Restauration d’un vitrail du 16ème à Locon

Protégés par les populations durant les deux guerres... aujourd'hui en restauration

Eglise de Locon

Sur la face nord de l’église subsistent quatre verrières du 16ème siècle. Elles furent classées le 11 avril 1908. En un quart de siècle, malgré deux destructions de l’église, ces vitraux d’une grande valeur ont échappé à la ruine.

 

 

 La restauration d’un vitrail du 16ème siècle.

 

Sur la face nord de l’église subsistent quatre verrières du 16ème siècle. Elles furent classées le 11 avril 1908. En un quart de siècle, malgré deux destructions de l’église, ces vitraux d’une grande valeur ont échappé à la ruine.

En 1914, la guerre éclata. Locon fut calme pendant trois ans, mais en 1918 le danger se rapprocha. Les 4 vitraux furent démontés le 23 février 1918, l’église fut anéantie le 9 avril de cette même année.

Elle fut rebâtie en 1925, les vitraux de la nef nord furent remis en place en 1927.

Dès la déclaration de guerre en 1939, les vitraux furent enlevés et stockés en lieu sûr. Heureusement car l’édifice fut gravement endommagé. Après les réparations, l’église fut rendue au culte le 11 septembre 1955 et les vitraux classés furent réinstallés.

En 1995, vu leur mauvais état, le conseil municipal décide de faire procéder à leur restauration.

Le vitrail de la Résurrection fut confié à l’atelier de Mr Courageux. ; ce vitrail fut remis en place en 2000.

En 2012, le vitrail du Jugement Dernier est à son tour démonté et restauré par le même maître-verrier.

 

Ce vitrail est une œuvre magistrale :
Le Christ est assis, les bras ouverts, il est entouré d’anges.
A gauche, Marie à genoux est tournée vers Jésus.
Saint Jean semble supporter les pieds du Christ.
Saint Michel chasse les réprouvés vers le feu de l’Enfer peint en or.
Les démons ont des têtes d’animaux.
En bas, sont représentés, Saint Charlemagne, avec le globe dans la main ; le donateur avec un manteau à revers d’hermine, la donatrice avec un col en dentelle.
Quelques mots en caractères gothiques figurent en bas du vitrail :
« Ceste verrière a testé donnée en l’an mil cinq cens et huictante et huict, 1588, par Charle Le Cocq, labourier, et Jehenne Fauvel sa femme, en l’honneur de Dieu et de la benoiste Vierge Marie : paroichiens de ce village. Priez Dieu pour eux. »

Deux verrières restent à restaurer, il y va de leur sauvegarde.

D’après un article rédigé par Albert Cassez, maire honoraire, paru dans « Le Guetteur de Béthune »

Article publié par Philippe Breviere - Sainte Famille en Bas Pays • Publié • 3465 visites

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