Journées Patrimoine à St Martin, Liévin

Le 15 septembre, une journée dédiée aux vitraux de l'église St Martin et à leurs donateurs

 

 

Les liévinois ont rendez-vous avec leur passé.

 

Les Journées du Patrimoine favorisent, l'espace d'une fin de semaine, un peu de notre Histoire, ses événements, ses personnages ou ses monuments.

Cette fois, ce sont les vitraux de l'église St Martin qui guideront nos pas.

 

Tels les catéchistes d'autrefois, on s'attarde sur des images de couleur que le soleil timide transforme en feu d'artifice. Prenons nous toujours le temps de se laisser imprégner par l'image ? 

 

Les maîtres verriers, comme Georges Depienne en 1926, prirent le soin d'utiliser des symboles et de s'appliquer en s'attardant sur des mains jointes ou généreusement tendues, un visage, un édifice.

Savons-nous rompre avec l'habitude qui nous rend souvent aveugle et découvrir les détails d'un vitrail ?

 

Comme les marins rescapés d'un naufrage périlleux suspendent  aux voûtes des églises la maquette de leur bateau, des paroissiens offrent à l'édifice en reconstruction un signe de mémoire, une marque de reconnaissance, ou même, par ce geste  "gagner son Paradis". Certes on sait parfois les raisons qui animent les donateurs. Ainsi on apprend que Maurice, grièvement blessé au feu des canons, a perdu la vie; son souvenir restera dans les mémoires par le vitrail offert par les siens. En d'autres cas, c'est un membre d'une famille, sauvé de justesse, sous les gravats de sa maison bombardée, ou encore le remerciement de quelques personnes indemnes après une pluie d'obus meurtrière.

 

Enfin, il y a la signification religieuse, le Père Vincent Blin s'est appliqué à créer du "lien" entre les vitraux et chaque représentation s'accompagne d'une méditation fondée sur les vertus d'un saint ou du sens d'une scène des Evangiles.

 

C'est ce qui animait une poignée de passionnés et que plus d'une centaine de visiteurs découvrirent. Un moment de quiétude sous le charme d'une parfaite animation visuelle réalisée par Audrey où les gros plans inattendus surprennent et sous l'émotion d'une musique de Thomas qui, le temps d'une journée redonne, avec beaucoup de coeur, du souffle à des orgues, moribondes, dit-on...

 

Guy Boucher

 

Article publié par Audrey DUPONT • Publié • 1864 visites

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