Venez les bénis de mon Père

Le Christ, roi de l’Univers

Ezéchiel 11, 12-17 ; 1 Corinthiens 15, 20-28 ; Matthieu 25, 31-45.

En ce dernier dimanche de l’année liturgique nous fêtons le Christ roi de l’Univers. Il semble tout à fait normal que nous disions l’Evangile dit du Jugement dernier : j’avais faim, j’étais malade ou en prison et vous être venu jusqu’à moi… Chaque fois que vous l’avez fait à l’un de ces petits, qui sont mes frères, c’es à moi que vous l’avez fait.” Plutôt que de se demander “que sera la fin des temps ?”, peut-être vaut-il la peine de se demander à quoi s’intéresse le Roi dont il est question dans cette représentation de la fin des temps.

 

La conviction qu’exprime Jésus par les trois paraboles de la fin des temps, c’est que notre Dieu s’intéresse à ce que nous avons fait avant. La parabole des talents est félicitation pour ceux qui ont agi et produit du fruit, rejet de celui qui n’a rien fait. La parabole des jeunes filles prévoyantes ou imprévoyants fait remarquer l’importance d’avoir préparé (ou non) le rendez-vous avec l’époux de la noce. Enfin aujourd’hui, le centre d’intérêt porte sur ce que les uns et les autres nous aurons fait. Bien sûr on peut parler de “Jugement” puisque c’est ainsi que les artistes ont voulu se représenter de dernier jour… mais on peut tout autant se représenter ce jour de la rencontre comme celui où les serviteurs, au retour de leur maître leur remettent les comptes, les comptes de leurs activités. On espère bien sûr que le maître dira : très bien bon et idèle serviteur, entre dans la joie de ton maître. On pourrait tout autant méditer sur le psaume : le Seigneur est ma lumière et mon salut, de qui aurais-je crainte (Ps 27) ? Ou encore le Seigneur est mon berger, je ne manque de rien (Ps 22).

 

Prenons aussi le temps de méditer la lecture d’Ezéchiel qui laisse s’exprimer une confiance en la sagesse et la bonté du Seigneur berger de son peuple (Ez. 34, 11-17) :


Car ainsi parle le Seigneur Dieu : Maintenant, j’irai moi-même à la recherche de mes brebis et je veillerai sur elles. Comme e berger veille sur les brebis de son troupeau quand elles sont dispersées, ainsi je veillerai sur mes brebis et j’irai les délivrer dans tous les endroits où elles ont été dispersées un jour de brouillard et d'obscurité.
C’est moi qui ferai paître mon troupeau, c’est moi qui le ferai reposer, déclare le Seigneur. La brebis perdue, je la chercherai ; l’égarée, je la rtamènerai ; celle qui est blessée je la soignerai. Celle qui est faible je lui rendrai des forces. Celle qui est grasse et vigoureuse, je la gaderai, je la ferai paître avec justice. Et toi, mon troupeau, déclare le Seigneur Dieu, apprends que je vais juger entre brebis et brebis, entre les béliers et les boucs.

 

Nous sommes bien loin du Dieu bourru, du juge sans miséricorde, du justicier de toutes nos fautes : c’est la miséricorde et non le sacrifice, rappelait Matthieu au début de l’Evangile. Ce dernier jour n’est pas un jour de colère quoi qu’en dise le Dies irae, il est au contraire le jour où le Seigneur apporte la paix et le repos à son peuple : Requiem dona eis  Domine : Donne-leur Seigneur le repos…

 

Nous pouvons aussi chanter : "Je mets mon espoir dans le Seigneur, je suis sûr de sa Parole". Laissons donc à d’autres tendances religieuses le soin d’enseigner le Dieu de la peur et la peur de Dieu : ce n’est pas la Parole de Jésus, doux et humble de cœur, qui pardonne avant même que nous ne le lui ayons demandé (le Père et ses deux fils, Matthieu 15, 11-32). Réjouissons-nous parce que le Seigneur nous aime et nous accueille dans son Royaume de paix, de justice et d’amour. EH.
 

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