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Diocèse d'Arras Société
Solidarités
Les évêques à Calais; Le Secours Catholique et les pauvretés; Emmaüs... Solidarité migrants
Prier avec les réfugiés Les quatre évêques de la province étaient invités le 17 novembre, à visiter les locaux du Secours catholique à Calais pour voir sur place la situation difficile dans laquelle se trouvent les bénévoles et les migrants, en particulier concernant les questions d’hygiène et les douches. Les mêmes difficultés et entraves sont vécues par les nombreuses organisations humanitaires qui se voient sans cesse opposer des refus ou des promesses sans cesse retardée etc.
Chacun a pu situer son pzys d'origine
L’association « Emmaüs Nord Pas de Calais », devant l’impossibilité de mettre en place des solutions conventionnelles, avec l’Angleterre, demande que les autorités laissent agir les associations afin qu’elles puissent apporter des réponses humaines à la précarité de la situation des personnes en transit sur notre territoire. C’est à dire : accueillir ces personnes pendant leur transit, organiser leur prise en charge dans des conditions qui ne gênent pas l'ordre public, ou toute autre action visant à respecter chaque être humain dans la difficulté.
A Calais, dans la continuité des relations avec les communautés religieuses (suite au cercle de silence du 1er février), une trentaine de chrétiens se sont retrouvés le 13 novembre, afin d’envisager comment vivre le temps de l’avent en solidarité physique avec les migrants. Une autre rencontre aura lieu le 8 décembre à 18h30 au centre saint Nicolas pour envisager la journée mondiale du migrant du 17 janvier. Parmi les pistes à mettre en œuvre : comment associer la prière liturgique et la prise en charge de la distribution du repas de midi, le dimanche 17 janvier ; rédaction d’une pétition, en appui aux réfugiés et pour soutenir les associations.
Communique de presse Secours Catholique
Confrontés depuis le mois de juin à une hausse significative de nouveaux accueillis : + 24%, les bénévoles du Secours Catholique perdent confiance dans l’efficacité des dispositifs publics et sont de plus en plus nombreux à s’inquiéter de la dégradation de la situation des personnes qu’ils rencontrent. L’ensemble de ces données et tendances est mesuré depuis janvier 2009 par l’association grâce à la mise en œuvre d’un « baromètre » spécifique dont les derniers résultats portent sur les mois de septembre et octobre.
Afin de mesurer les conséquences de la crise sur l’activité de son réseau et les personnes qu’il accueille, le Secours Catholique a lancé, début 2009, un outil de sondage intitulé « baromètre ». Cet outil mesure tous les deux mois, sur la base d’une dizaine de questions posées à un échantillon de 110 de ses équipes, les évolutions rencontrées sur le terrain, par les acteurs de l’association. - Pour la première fois depuis janvier, la proportion de nouveaux accueillis rencontrés par les équipes locales augmente nettement : + 24% depuis juin (18 160 personnes accueillies par 110 équipes, dont 3 660 nouvelles). Ces personnes sont essentiellement repérées dans des accueils très ouverts gérés par le Secours Catholique (boutiques de vêtements) et en zone rurale (+ 33%). Il s’agit de nouvelles personnes qui subissent directement les effets de la crise (chômage, baisse des revenus…) et commencent à fréquenter les accueils de l’association, alors qu’elles n’y étaient pas habituées. - La confiance des accueillants bénévoles du Secours Catholique envers l’efficacité des dispositifs publics chute fortement. En juin, ils étaient 29 % à n’avoir « plutôt pas confiance » ou « pas du tout confiance » dans l’efficacité de ces dispositifs pour améliorer la situation des personnes rencontrées. En octobre, ils sont 50,5 % à donner cette même réponse. Ces données sont à rapprocher d’un récent sondage CSA, selon lequel 68 % des français font confiance aux associations et seulement 40 % aux pouvoirs publics. - L’inquiétude des accueillants interrogés, continue de grandir : ils étaient 38 % à se déclarer « inquiets »en juin, et 31 % à garder « espoir » ou « confiance ». Ils sont aujourd’hui 54 % à signifier leur inquiétude sur la situation des personnes qu’ils rencontrent, pour 26 % qui gardent « espoir » ou « confiance ». Par ailleurs, les trois quarts des accueillants interrogés en octobre (75 %) pensent désormais que le nombre de demandes va augmenter (41 % en juin). Enfin, les publics accueillis par les équipes restent majoritairement des familles monoparentales et des jeunes adultes. Le type de demandes d’aides, quant à lui, se concentre avant tout autour du logement : loyer, mobilier/équipement, factures eau et énergie.
Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse
Publié Samedi 05 décembre 2009 - 16h28
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