Communiqué
À Calais, le collectif C’SUR a décidé, mercredi 5 novembre, de « cesser toute action : distribution des repas du midi, douches quotidiennes, vestiaire ; à partir du 16 novembre, et a interpellé la municipalité de Calais pour lui demander de sécuriser les lieux de distribution, de renforcer les moyens humains afin de permettre un meilleur encadrement des distributions, et d’aider matériellement et financièrement des associations qui se trouvent aujourd’hui débordées par des effectifs de réfugiés qui gonflent un peu plus chaque jour ».
Amnesty International Nord-Pas de Calais regrette cette évolution de la situation des exilés dans le Calaisis, mais comprend la décision du collectif C’SUR, et adresse ce jour à Monsieur le Préfet du Pas-de-Calais une lettre développant ses préoccupations et rappelant certaines des recommandations contenues dans le rapport La Loi des Jungles, paru le 4 septembre dernier :
- Les migrants, quel que soit leur statut administratif, doivent pouvoir bénéficier d’un hébergement, d’une aide alimentaire et d’un accès aux soins, dans le respect de la dignité humaine.
- L’Etat et les collectivités territoriales (régions, départements, municipalités) doivent mettre en place des dispositifs d’accueil suffisants avec des conditions décentes.
- Son utilité étant reconnue par tous, l’action des associations qui viennent en aide aux exilés doit être renforcée et soutenue par les pouvoirs publics.
Une conférence de presse aura lieu le mercredi 12 novembre 2008, à 11h30 à la MRES, 23, rue Gosselet à Lille