Rentree au Cipac - 2008

Formation, au service des animateurs laïcs en pastorale

Paul Scolas, Philippe Barras, Marie-Anne Cipac - rentree 2008  
Paul Scolas, Philippe Barras, Marie-Anne
Paul Scolas, Philippe Barras, Marie-Anne
 

 

Précédant de quelques jours la rentrée des élèves, les intervenants au CIPAC ont fait leur rentrée le 8 septembre.

Au service de la formation des animateurs laïcs en pastorale des trois diocèses, ils ont repéré les évolutions et les attentes de l’Eglise concernant le statut et la responsabilité des laïcs appelés par les évêques. Le père Paul Scolas était invité à éclairer la réflexion.

 

La mission commune des baptisés

Les pages locales de plusieurs journaux se font l’écho de l’émoi créé par la baisse rapide du nombre de prêtres, quelques-uns ont signalé la participation plus grande de laïcs à des responsabilités en catéchèse, liturgie et funérailles. Il leur était difficile d’entrer plus avant dans l’évolution et la compréhension de ces responsabilités, qui ne sont pas de la suppléance comme le disent certains, mais participation à la charge qui leur est confiée le jour de leur baptême. Là où elle n’est pas escamotée, la prière d’onction avec le saint-chrême, après le signe de l’eau, confirme les nouveaux baptisés comme roi, prêtre et prophète (rituel du baptême). L’image véhiculée dans l’Eglise, jusqu’au début du XXème siècle, présentait d’un côté les prêtres debout à l’autel et, en face, les laïcs assis ou à genoux*. Cette image a fort heureusement disparu de nos mentalités, excepté pour les baptisés qui fréquentent l’église le premier et le dernier jour de leur existence.

Une pastorale d'engendrement

Le père Scolas a insisté sur la participation à la mission commune de tous les baptisés, à la suite de la mission du Christ d’éveiller des fils et des filles de Dieu, afin que tout homme qui entend puisse répondre à l’appel de Dieu. Paul Scolas invitait à voir cette responsabilité ni comme un service, ni comme un métier, mais comme le lieu de vie spirituelle et sacramentelle de celles et ceux qui furent appelés par l’évêque. Parmi les changements de mentalité pour penser la mission, le père Scolas emploie l’expression reprise de Philippe Bacq : passer d’une pastorale d’encadrement à une pastorale d’engendrement**.

 Proposer la foi dans la société actuelle

Au-delà du jeu de mots, c’est une invitation à mesurer les changements dans les rapports Eglise/société ; c’est aussi l’expression du désir de revenir à la Parole de Dieu, comme source et finalité du service pastoral. Au moment de conclure, le père Scolas insistait sur l’exigence de professionnalisme, autant dans la conduite de réunion, dans la gestion de l’agenda, que dans l’approche du mystère de la foi : reconnaitre tout l’amour dont Dieu nous a aimés, et entrer dans une dynamique de fondation et d’accompagnement de communautés chrétiennes.
 

Cette année 2008-2009, cent vingt laïcs des trois diocèses participeront à la formation Cipac ; trente entrent en première année dont dix du diocèse. Dans un prochain numéro, Eglise d’Arras communiquera la liste des nouveaux animateurs/animatrices appelés dans le diocèse ainsi que celles qui viennent de terminer leur formation.

 

[**Le père Philippe Bacq donnera une conférence sur ce thème à la Maison diocésaine d’Arras, le mercredi 15 octobre, de 9h30 à 16h30. Renseignement à l’Apostolat des laïcs, Stéphane Leleu.]

Article publié par Véronique Baudelle - Formation Permanente • Publié • 3512 visites