Quand le capitalisme perd la tête

Joseph Stiglitz


Joseph Stiglitz Quand le capitalisme perd la tête  
Joseph Stiglitz
Joseph Stiglitz
 Joseph Stiglitz, professeur d'économie et prix Nobel d'économie 2001, fut conseiller économique principal de Bill Clinton. Dans son livre, paru en 2003, il interroge et cherche à répondre à la question: qu'en est-il du prétendu triomphe du capitalisme à l'américaine? effervescence boursière, stock-option, tyrannie des actionnaires, bulles spéculatives et déréglementation...


A ceux qui ont la mémoire courte, c'est un petit rappel des actions (ex-actions) en fin de siècle dernier, depuis l'évènement de Reagan, des politiques économiques impulsées dans le Nouveau Monde.


Une grande partie de son livre dévoile et démonte les mécanismes des politiques économiques, américaines et autres. Démocrate, on ne sera pas étonné de le voir très acide sur la politique du républicain G.W Bush. Le professeur d'économie transparaît cependant dans la deuxième partie du livre (Ch 11), quand il dénonce les mythes sur lesquels s'est fondée l'économie moderne:

le mythe de la réduction du déficit,
le mythe de la guerre, bonne pour l'économie
le mythe du héros
le mythe de la main invisible
le mythe de la finance
le mythe du grand méchant État,
le mythe du capitalisme "mondial"

 

Dans son dernier chapitre (ch. 12), il ose des propositions, des perspectives. Sera-ce suffisant pour ouvrir les yeux et redonner courage à celles et ceux qui désespèrent de voir advenir une civilisation de l'humanité et de la fraternité?


Joseph Stiglitz avait été  nommé par Jean-Paul II  à l'Académie pontificale des sciences sociales en 2004; "Une bonne nouvelle", écrivait Etienne Séguier dans La Vie. "C'est ce qui se fait de mieux dans la critique d'une mondialisation sauvage... On se prend à rêver d'une déclaration commune avec Jean-Paul II, unissant la force d'un grand spirituel à celle d'un grand intellectuel.Joseph Stiglitz Un autre monde  
Joseph Stiglitz
Joseph Stiglitz
Ce qui est économiquement correct est en train de basculer. Q'une autre mondialisation qui ne soit pas qu'économique, est réellement possible"...
Souhaitons-le et faisons-la !
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En 2006, publication de "Un autre monde est possible"... contre le fanatisme du marché. En visitant des dizaines de pays en voie de développement, débattu avevc des universitaires et des chefs de gouvernements, des parlementaires et des citoyens de tous continents, il en arrive à démontrer que la mondialisation telle qu'on l'a imposée a empêché d'obtenir l'équilibre requis, entre l'Etat et le marché, les travailleurs, les consommateurs et l'environnement.    

 

 

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