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Commentaires des dimanches
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Diocèse d'Arras Prier et Célébrer Commentaires des dimanches 2010-Commentaires des dimanches
Un jour, quelque part !... Notre Père
17ème dimanche ordinaire le Dimanche 25 juillet 2010 Genèse 18, 20-32 ; Colossiens 2, 14-16 ; Luc 11, 1-13 Le lieu importe peu ! Luc n’en parle pas. Ce n’est pas le lieu qui compte, mais ce que chacun est appelé à dire à Dieu. Cette attitude à l’égard du lieu contraste avec une certaine attitude développée de nos jours sur le lieu, comme s’il fallait enfermer Dieu dans un espace sacré : chapelle, église, ostensoir, espace sacré. Tel n’est point la référence pour Luc. On retrouvera cette question à propos de l’exécution d’Etienne, Actes ch.7 : on ne peut enfermer Dieu dans un espace, un lieu si sacré soit-il, car Dieu n’habite pas dans des bâtiments faits de main d’homme. On peut aussi se rappeler la question de la Samaritaine à Jésus en Jean 4 : “où faut-il adorer Dieu ?... En esprit et en vérité”.
Voici donc l’introduction que Luc formule pour livrer le joyau de la prière que nous appelons “Notre Père”. Notre mémoire connait bien les paroles, mais chaque évangéliste a transmis avec quelques variantes. Ne nous en étonnons pas. La première partie est en forme d’action de grâce, de compliment ou, si nous préférons, de souhaits pour Dieu : que ton om soit connu et honoré, que ton Règne progresse etc. La seconde partie est un appel en faveur de celui qui prie Dieu : donne-nous notre pain… pardonne-nous… ne nous laisse pas entrer en tentation.
La réflexion de Luc sur la prière n s’arrête pas à ces quelques paroles, il poursuit et développe la réflexion sur la prière insistante, sur la demande du don de l’Esprit. Sur insistance il livre la parabole de l’ami importun qui vient tambouriner jusqu’à ce qu’il obtienne satisfaction. Admirons l’humour de Luc quand il parle de nos bonnes intentions : « Si donc, vous, tout mauvais que vous êtes, savez donner de bonnes choses à vos enfants ! ». Est-ce pour nous enfoncer, n’est pas plutôt pour nous rappeler que nous ne sommes pas totalement mauvais, même si d’aucuns s’évertuent à nous le faire savoir.
Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse
Publié Samedi 24 juillet 2010 - 13h24
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