Jésus lui prit par la main, elle se leva

13ème dimanche ordinaire

Sagesse 1, 13-15 et 2,23-24 ; 2 Corinthiens 8,7-15 ; Marc 5, 21-34

 

Depuis douze ans… elle avait douze ans
L’évangile de ce dimanche est situé à la fin de la seconde section de Marc, juste avant que les gens de Nazareth ne refusent Jésus et son enseignement.


La section 2 commençait avec l’appel des disciples, se continuait avec l’évocation de conflits entre Jésus les pharisiens et aussi ses proches. Viennent alors les paraboles de l’espérance : un semeur qui sème jusqu’à la démesure, une toute petite graine qui devient protection pour beaucoup. Il y a ensuite la présence de Jésus en terre étrangère et la guérison d’un possédé de tous les maux de la terre : cette guérison est une manière de signifier que Jésus vient guérir l’humanité de tous les maux qui l’accablent. Voici donc en fin de section, le récit de deux miracles imbriqués l’un dans l’autre. Il n’est pas interdit de voir en cette section, comme en filigrane toute l’histoire de Jésus, de l’appel des premiers disciples à sa résurrection, en passant par les conflits et les luttes à l’égard du mal.

 

De quoi, de qui est-il question dans la section ? De Jésus qui est du côté de la vie, de la réintégration, et non du côté de la mort, de l’exclusion. Sur la double guérison, de la fille de Jaïre et de la femme malade dont l’état ne fait qu’empirer, l’évangile dit très peu de chose. Retenons que ces guérisons ne semblent contestées par personne.

 

Regardons aussi les relations entre Jésus et ces personnes. D’un côté la femme espérait une guérison de type magique, comme s’il suffisait de toucher l’homme de Dieu à son insu. De l’autre le père espère une imposition des mains, il se compromet en venant à la rencontre de Jésus t espère ce geste religieux d’imposition. Or voici que Jésus prend la main de la fillette et la fait se lever. De l’autre côté, Jésus refuse l’incognito et l’aspect magique du geste en faisant s’exprimer la malade guérie. Ni l’une ni l’autre ne pouvaient plus donner la vie et le récit vient justement présenter Jésus comme celui qui ramène à la vie, qui redonne vie à un corps blessé.


S’il y a guérison, et nous n’avons pas de raisons d’en douter, rien n’est dit de la technique de guérison. Mais la manière de raconter les deux évènements insiste sur la relation en vérité à l’égard de Jésus. Appel à la confiance pour Jaïre, appel à parler avec Jésus pour la femme guérie.
Croire c’est entrer dans une relation avec Jésus, relation de fraternité, relation humaine. La manière dont Marc écrit ces récits est invitation pour nous aujourd’hui à rencontrer le Christ en vérité, comme un ami. Il est celui qui libère, non de manière automatique mais parce qu’on accepte d’entrer en relation avec Lui. E.H.
 

Fermer