Faites cela en mémoire de moi...

Fête du Corps et du Sang du Christ (saint sacrement)

Genèse 14, 18-20 ; 1 Corinthiens 11, 23-26 ; Luc 9, 11-17.

L’Eglise a voulu voir dans le geste de Melkisédek un geste précurseur de l’eucharistie, à cause du pain et du vin offerts… geste très lointain des religions qui rapportent à leur dieu tout évènement terrestre. Le geste du Christ, à la suite des prescriptions de Moïse, au sujet de la célébration de la Pâque, est devenu le signe de la reconnaissance et de l’appartenance au Corps du Christ. Pour Moïse il était signe de l’appartenance à l’Aliance. Le signe du repas du Jeudi-saint  devient le signe de la Nouvelle Alliance et, avec les disciples d’Emmaüs, signe de reconnaissance de Jésus qui avait disparu dans les ténèbres de la mort et que Dieu a ressuscité pour qu’il soit avec nous tous les jours jusqu’à la fin des temps (Mtt 28,28).


Chaque génération de chrétien s’est représenté, chacun à sa manière, ce repas du Christ donné pour que la multitude ait la vie et qu’elle l’ait en abondance.
Tantôt c’était le Dieu de l’hostie qu’on adorait à distance respectable, là-bas au fond du chœur où l’on n’avait pas accès ; tantôt c’était l’ostensoir que l’on faisait circuler dans les rues de la ville et qu’on accompagnait de pétales de roses, tantôt c’était cet humble reposoir où l’on veniat se recueillir devant Jésus, Fils de Dieu fait homme et serviteur ; celui à qui l’on ose confier ses soucis et ses espoirs. La littérature sur le sacrement est trop immense pour pouvoir être résumée. Peut-être serait-il utile de se rappeler le désir de Dieu d’entrer en conversation avec chacun de nous… (Dei Verbum §2)


Au moment de communier, plusieurs prières insistent sur la paix : la paix entre nous et la paix avec Dieu. Peut-être est-ce pour cela qu’on emploie aussi souvent le mot communion pour parler de ce saint mystère. Au moment de célébrer le saint sacrement, puissions vivre des dimensions de paix et de communion qui lui sont associés.

 

S'il fallait dire un mot de l'évangile de ce jour, je retiendrai que les apôtres demandnet à Jésus de renvoyer les foules. On retrouve cette ême attitude à propos de la femme étrangère qui qsuémande la guérison pour sa fille. Seriat-ce aussi notre habitude première, comme les disciples, de renvoyer les gens quand ils dérangent? La moisson est abondante, ais les ouvriers peu nombreux.Les insistances et les interrogations du pape François en vue de l'ouverture   viennent aussi interroger nos habitudes de repli. EH
 

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