le Vendredi 19 déc 2008


De nombreuses maisons d’Evangile se sont donné les unes aux autres la Bonne Nouvelle selon Marc : En Jésus, Dieu s’est rendu proche. La lecture de la première section a enchainé la succession des faits et gestes de Jésus par lesquels il a manifesté une relation de proximité : l’appel de quelques pécheurs, bien ordinaires, au bord du Lac, la visite à la belle-mère de l’un d’eux, l’attention à un paralysé à qui il annonce la réconciliation avec Dieu, un repas avec un publicain et ses nombreux amis, considérés comme pécheurs... bref, un Evangile porteur de joie, parce que porteur de relations à l’égard de ces hommes et de ces femmes qui avaient de bonnes raisons de se croire oubliés, abandonnés, délaissés par Dieu. Le début de Marc est une Bonne Nouvelle en actes. En même temps cette Bonne Nouvelle d’une proximité en actes dérangeait les autorités : le visage du Dieu de Jésus ne correspondait pas à leurs idées sur Dieu et la Loi divine

La méditation de l’évangéliste Jean est plus abstraite : il est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu. Mais à ceux qui l’ont reçu il donne de devenir enfants de Dieu… et il a planté sa tente au milieu de nous… Voyez comme il est grand l’amour dont Dieu nous a aimés, il nous a donné son propre Fils.
Lumière, amour, joie, rencontre de famille, réjouissances seront au cœur des fêtes qui viennent. Puissent-elles susciter au cœur de chacun le désir de se rendre attentif à l’autre, de se rendre proche de lui, à la suite de Jésus. Si la féérie d’un monde mondialisé est de nous rendre proches et d’habiter une terre fraternelle, alors il doit être possible, à la suite de Jésus, de se rendre proche de l’étranger, du pauvre, du précaire, non parce que c’est Noël, mais parce qu’il est devenu mon frère chaque jour.
 
Joyeux Noël ! Abbé Emile Hennart


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