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Ordinaire et extraordinaire
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le Lundi 25 août 2008


Ordinaire et extraordinaire

Ordinaire et extraodrinaire

Courrier Mgr Baldelli  

Ordinaire et extraodrinaire

 

Au moment où la pression se fait plus forte pour promouvoir la liturgie selon le rite extraordinaire, interrogé sur la question, Mgr Baldelli, nonce apostolique (représentant du Pape en France) écrit :

La forme “extraordinaire”  du rite latin de la messe, comme son nom le dit est extraordinaire. La “forme ordinaire”, voulue par les pères conciliaires, est celle qu’on utilise ordinairement.
Par bonté et souci d’unité, la pape a accordé l’autorisation de se servir de la “forme extraordinaire” pour ceux qui le désirent. Il ne s’agit nullement de remplacer systématiquement le rite actuel. Et ceux qui préfèrent la “forme extraordinaire” ne doivent pas se dispenser de la messe, ci cette “forme extraordinaire” se révèle impossible dans leur commune ou leurs environs...  
25 août 2008

Mgr Fortunato Baldelli,

 Nonce apostolique

 

 

 

 

 

 

Le courrier des lecteurs, dans La Croix, offre parfois des pages fort intéressantes. Voici celle parue le 10 septembre 2008.

Distribution de la communion

 

L'Église n'existe que par les hommes et les femmes qui tâchent de répondre à l'appel du Seigneur. Cette conviction est à double tranchant. Ces hommes et ces femmes ont leurs limites. Les jeux de pouvoirs et d'idéologies n'ont pas épargné l'Église au cours des siècles et encore aujourd'hui. Je lis dans La Croix du 27 juin que le cérémoniaire de Benoît XVI indique que la communion sera reçue aux messes présidées par le pape dans la bouche et a genoux. Et il commence en se réclamant de la tradition. Quel scandale ! De quelle tradition ?

 

On lit dans un canon d'un concile œcuménique –ce n’est tout de même pas un texte de circonstance!- c'est un texte revêtu de la plus haute autorité législative dans l'Église, qui plus est dans l'Église indivise: «Canon 20: Étant donné que certains fléchissent le genou le dimanche et pendant les jours de la Pentecôte, le saint concile a jugé bon, afin que tous les usages soient gardés de la même façon dans tous les diocèses, qu'on adresse les prières au Seigneur en restant debout.» Et je pourrais multiplier les textes, pareillement pour la communion dans la main. «Quand donc tu t'approches, ne t'avance pas les paumes des mains étendues, ni les doigts disjoints; mais fais de ta main gauche un trône pour ta main droite, puisque c'est celle-ci qui doit recevoir le roi, et, dans le creux de ta main, reçois le corps du Christ en disant: "Amen".» C'est ce qu'écrit Cyrille de Jérusalem, vers 350. Sources patristiques; homélie Corps et Sang du Christ  
 
De quelle tradition se réclame-t-on? Ne trompe-t-on pas ceux qui ignorent l'histoire et les textes en leur faisant croire que la tradition est uniforme ou que tout se vaut en elle ou qu'il suffit que quelque chose soit attesté depuis quelque temps pour être dit traditionnel?
(.. .)
 Patrick Royannais [Rhône]
 
J'habite une commune rurale de la montagne bourbonnaise et suis amené assez souvent à donner la communion au côté du curé de la paroisse à la messe du dimanche. Je dépose l'hostie dans les mains qui se tendent, mains d'hommes ou de femmes, magnifiques, immenses, fortes, marquées par les cicatrices du travail de la terre et de la ferme,- Je trouve à ce geste un caractère sacré, plein de signification: cette hostie dans de telles mains.

Bernard Chamussy  [Allier]

 

Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse    Publié Mercredi 03 septembre 2008 -     - 1764 visites

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