Afin que vous ayez la Vie en son Nom

Deuxième dimanche de Pâques

27 avril, 2ème dimanche de Pâques

Actes 2, 4-47 ; 1 Pierre, 1, 3-9 ; Jean 20, 19-31

L’extraordinaire à méditer, dans l’après Pâques réside dans la première lecture qui nous est proposée ce premier dimanche après la fête de Pâques. Qu’une information (ou une rumeur) ait circulé sur Jésus ressuscité pouvait sembler étrange, mais que désormais, se développe aussi et de plus en plus et jusqu’aux extrémités de la terre, une assemblée autour de lectures du premier testament, d’enseignements sur Jésus, de prières et le partage du pain rompu, voilà qui est étrange, et que cela continue encore aujourd’hui pour plus d’un milliard de chrétiens, voilà qui est étrange.

 

Etrange aussi de voir les premières communautés de chrétiens modifier les pratiques sociales pour devenir des communautés qui s’entraident, mettent tout en commun, estimant que le possession des biens n’est pas l’essentiel d’une vie.

Cela est d’autant plus étrange, hier et plus encore aujourd’hui alors que le slogan le plus en vogue par les temps qui courent c’est de posséder et de posséder le plus possible. C’est devenu la directive des grandes Ecoles et des banques (pas populaires) ainsi que des lobbyistes et des publicitaires : “venez, amassez des biens et ne le partagez pas au commun des mortels…” Caricature ? Non, car les études statistiques donnent raison à cette déraison de posséder pour le plaisir de posséder. On comprend mieux que le christianisme vécu soit mal considéré, car il prêche le contraire de ce qu’affirme la Haute Société.

 

Si peu d’hommes aujourd’hui mettent encore en doute l’existence d’un homme nommé Jésus, un certain nombre de chrétiens restent dubitatifs sur la résurrection. Quand aux principes de conduite de sa vie, aux habitudes de se rassembler au nom de Jésus… ils sont nombreux, quoi qu’on en dise, à mettre leurs pas à la suite de Jésus. Voilà ce qui est étrange.

 

Ce premier dimanche après Pâques (appelé autrefois “in albis” en souvenir de l’aube blanche portée par les nouveaux baptisés) nous sommes invités à reconnaître que l’existence humaine a été changée pour beaucoup, au seul nom de Jésus. On n’est pas obligé de croire en Jésus mort et ressuscité, mais on ne peut pas traiter de naïfs ceux qui depuis deux mille ans règlent leur vie sur les paroles et les gestes de Jésus. Cependant, compte tenu de tout ce qui peut être dit, mieux vaut prendre le temps d’approfondir sa foi, sa connaissance de Jésus, sa manière d’être au début du premier siècle. Le message du synode sur l’évangélisation invite à savoir lire et relire les Evangiles, à découvrir comment Jésus établissait des relation de proximité envers des gens que les autorités méprisaient plus ou moins.

 

Rendons grâce aujourd’hui pour ces générations qui ont entendu et répondu à l’appel du Jésus des Evangiles : ce n’est pas une doctrine, c’est une rencontre qui donne à goûter de la vie que Dieu nous donne.

Les deux autres lectures de ce dimanche. Pierre invite à rendre grâce pour l’héritage qui nous est donné. Dans l’Evangile, Jésus donne la paix, donne son Esprit, se fait reconnaitre de Thomas. Enfin c’est dans les dernières lignes que Jean précise son projet pour écrire son Evangile : il a fait un choix dans tout ce qu’il aurait pu dire “afin que vous croyiez que Jésus est Messie, le Fils de Dieu et afin que, par votre foi, vous ayez la vie en son nom”. Encore faut-il accepter de lui donner notre foi. EH.

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