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5ème dimanche ordinaire


le Dimanche 05 février 2012


Job 7, 1-7 ; 1 Corinthiens 9, 16-22 ; Marc 1, 29-39.

 

Nous sommes toujours au premier chapitre de l’évangile de marc, une fois de plus, dans ces quelques lignes, Jésus rappelle la mission d’aller annoncer la Bonne Nouvelle. Si nous avons bonne mémoire, nous savons que cette bonne nouvelle c’est que Dieu s’est approché de ces gens, ces petites gens, comme la belle-mère de Simon, ou les malades et les possédés d’esprits mauvais. Jésus a déjà manifesté cette proximité en usant d’un langage compréhensible auprès des gens de la synagogue de Capharnaüm, et il avait déjà guéri d’autres malades ou possédés du démon. (Ne faisons pas de fixation sur possédés du démon, en effet faute de connaissances médicales ou psychiatrique, toute personne à l’esprit dérangé, tout malade sont on ignorait les causes de la maladie était supposé sous l’emprise d’un esprit mauvais). Se rendre proche de ces gens-là, malades et habitants de Galilée, devenait signe que Dieu s’était approché d’eux, portait attention à leur existence. On notera aussi que Jésus se met à l’écart pour prier, il ne fait pas ostentation de ses qualités spirituelles !!! On notera aussi qu’il ne tient pas à rester emprisonné par le cercle de ses premières conquêtes. Il faut aller ailleurs, au-delà.

 

Il importe de méditer ces premiers chapitres de Marc. La méditation cependant ne nous entraînerait-elle pas cependant à voir en quoi, nous aujourd’hui nous sommes concernés par cette même attitude qui fut celle de Jésus.


La rencontre au quotidien de ces gens de peu, la parole qui se rend intelligible d’eux, le soulagement de leurs misères… En termes d’Eglise cela s’appelle la diaconie ; en termes d’Evangile cela s’appelle chemin du serviteur. C’est ainsi que commence la Bonne Nouvelle, hier comme aujourd’hui. Combien de bénévoles se rendent proches des étrangers, Erythréens, Irakiens, Roms, Afghans qui fuient la misère et la guerre dans leur pays, poursuivis chez nous par les forces de la République. On ne demandera pas à ces bénévoles de faire un prêche sur Jésus, leur action témoignent que leur cœur n’est pas étranger à l’amour de Dieu. La route des hommes est déjà un chemin d’évangélisation. Pour Jésus comme pour nous, cela suppose d’être proches des gens. Cela suppose aussi de savoir prier, seul à seul avec Dieu et non devant les foules pour se faire voir, comme le font les hypocrites (cf. Matthieu ch.6).

 

Ce qui est au cœur de Jésus c’est d’aller annoncer à tous la Bonne Nouvelle. Marc insiste là-dessus au début de son Evangile, tout comme Matthieu. L’apôtre Paul rappelle à sa manière l’imporance d’annoncer l’Evangile, affirmant s’être fait serviteur, devenu tout à tous, ayant partagé la faiblesse des plus faibles pour gagner aussi les faibles. Puisse la méditation de l’Evangile inspirer en nous les sentiments qui animaient le Christ. Comme il l’affirmera avant de monter à Jérusalem : le Fils de l’homme n’est pas venu pour être servi, mais pour servir…( Marc 10, 45). Aujourd’hui il y a fort à faire, quand on entend les expulsions des camps de réfugiés, les sans abris et les mal logés dont parle La fondation de l’abbé Pierre, etc. Se rendre proche des mal-aimés de notre temps, c’est le meilleur chemin pour aller à la rencontre de Jésus et de Dieu son Père.
 E.H.

Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse    Publié Mercredi 01 février 2012 - 10h51     - 429 visites

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