Il est venu chez les siens

Dimanche des Rameaux et de la passion

Dimanche des rameaux
Entrée à Jérusalem : Marc 11, 2-10
Isaïe, 50, 4-7 ; Philippiens 2, 6-11 ; La passion selon Marc à 15, 47


Le dimanche des Rameaux et de la Passion ouvre la semaine sainte. Les chrétiens se tournent vers le Christ qui offre, dans sa vie, sa mort et se résurrection, célébrées au cours de cette semaine, la signification de sa présence au monde des hommes.


La bénédiction et la procession des rameaux attirent les foules qui veulent s’associer au mystère du Christ. La densité des évènements de cette semaine fait qu’il n’est pas possible de tout retenir… L’humanité se révèle ici avec toute son humanité, fêtant Jésus comme un roi et le rejetant quelques jours plus tard. Le Visage humilié, défiguré de Jésus peut évoquer tous les visages de tous les temps, humiliés, défigurés, gens victimes de guerres, des violences, des ostracismes, roms et migrants dont on détruit le petit abri qui les préserve du froid et de la pluie. Nous avons pu voir des reportages à la télé ou dans les journaux… une humanité qui se déchire, une humanité qui humilie le frère… Jésus n’a pas revendiqué d’être l’égal de Dieu, au contraire il s’est abaissé, jusqu’à mourir sur une croix. Ce n’est pas une raison pour reproduire tout ce qui désagrège l’humain.

 

Ce temps de méditation autour du Christ est aussi le temps où nous exprimons tout ce qui nous révolte. Nos pourquoi n’ont pas toujours de réponses. Nos indignations expriment nos limites. Et pourtant nous restons attachés au Christ sans toujours bien comprendre… Il a pris sur lui nos informités, notre péché. Ce que le Christ nous laisse c’est le geste eucharistique : ce pain fruit de la terre et du travail des hommes, ce vin fruit de la vigne et du travail des hommes deviennent dans a bouche du Christ offrande, sang de l’alliance répandu pour la multitude. La foi n’est plus ici discours pour les intelligences, mais moment où l’on participe à l’alliance du Christ avec l’humanité pour que vienne la paix et que tous soient un.

 

La passion du Christ est un évènement tragique et douloureux. En même temps il signifie que le Christ n’a pas renié ce qu’il avait proclamé : l’amour de Dieu pour nous. Il a continué jusqu’au bout. Il est venu chez les siens. A ceux qui le reconnaissent, il donne de devenir enfants de Dieu, et nous le sommes, affirme saint Jean.