Qu'as-tu au fond du coeur ?

Fête du Corps et du Sang du Christ

Deutéronome 8, 2-16 ; 1 Corinthiens 10, 16-17 ; Jean 6, 51-58


deuterinime deuterinime  Le livre du Deutéronome est une relecture des évènements de l’Exode, réalisée au 7-6ème siècle. Après coup, chacun peut revoir-relire sa vie. Une seule question semble parcourir les quelques lignes lues ce dimanche : ce que tu as vécu n’a-t-il pas été occasion d’éprouver ce que tu as au fond du cœur, de vérifier ta fidélité à l’égard de Dieu, même pendant les temps d’épreuve? N’oublie pas le Seigneur ton Dieu qui t’a fait sortir d’Egypte, qui a fait surgir l’eau de la roche, qui t'a nourri au désert.

 

Quant à l’Evangile, ce sont quelques lignes d’un long discours ou Jean présente ce qui a rebuté les Juifs à qui Jésus s’adressait. Les paroles de Jésus “Je suis le pain.. qui mange de ce pain vivra éternellement…” ont été reçu dans leur matérialité mais pas dans leur spiritualité. Quand le Christ nous appelle à ne faire qu’un avec Lui, à faire Corps avec Lui, c’est bien de cela qu’il s’agit : se nourrir de son Corps et de son Sang, c’est-à-dire de tout ce qui a fait sa vie : amour, prière, relation au Père et aux frères, lecture et enseignement de la Loi etc…).

 

Si l’on en reste à la matérialité exprimée, cela n’a aucun sens, mais quand nous disons “je mange de ce pain là”, ça veut dire quelque chose aujourd’hui encore… C’est-à-dire vouloir vivre en nous les sentiments mêmes qui animaient le Christ. Dans la prière du Jeudi-saint Jésus rappelle cette unité fondamentale entre Lui et son Père, entre Lui, son Père et tous ceux qui le suivent. Le partage eucharistique, le partage du Corps et du Sang du Christ est ce moment où chacun réaffirme qu’il a reçu du Christ, Vie et Amour.

 

En même temps Jésus sait que nous restons dans le monde… mais pour y porter lumière et Vie. Il n’attend pas que nous vivions en séparés mais en lumière pour celles et ceux que nous rencontrons. Ce peut être un malade, ce peut être un réfugié, ce peu être un jeune déboussolé, ce peut être ces enfants heureux de vivre le temps des vacances… Ce peut être ce jeune qui part en coopération, ce peut être…. A toi de continuer la liste, la tienne, celle qui t’es personnelle, avec des prénoms et des visages. Se nourrir du Christ pour redonner quelque chose du goût de vivre qui t’a animé, c’est le plus beau remerciement qu’on puisse lui faire.
Abbé Emile Hennart.
 

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