Le Dieu des vivants.. et notre foi

32ème dimanche ordinaire

2 Maccabées 7, 1-2, 9-14 ; 2 Thessaloniciens 2, 16 à 3,5 ; Luc, 20 ; 27-38

 

Au temps de Jésus, la foi en la résurrection n’était pas partagée entre tous les fils d’Abraham. L’Evangile de ce jour en témoigne. Nous retrouverons cette même rupture lors de l’arrestation de Paul à Jérusalem (Actes ch.21). Chez les croyants en Jésus-Christ, tous n’affirment pas leur foi en la résurrection. Nous connaissons les objections, et nous savons qu’il n’y a pas de preuves, au sens scientifique du mot. La réponse de Jésus dans l’évangile de ce dimanche est une réponse à ceux qui croient au Dieu d’Abrahm, d’Isaac, de Jacob. Ce n’est pas une preuve, c’est une invitation à ce que chacun mette en conformité l’acte de croire en Dieu et la foi en la résurrection.

Aujourd’hui encore nous pouvons, nous devons mettre en accord notre foi en Dieu et la foi en la résurrection : Si nous croyons que Dieu a créé le monde, qu’il est entré en relation avec nous, qu’il a voulu “faire Alliance avec l’humanité” ; si nous croyons que Jésus est venu pour nous… comment pouvons-nous affirmer en même temps que cette relation, commencée lorsque nous avons été appelés à la Vie, pourrait cesser de la part de Dieu ? Cette séparation des deux éléments est difficilement conciliable.


Dans le livre des Maccabées, c’est l’expression de confiance en Dieu alors que l’humanité se déchaîne contre les croyants qui est mis en avant. C’est ce qu’avaient compris les fils d’Israël quand ils écrivent le livre des Maccabées : au milieu de la tourmente, alors qu’ils semblent abandonnés de tous et même de Dieu, ils gardent cette certitude que la mort ne peut être la fin définitive de la vie. Pas de preuve, mais une espérance, transmise de génération en génération que Dieu n’abandonne pas ceux qui auront mis en Lui leur confiance. Comment… ce n’est pas dit ! Ce sera autrement qu’aujourd’hui.
 

Il est normal que l’on débatte, que l’on cherche à comprendre. Au bout du bout, il reste un acte de foi, une confiance en Dieu en qui nous remettons notre vie, comme le fit le Christ sur la croix.


Pour aller plus loin, invitation à lire résurrection et réincarnation ou, sur le site de la Conférence des évêques : résurrection de la chair, ou encore, le salut en question
 

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