Qui dites-vous que je suis ?

12ème dimanche ordinaire

Zacharie 12, 10 à 13,1 ; Galates 3, 26-29 ; Luc 9, 18-24
 

Nous connaissons bien l’épisode de ce dimanche, la question de Jésus, la réponse des disciples puis de Pierre: tu es le Messie de Dieu. La lecture continue de l’évangile selon Luc nous invite à découvrir que la “question de l’identité” de Jésus se pose à de nombreuses reprises, que Luc apporte des touches peu à peu, comme un peintre impressionniste qui ajoute touche sur touche.

 

Ainsi la semaine dernière, Simon le pharisien avait affirmé que cet homme ne peut être un prophète puisqu’il se laisse toucher par une femme de réputation ; tandis que ses invités se demandent qui est cet homme qui va jusqu’à pardonner les péchés. Question ouverte. Pourtant une réponse affirmative avait été donnée par les villageois de Naïn qui chantaient : « un grand prophète s’est levé parmi nous, Dieu a visité son peuple ». Jean-Baptiste s’était interrogé : “est-ce le messie ou devons-nous en attendre un autre ?”. Aujourd’hui Pierre affirme que Jésus est « le messie de Dieu ». Mais sait-il bien ce que cela signifie, cet homme des douleurs que lui-même reniera, alors que Jésus venait d’apporter le salut à la maison de Zachée et affirmé qu’il était venu pour guérir et sauver ce qui était perdu.

 

Il peut être intéressant de relire l’évangile de Luc en s’arrêtant à ces nombreux récits, souvent brefs où est évoquée l’identité de Jésus. Mais à quoi cela servirait-il de connaitre l’identité si dans le même temps nous ne sommes pas prêts à prendre la croix de Jésus et à marcher à sa suite. Simon de Cyrène sera la premier à porter la croix et marcher derrière Jésus. Mais il faudrait aussi citer les nombreux serviteurs, qui servent les autres serviteurs, “qui ne font que leur travail !”


Chaque fois que l’un d’entre nous croise un homme humilié, souffrant au bord du chemin, fut-il samaritain ou étranger, chaque fois que ses mains s’ouvrent pour panser et relever l’homme blessé, chaque fois, c’est un vrai disciple de Jésus, pas celui qui sait, avec des mots, qui est Jésus, mais celui qui marche à la suite de jésus, selon la parole lue pour inaugurer la vie de Jésus : les aveugles voient, les boiteux marchent, la Bonne Nouvelle de la miséricorde est apportée aux pauvres. A ce jeu-là, on risque de perdre sa vie ! En est-on si sûr, au regard de Jésus ? EH
 

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