FAQ-0-Actes. Généralités

Seront classées dans cette pages les questions générales qui se posent à la lecture en maison d'Evangile. D'autres pages viendront qui répondront aux questions, section après section.

 

Pourquoi les Juifs attendent-ils encore le Messie alors que tout est bien explicite ?

 

Si pour nous, il semble évident que Jésus était le Messie annoncé, c’est parce que nous avons entendu et reçu l’interprétation de la vie de Jésus donnée par les apôtres et les premiers chrétiens. Mais il ne devait pas être évident de « discerner » en Jésus le prophète envoyé par Dieu…


Le récent livre de Frédéric Lenoir « Comment Jésus est devenu Dieu » aide à percevoir la lente maturation de la foi chrétienne sur “Jésus Fils de Dieu” au cours des premiers siècles.C’est notre héritage. Jésus a d’abord été un homme semblable aux hommes (Paul aux Philippiens ch2). Sans doute fut-il aussi hors du commun : il a passionné les foules par son enseignement plus lisible par les petites gens, mais il a rejeté par les élites. Les foules, ce sont les petites gens de la plaine (Nazareth, Galilée, bords du Jourdain) ; les élites, ce sont surtout les élites religieuses et politiques enfermées dans leur tour d’ivoire à Jérusalem ; pour la plupart, elles considéraient avec dédain ce petit peuple “impur” parce qu’ils ne respectaient pas toutes les règles qui s’étaient accumulées au fil des siècles (les dix commandements mais aussi les 633 règles que tout juif se devait de respecter).

 

Or voilà un Jésus qui fréquente les infréquentables, qui ose dire que Dieu s’est rendu proche de ces gens-là (Marc 1,15), qui prêche la miséricorde de Dieu à leur égard (pensez à l’évangile de Luc, en particulier ch.15). « “De Nazareth” que peut-il sortir de bon ! » s’écrie un Nathanaël, assidu à lire les Ecritures. Pensez à l’attitude d’Hérode et de sa cour à l’annonce d’une naissance à Bethléem : aucune précipitation ! Etc.


Les quatre évangiles sont d’accord pour signifier le rejet de Jésus, très vite dès le début de sa prédication (relire le discours inaugural à Nazareth et la suite, Luc 4, 14-44). Cela ne fera que s’amplifier. Les raisons sont d’ordre religieux, sociologique et politique. Les derniers chapitres de Luc (par ex. 20,20 et suivants) montrent le trio Jésus-foule-adversaires. Les adversaires étant les gens du Temple, scribes et pharisiens : l’élite. Jésus dérange les habitudes, il a parfois un langage qui dénonce les hypocrisies, langage de type prophétique (cf. vendeurs chassés du Temple etc.). Quand nous lisons des textes d’Amos, nous découvrons qu’il fut un contestataire en son temps, en particulier sur l’hypocrisie des responsables du peuple… On connait le sort réservé à la plupart des prophètes ; la parabole de maitre et des vignerons homicides résume l’histoire des responsables à qui Dieu vient demander des comptes (Luc 20). Jésus lui aussi fut rejeté : “ils ont des yeux et ne voient pas, des oreilles et n’entendent pas !” Cf. le dernier discours de Paul aux juifs de Rome à la fin du livre des Actes (28, 16-28).

 

C’est après sa mort que Jésus a été identifié comme envoyé de Dieu, fils de Dieu, héritier des Ecritures (passage de la compréhension de Jésus comme homme exceptionnel à celle d’envoyé/Fils de Dieu). Les Evangiles sont l’expression de la foi d’après Pâques. Après la condamnation et l’exécution de Jésus, les disciples ont dû méditer sur la vie et l’enseignement de Jésus et sur les Ecritures pour oser contester la version du grand sanhédrin qui avait jugé et condamné Jésus comme blasphémateur. Si c’était évident, il n’aurait pas été nécessaire aux évangélistes de rappeler sans cesse telle et telle phrase de la Loi et des prophètes : cela ne sautait pas aux yeux des élites de la nation juive.


Les autorités juives avaient une certaine idée de Dieu, le tout puissant, le tout parfait, qui juge et condamne, une idée de la grandeur de Dieu. Cette idée-image de Dieu les a empêchés d’entendre l'appel à découvrir que Dieu peut se rendre proche de tout homme et le purifier, re-établir avec lui une alliance nouvelle. La femme chez Simon au ch. 7 de Luc est une juste illustration de cette difficulté, pour Simon, de reconnaitre le don, le pardon de Dieu en Jésus. Le respect de la Loi et la pratique des œuvres étaient devenus une obsession "pour faire partie des élus". Or, si nous sommes élus, choisis par Dieu ce n’est pas pour nos mérites, ni pour ce que nous avons fait, mais parce que, Dieu nous a aimé le premier et décide “d’entrer en conversation avec les hommes comme avec des amis pour les faire entrer dans sa communion” (Vatican II, Dei Verbum "la Parole de Dieu", §2). 

 

Quelle est la langue la plus ancienne, de l’hébreu ou de l’araméen ?


Assyrie Tablette cunéiforme  
Assyrie
Assyrie
Au troisième millénaire il existait diverses langues dans les pays du Moyen-Orient (par exemple les langues du bassin de la Mésopotamie). Les écrits qui nous sont parvenu sont en forme cunéiforme sont bien antérieur aux textes bibliques les plus anciens. Dans le Moyen-Orient, coté Méditerranée il existait d’autres langues de type sémitique, qui donneront par la suite une écriture de type alphabétique. Ces langues sémitiques ont donné naissance l’araméen, la plus répandue ; l’une des premières traces écrites qui nous soit parvenue est une pierre comportant quelques lignes. On pense qu’il s’agit d’un calendrier à sont à usage agricole (pierre de Gézer). L’araméen apparait vers le 13-12ème siècle avant Jésus Christ. L’araméen est parlé au temps de Jésus et par Jésus. A cause de la colonisation romaine, la langue commune du bassin méditerranéen devient la koiné (le franglais de l’époque ?). Aujourd’hui encore les chrétiens d’Irak parlent l’araméen… L’hébreu, lui aussi est une langue sémitique, langue vivante du 8ème au 2ème siècle avant Jésus-Christ. La traduction de la Bible en grec (la Septante) signifie le déclin de l’Hébreu, qui reste cependant la langue sacrée. Jésus lit la Bible en Hébreu. Paul aussi.

 

Pourquoi y a-t-il des double-noms, c'est agaçant?

 

Les textes du nouveau Testament sont écrits au carrefour de deux civilisations; sémitique (juive) d'une part et romaine d'autre part. Les juifs appellent un enfant davec un prénom suivi du prénom du père: Jésus, fils de Joseph, ou Jésus ben Joseph) ou Jacques, fils d'Alphée, etc. Confronté à la civilisation romaine, beaucoup de juifs ont adopté un nom romain. Ainsi Simon-Pierre, ou Jean-Marc, ou Joseph surnommé Barnabé, Saul-Paul, etc. Jean-Marc gardera pour la postérité le nom riomain de Marc, c'est lui (trés probablement) l'auteur du premier évangile écrit vers 70.

 

Saul-Paul. Il est intéressant de repérer à quel moment Saul reçoit le nom romain Paul, celui qu'il ne quitrera plus. C'est au ch.13, lorsqu'il rencontre le proconsul Sergius Paulus, c'est-à-dire lorsqu'il rencontre un officiel païen, un cadre de la civilisation romaine.

Une relecture plus fine du ch. 13 montre aussi que dans l'équipe en mission, désormais, Paul est nommé avant Barnabé, signe que c'est lui le premier de cordée, le premier dans l'équipe missionnaire : comparer 13, 1 et 2 avec 13,13! Lecture fine encore, il y a une volonté de montrer Barnabé comme celui qui sert de lancement pour Paul. C'est une volonté de l'écrivain Luc que de montrer comment peu à peu Paul est entré dan sl'Eglise jusqu'à en devenir un pilier. Ce n'est pas de lui-même que Paul devioent envoyé, mais parce qu'il a été appelé par un autre un homme de bon conseil et de réconfort, un homme généreux et empli d'Esprit-Saint. (lire  l'un après l'autre: 4,36 + 9, 26-27, + 11, 21-26 + 13,1-2....) Une lecture en continu permet ce type de découverte.

 

Dans la première lettre aux Corinthiens 9,20 Paul écrit "Je me suis fait sans loi avec les sans loi (païen)"... Ce jour-là, devant le proconsul, Paul a choisi d'être avec eux...

 

 

Peut-on parler de mauvaise volonté, de mauvaise foi de la part des Juifs

 

Paul, lapidation à Lystres Paul, lapidation à Lystres   Non ce serait exagéré. Une certaine interprétation de l'Ecriture, une vision de la toute puissance de Dieu, l'attente d'un Messie qui libèrerait le pays des romains, et aussi, une distance certaine entre les élites et le peuple dans son ensemble font partie des déviances (déviations?) sur l'interprétation des critures au temps de Jésus. Un certain nombre de paroles et de gestes de Jésus sont dans la lignée des prophètes, en ce qu'ils dérangent la tranquillité des religieus et des pouvboirs installés dans "leur bon droit". Ils sont donc comme des aveugles qui ne voient pas venir la Lumière. Les Actes parleront de coeurs endurcis, de nuque raide, pour faire comprendre l'absence d'ouverture aux paroles de Jésus puis des disciples. Dans le discours à Antioche, Paul laisse poindre une sorte d'excuse (13,27) :  "les habitants de Jérusalem et leurs chefs ont accompli sans le savoir les paroles des prophètes qu'on lit chaque sabbat précise. Sans le savoir....

 

Pourquoi en dit-on plus aujourd'hui que dans ma jeunesse?

 

Plusieurs réponses peuvent se compléter:

  • quand on était jeune, on ne disait pas tout de la Bible car c'eut été indigeste, et pour une bonne part incompréhensible. Paul lui-même précise qu'il nourrit ses auditeurs avec du lait... en attendant qu'ils soient capables de manger du solide ! (1 Corinthiens 3,2)
     
  • Deuxième élément de réponse:c'est dans la durée et la persévérance qu'on devient familier de la Bible et des personnages et des récits bibliques. De même pour les interprétations données par les uns et les autres, il faut du temps pour accumuler les connaissances. Par exemple, au temps des pères de l'Eglise, au temps de saint Thomas, puis aux temps modernes.
     
  • Il faut enfin rappeler que la lecture et l'étude de la Bible n'ont pas toujours été mises à l'honner au corus des derniers siècles. Pie X et son décrit lamentabili sur les erreurs modernes a quasiment paralysé la lecture au point que les jésuites au début du XXème siècle préféraient développer le culte des saints anges gardiens que la passion des jeunes élèves pour les saintes Ecritures. Il faut attendre Pie XII poour voir une ouverture se faire, puis dans les années 50, le cardinal Liénart travailler à la mis à la disposition d'une Bible accessible pour tous (travail de traduction et de vulgarisation, 1951-1955). Benoit XVI vient de donner un nouveau coup d'accélarateur à la lecture de l'Ecriture avec son exhortation Verbum Domibni. Fort heureusement dès le début des années 2.000 s'était développée la pratique de la lecture personnelle (lectio divina) et de la lecture en groupe. Les maisons d'Evangile sont dans cet esprit. Bien que vivement souhaitée par Mgr jaeger, il est regrettable que le clergé diocésain ne recommande pas davantage sa proposition

 

Aujourd'hui, ne faisons-nous pas comme les premiers chrétiens ?

 

Au moment de lire la prière en fin de première section, certains se sont interrogés, reprenant l'affirmation (2,42) selon laquelle les premiers baptisés se retrouvaient dans la maison pour prier et rompre le pain. Si l'on relit avec perspicacité les évangiles, déjà pour Marc, on peut se rendre compte que la maison est le lieu où Jésus et les apôtres se rassemblent... On sera même étonné que le gérasénien, possédé guéri par Jésus soit renvoyé "chez lui", Jésus ne le prenant pas avec lui. La traduction exacte c'est que Jésus le renvoie dans sa maison pour y annoncer les merveilles que Dieu a faites pour lui. Beaucoup de traduction, pour faire du bon français, traduisent "chez lui" au lieu de "dans sa maison". Comme nous ne lisons pas le grec, ce détail de "maison" disparait de notre horizon. Dommage. Faut-il préciser que ce n'est pas un refus de recevoir le gérasénien, mais tout au contraire un envoi en mission dans son pays, pays étranger faut-il préciser. Cela se produira plusieurs fois dans la lecture de Luc et des Actes.

 

Des textes qui restent avec beaucoup de questions (les miracles, le merveilleux) 

 

Beaucoup s'interrogent au sujet des « évènements surnaturels ». Ce que vous ressentez, c’est la distance de civilisation entre les Anciens d’il y a 2.000 ans et plus (qu’ils soient grecs, romains ou juifs) et notre civilisation actuelle. Cette distance culturelle est infranchissable. Dans l'évolution de l'humanité au fil des siècles, la Raison est venue interpeller le sentiment religieux et ses manières de parler de l’intervention du divin dans l’humain ; la philosophie et les sciences humaines sont venues expliquer ou interpréter des phénomènes qui pouvaient sembler hors du commun. C’est ce que des philosophes comme Marcel Gauchet appellent le “désenchantement du monde”. Les lectures dites “fondamentalistes” se sont bloquées en opposition à ces approches modernes. Or Benoit XVI invite à ne pas se laisser piéger par ces lectures fondamentalistes.


Que ce soit pour la guérison du boiteux, la libération de Pierre, plus tard la délivrance de Paul lors du naufrage, etc. les anciens y voyaient davantage “intervention du divin” et présentaient les faits de manière à valoriser le divin, là où, peut-être, d’autres explications auraient été possibles.

 

Par exemple, au ch.12, concernant l'arrstation et la délivrance de Pierre: au-delà de son histoire personnelle, il s’agit pour Luc d’évoquer la confrontation de l’Eglise (pas seulement de Pierre) avec le monde politique. Le ch. 12 commence et se termine avec l’évocation du roi Hérode. Ce n’est pas un hasard. Vous constaterez que Pierre ne comprend rien à ce qui lui arrive, cela le dépasse. En fait, dans ce récit, Pierre représente l’Eglise (sous la figure de Pierre, il faut se représenter l’Eglise de Jérusalem) confrontée au pouvoir politique d’alors qui rejette l’Eglise. Le message adressé aux chrétiens par Luc dans ce récit, c’est que seul Dieu pourra permettre à la communauté Eglise de sortir de l’épreuve qu’elle vivait alors. Cette sortie d’épreuve est signifiée par la mort d’Hérode 12, 20-23 : =Dieu va s’en occuper ! Le récit se termine avec le refrain habituel dans les Actes : La Parole de Dieu cependant croissait et se multipliait. De cela nous n'avons pas naturellement conscience dans une première lecture.


Nous ne devons pas oublier que, pour les anciens, tout ce qui arrive est “dans les mains de Dieu” ; pour nous, tout ce qui arrive “doit être expliqué par des causes naturelles et humaines”. Ces deux mentalités ne sont pas conciliables, et il nous faut faire avec !

 

Nous ne nous sentons pas à la hauteur pour répondre aux questions.


"Nous avons commencé cettre année. Nous en sommes à la troisième rencontre. Nous ne nous sentons pas à la hauteur pour répondre aux questions des participants".

 

Sur les réponses aux questions : soyez rassurée, car dès le point de départ Mgr Jaeger savait que les personnes ne pouvaient pas répondre à toutes les questions, mais il fallait commencer à lire les textes de l'Ecriture. Dans le mode d’emploi de la fiche 00, il est précisé, avant le § prier ensemble cette remarque : "ce n’est pas à l’animateur de répondre à tout prix aux questions, c’est au groupe de chercher des réponses ou, comme déjà indiqué ci-dessus, de relever les questions restées sans réponse qui nécessitent un éclairage extérieur (transmettre au diocèse). Chaque fiche d’accompagnement peut apporter quelques éléments de réponse". 

 

Difficultés rencontrées: les nombreux retours à l'Ancien Testament

 

La lecture continue des Actes fait apparaître de nombreux textes de l'Ancien testament qui coupent le récit ou les discours des apôtres, que ce soit de Pierre, d'Etienne ou de Paul. Beaucoup pensent que les difficultés rencontrées viennent de ce que nous connaissons mal l'Ancien Testament. Ceci n'est pas faux.

 

Cependant la première difficulté provient de ce que nous avons du mal à penser aux premières communautés qui utilisent l'Ancien Testament (avec leur exégèse à eux, qui n'est pas la nôtre), et qu'ils utilisent l'Ancien Testament comme moyen  de justifier, auprès des Juifs, que le Christ est "dans le droit fil de l'Ecriture" qu'ils lisaient chaque sabbat et que beaucoup avaient gravé dans leur coeur et leur mémoire. Or Jésus avait été condamné comme blasphémateur, c'est-à-dire qu'il avait parlé contre Dieu, contre la Loi, contre les prophètes... il fallait donc qu'il meure ! 

Après le choc et la désillusion de cette condamnation, ce dont témoigne admirablement le début du récit d'Emmaüs (Luc 24), les disciples relisent leurs Ecritures et constatent nombre de "ressemblances" entre ce qu'ils ont vu et entendu et ce qui est écrit. C'est ce travail spirituel de relecture que nous lisons aujourd'hui.  

 

Même en connaissant bien les Ecritures, il nous sera difficile  d'entrer dans la démarche des disciples, car nous ne sommes plus de cette époque-là. Pour éviter d'être désemparés, surtout dans une première découverte de tous ces textes, acceptons cette difficulté en reconnaissant que c'est une trace de l'exercice intellectuel et spirituel des amis et disciples de Jésus qui cherchent à convaincre leur frères Juifs que Jésus est bien l'envoyé dont parlent les Ecritures.

 

Plus tard, ou chez soi, on peut relire ces passages, dans leur environnement. Ce sont les traces vénérables  de la polémique entre le courant chrétien et le courant juif au sein du judaïsme. Si nous lisons le discours de Paul à Lystres, ou à Athènes, aucune trace de l'Ancien Testament, pour la simple raison que les interlocuteurs ne connaissent pas le Livre. Paul se réfère alors aux connaissances religieuses et philosophiques pour essayer de convaincre... tant bien que mal.

 

Aujourd'hui, pensons aux difficultés que nous éprouvons à "justifier" de notre foi en Jésus-Christ auprès d'amis, de voisins qui ne partagent pas notre foi, qu'ils soient ignorants, indifférents ou hostiles.

 

Y a-t-il eu désaffection dans la lecture des Actes ?


Les Actes sont parait-il tombés, au moins partiellement, dans l'oubli pendant des siècles, et auraient seulement repris toute leur importance dans les années 20 du XXème siècle grâce à des théologiens exégètes. Qu'en est-il ? (R.G.)
Je ne connais pas l’histoire de la réception du livre. Il est vrai que bien des chrétiens souhaitent mieux connaitre Jésus et lire les Evangiles. La suite donnée aux Evangiles, c’est une autre histoire qui les intéresse moins et qui semble plus compliquée… dommage. D’une manière générale, l’Eglise a été assez réservée, à partir du XVIème siècle, sur la lecture de la Bible. D’autre part, la catéchèse s’est davantage faite autour de Jésus, de son enseignement… ; l’illustration par les artistes a davantage porté sur quelques séquences de la vie Jésus. A part la Pentecôte et le martyre d’Etienne (la lapidation plutôt que le long discours argumenté contre le sanhédrin), les artistes semblent peu inspirés par les récits des Actes.
 



 

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