Le ciel et la terre passeront…

3ème dimanche ordinaire

Daniel 12, 1-3
Hébreux, 10, 11-18 ;
Marc 13, 24-32 la venue du Fils de l’homme
 

En parcourant l’évangile de ce jour, plusieurs pistes de méditations s’ouvrent devant nous : d’abord la catastrophe qui peut d’abattre ; ensuite, l’annonce de la venue du Films de l’Homme et de ses anges, pour rassembler les élus ; enfin la comparaison des singes du printemps, et celui du retour du Seigneur.


Pour s’en expliquer un peu il vaut mieux constater d’abord que le style emprunte au langage apocalyptique et qu’il faut être prudent dans son interprétation. Ensuite Marc situe ce langage tout à la fin des enseignements publics de Jésus, dans Jérusalem, alors que les deux chapitres suivants parleront de la Cène, de la condamnation et crucifixion de Jésus. Marc souhaite qu’on lise ce paragraphe en relation avec les évènements mort/Résurrection du Christ.

 

Constatons aussi la dernière ligne : “nul ne connait ni le jour, ni l’heure….” Mais certains préfèrent annoncer le 21 décembre 2012, en lisant le calendrier maya, qui n’est pas parole d’évangile !


Le langage de détresse et de catastrophe cosmique est une manière de parler des derniers temps, mais une bonne lecture fait apparaitre, comme dans les autres apocalypses, que ce n’est pas la fin, au sens où il y a un après. Cet après est le temps ou le Seigneur rassemblera ses élus. Ce n’est donc pas la fin au sens ou certains l’interprètent, mais le début d’une ère nouvelle, où ensemble, nous pourrons être avec le Christ : “sachez que le Seigneur est proche, à votre porte”.

 

Faut-il donc recevoir cet évangile avec crainte, crainte d’une destruction des choses terrestres ou, au contraire, dans l’espérance d’être rassemblés par le Seigneur. Quand Marc rédige, il a en tête la suite, à savoir la condamnation et crucifixion du Christ et ce fut la grande épreuve que durent traverser les disciples. Plus tard, peu avant la rédaction de cet évangile, Marc avait pu voir le martyre de Pierre, de Paul, la persécution des chrétiens par Néron. Pour ces chrétiens ce fut aussi la grande épreuve. Pourtant affirme Marc, tout comme l’avait déjà laissé entendre la prophétie de Daniel : il y a un après, où Dieu envoie son serviteur, son Fils.


Est-ce une consolation ou au contraire une invitation à vivre le temps présent dans l’espérance. Il faudrait ici lire les chapitres 20-25 de Matthieu pour découvrir que pour Matthieu ce qui est important aux yeux du Christ, c’est de faire : heureux le serviteur que son maître trouvera à l’œuvre, ou encore : ce que vous avez fait au plus petit des miens c’est à moi que vous l’avez fait…


Le Secours Catholique a choisi ce dimanche pour sa quête annuelle… occasion de faire un don, occasion de se rappeler que c’est chaque jour qu’il nous faut se mettre au service des frères dans le besoin. EH
 

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