Un enfant nous est né

Fête de la naissance du Christ

Lectures d‘Isaïe, de Matthieu, de Luc, de Jean, lettres de Paul… ces textes choisis et offerts par l’Eglise orientent notre prière et notre méditation.

 

Messe de la nuit, messe de l’aurore, messe du jour, de nombreux textes sont proposés par la liturgie. Tous ces textes expriment à leur manière une grande confiance et une espérance. Ces textes peuvent servir à notre méditation, à nous extirper quelques instants de l’ambiance dans la quelle nous plonge le phénomène de société pour faire la fête. C’est son droit, et réjouissons-nous si cette ambiance concourt à donner un peu de lumière et de joie dans le cœurs des enfants et des familles, si c’est l’occasion de faire un geste d’amitié ou de solidarité… tous frères, au moins pendant quelques moments.

 

Ces textes merveilleux peuvent nous aider à dépasser l’affectif profond qui entoure Noël, pour discerner comment des croyants de la Bible expriment l’amour de Dieu envers nous. Les textes laissent percevoir l'humanité deJésus,  par sa naissance dans des conditions peu favorables. Marie et Joseph sont en déplacement forcé, mal accueillis par les gens du pays, sous le pouvoir du roi Hérode et sous la coupe de l'occupant romain.  Le “mystère” c’est que Dieu nous aime à ce point : Il nous a parlé autrefois par des prophètes; aujourd’hui c’est lui-même qui nous parle en Jésus… Il est venu chez les siens… il nous donne d’entrer dans sa famille, de devenir ses enfants, fils de lumière. Chacun des textes du jour de Noël exprime quelque chose de la relation qui nous unit, qui nous re-unit à Dieu, le Dieu de Jésus-Christ.

 

Quel est donc le visage de Dieu auquel nous donnons notre foi ? Cette nuit ou dans la journée, je m’arrêterai devant une crèche, dans une église, chez moi, chez des amis… Quelles phrases de la Bible vais-je laisser retentir en moi ? Méditation brève ou méditation dans la durée, un dialogue peut s’établir entre Jésus qui vient et moi-même qui le reçoit. L’une ou l’autre de ces phrases peut accompagner ce dialogue entre Dieu et moi-même.

  • Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière
  • Toutes les armes de guerre seront brulées.
  • Notre Dieu a manifesté sa tendresse envers nous, les hommes ;
  • Le Seigneur a consolé, il vient sauver réconcilier chacun de nous
  • Il a habité parmi nous.
  • Gloire à Dieu dans les cieux, et paix sur terre aux hommes, ses amis.

Dans ce dialogue, je n’oublierai pas tous ceux qui vivent dans l’ombre et les ténèbres : les chrétiens d’Irak d’abord, mais aussi ceux de Chine ou de Corée, les populations souffrantes proches ou lointaines de chez nous, immigrés ou sans papiers. Ne faisons pas le tri entre les uns et les autres… n’oublions pas, car pour eux tous, doit parvenir le message de l’amour de Dieu envers eux.


On peut aussi méditer sur le “carton d’invitation”. Dans ces textes de la Bible, à qui est envoyé le message de Bonne Nouvelle ? Qui en est destinataire ? Des bergers, petits dans la société, des mages lointains et étrangers à la foi. Des gens aux épaules meurtries sous le poids d’une vie miséreuse. A moi aussi est envoyé ce carton d’invitation : le Seigneur se rend proche de toi, ne regarde plus ce qui est derrière, qui fait peur ou qui fait honte, regarde devant, le chemin d’espérance, de fraternité, de réconciliation qui s’ouvre pour toi comme pour toute la famille humaine. Est-ce possible ? La réponse est entre nos mains : à ceux qui le reçoivent, il donne de devenir enfants de Dieu.
Abbé Emile Hennart
 

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