Restez éveillés

33ème dimanche ordinaire

Daniel 12, 1-3, Hébreux 10, 11-48 ; Marc 13, 24-32.

 

Voici aujourd’hui notre dernière rencontre officielle avec l’évangile de Marc au cours de cette année liturgique ‘année B’. L’extrait qui est donné à notre lecture, ce sont les dernières lignes du « discours apocalyptique”. Malencontreusement, le liturge a censuré les dernières parole de cet évangile : "Soyez sur vos gardes, veillez, car vous ne savez pas quand ce sera le moment. Il en sera comme d'un homme parti en voyage : il a quitté sa maison, donné pouvoir à ses serviteurs, à chacun sa tâche, et au portier il a recommandé de veiller. Veillez donc, car vous ne savez pas quand le maître de la maison va venir, le soir, à minuit, au chant du coq ou le matin, de peur que, venant à l'improviste, il ne vous trouve endormis. Et ce que je vous dis à vous, je le dis à tous : veillez !"

 

C’est par un appel à la vigilance que se termine le récit de la vie de Jésus avant le commencement de l’épreuve. Mieux vaut pour nous lire ces quelques lignes. Les lecteurs de maison d’Evangile ont appris à tout lire de l’Evangile, et non pas seulement quelques extraits qui, parfois, n’aident pas à comprendre le message du Christ.

 

Certes il y aura des épreuves, des difficultés, l’impression que nous sommes environnés par la malédiction. Savons-nous garder la certitude que le Christ passe avec nous ces épreuves, savons-nous maintenir notre boussole et veiller u milieu des tempêtes. Ces tempêtes sont spirituelles comme l’affirment les nouveaux prédicateurs, mais ces tempêtes sont aussi d’ordre matériel et issues des difficultés de la vie sociale (séparations divorce, licenciement, pression et stress d’entreprise, incompréhension, échec ou maladie).

 

C’est dans notre corps, comme Job, que nous sommes éprouvés. Or l’Evangile de Jésus ne nie pas ces réalités. Le ciel peut nous tomber sur la tête, mais saurons-nous garder la certitude que le Seigneur n’abandonne pas ses amis et les rassemblera ? Saurons-nous garder l’esprit éveillé jusqu’au jour de son retour ? E.H.
 

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