 13, 11-13 ; Evangile de Jean 3, 16-18 ;
Le nom de ce dimanche "de la Trinité", utilise un mot abstrait, extrait d’une philosophique qui ne rend pas compte de la relation existentielle entre le Père, le Fils et l’Esprit-Saintrel relation qu'il faut compléter par l'affirmation suivante, de la  foi chrétienne : "ce Dieu Père, Fils et Esprit désire entrer en dialogue avec ce monde que nous sommes et qu’il aime…"(Vatican II, constitution sur la Révélation qu’est la Parole de Dieu.
Nous avons la joie d’entendre ce dimanche l’un des plus beaux textes qui soient dans la Bible :

"Dieu a tant aimé le monde qu’il a donné son Fils unique : ainsi tout homme qui croit en lui ne périra pas, mais il obtiendra la vie éternelle. Car Dieu a envoyé son Fils dans le monde, non pour juger le monde, mais pour que, par lui, le monde soit sauvé".

 

Quand on sait que “être sauvé” c’est vivre de la “relation restaurée” entre le Père et nous, nous sommes bien loin des comptes d’apothicaire, qui laisseraient entendre que nous sommes pour quelque chose dans l’indulgence de Dieu à note égard… Ce n’est pas indulgence, mais amour fou de Dieu pour nous, amour dans le quel Lui est le premier à nous aimer, et nous… si nous le souhaitons, à y répondre par une vie de Fils de la maison du Père. C’est pour cela que l’Esprit est donné à tout homme pour qu’il entende et réponde à cette attente. Le fondement même de la foi chrétienne, c'est de se reconnaître aimé par Dieu: c'est lui qui me cherche et me trouve, même si je n'ai aucun mérite. Les jours de grisaille de notre existence, puissions-nous nous souvenir de cette foi première.

 

C’est pour avoir oublié cette foi première en l’amour infini de Dieu pour nous, même pécheurs, que l’Eglise a tant de fois développé des condamnations, des excommunications, des interdictions de communier etc.

 

C’est faute d’avoir cru assez en l’Esprit saint que l’Eglise s’est parfois enfermée dans des murailles, où il y aurait ceux du dedans, les sauvés, et ceux du dehors… Puisse cette fête d’un Dieu relationnel nous habiter afin que chacun et tous ensemble, en Eglise nous puissions rendre grâce au Père en retournant autant que nous le pouvons cet amour de réconciliation, et tout à la fois, le désir de vivre de son amour dans le concret de nos existences et de nos relations. Cela ne peut que s’ouvrir sur le souci de faire connaitre à d’autres Celui que nous avons reçu et reconnu. E.H.

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