Année nouvelle avec les élus

Homélie du 8 janvier Abbé Gabriel Berthe

(Ce soir dans cette église St Christophe nous avons tiré trois bons numéros.

 

Le premier : une communauté accueillante, nombreuse et bien animée par une chorale qui sait s’adapter en toutes circonstances.

 

Le deuxième : un groupe d’enfants en marche vers la 1ère communion et qui entend bien que la prière et la communion au corps du Christ, les invitent effectivement à vivre en frères.

Et puis nous avons quelques élus de différentes communes de la Paroisse Notre-Dame de Pentecôte et nous les accueillons chaleureusement.

 

Au cours de cette semaine ou dans les jours à venir, bien des rencontres ont lieu pour les traditionnels vœux de bonne année, en paroles mais aussi en images, et cela donne l’occasion de la rétrospective des événements de l’année. Des projets ont été avancés, des réalisations ont été soulignées. Je ne m’attarderai pas à commenter ceci ou cela, mais surtout à souligner l’immense effort qu’il faut souvent déployer pour arriver à ces réalisations, qu’elles soient matérielles, d’investissements ou d’animation.

 

Ce n’est pas simple de faire aboutir un projet, il faut de la ténacité, de bons collaborateurs, une volonté commune et surtout de la patience. Car ce n’est pas parce qu’un projet a été analysé, décidé, voté, budgété qu’il sera forcément réalisé durant l’exercice annuel.

 

Autant de qualités qu’il faut aux élus qui apprennent la patience pour leur action et aussi à qu’il faut une grande part d’endurance pour supporter les critiques de ceux qui trouvent que cela ne va jamais assez vite, que leurs avis ne sont pas écoutés, et que surtout on a privilégié les réalisations des demandes d’autrui. Voilà ce qu’il en est souvent de la gestion de nos communes, je dirais, au raz du sol de la démocratie.

 

Les chrétiens comme tous paroissiens sont à part entière partie prenante de cette vie de la cité , ils en sont les acteurs et les bénéficiaires avec ceux qui partagent le même souci du bien commun.

 

Au niveau national ou international, la position de l’église se révèle souvent très différente, beaucoup plus discrète dans ses membres, elle s’exprime surtout par les voix de ses responsables- église, prêtres et évêques ou responsables de mouvements divers.

Et par ses avis, et aussi ses réalisations, elle s’efforce d’apporter sa part à la construction d’un monde plus humain, plus fraternel où il y a toujours le respect des plus petits.

 

Certains chrétiens ont pu critiquer l’attitude des évêques au cours de l’été 2010 à propos de la reconduite à la frontière de familles de roms. D’autres sont gênés aujourd’hui au niveau scientifique par certaines prises de position sur la bioéthique qui semblent parfois rétrogrades. Mais il y a dans ces paroles d’église inspirées par l’évangile, toujours la volonté de servir, d’apporter une lumière à la réflexion en vue de l’action. Ces propositions seront retenues, acceptées pour les unes, contestées pour les autres, elles aideront toutefois à la réflexion au plus haut niveau sur la manière de gérer l’avenir de l’humanité.

 

Les chrétiens ne sont pas hors du monde, ils sont dans le monde. Et c’est bien parce qu’ils sont des citoyens à part entière qu’ils s’efforcent non seulement d’être entendus mais surtout d’agir avec tous les hommes de bonne volonté pour le bien commun.

Les jeunes qui se préparent à la 1ère communion n’ont pas toujours conscience qu’ils appartiennent à un peuple qui a accueilli la révélation d’un Dieu d’amour, d’un Dieu serviteur.
Peu à peu ils découvriront que Celui qu’ils reçoivent dans la communion n’est autre que
Celui qui a donné sa vie, « prenez et mangez, ceci est mon corps livré pour vous » et peut-être alors accepteront-ils non pas de donner toute leur vie mais de donner un peu de leur vie pour que d’autres vivent mieux.

 

Amis engagés dans les communautés humaines, frères chrétiens, membres habituels de cette communauté, nous démarrons une année nouvelle : que ce soit à tous les niveaux une année de collaboration entre les uns et les autres.

Nous pouvons avoir des points de vue différents mais toujours, que ce soit au service du bien commun sinon dans l’immédiat, du moins dans le futur.

Notre Dieu est le père de tous les hommes,
Nous le croyons , IL veut le bonheur de tous les hommes.
8 Janvier 2011 - abbé Gabriel Berthe

 

Article publié par E.H. Communication Diocèse • Publié • 867 visites