Blériot anniversaire Le nez dans le vent
Le 25 juillet 2009, le monde de l'aéronautique était en émoi. C'était le centenaire de la traversée de la Manche par Louis Blériot. Il fallait fêter dignement l'événement. Devant l'ampleur de la tâche, le Conseil général et Cap Calaisis ont fait appel aux bonnes volontés. Les Scouts et guides de France ont été les premiers à répondre présents. Ils ont lancé une invitation nationale et les réponses sont venues de tout le Nord – Pas-de-Calais, et aussi de Rouen, Strasbourg, Reims, etc.
En tout, 300 jeunes étaient dans le Calaisis. Les farfadets, les louveteaux et jeannettes et les scouts et guides ont fait là leur camp d'été. Les pionniers et Caravelles et les compagnons sont arrivés plus tôt pour participer à l'organisation et aux installations.
Le matin du 25, deux Blériot XI ont décollé du terrain de la Française, une friche agricole située à 500 m du lieu décollage historique de Louis Blériot. La piste étant sommairement aménagée, la sécurité était assurée par les scouts. Le public était invité par haut-parleur à ne jamais dépasser les lignes de scouts. Ce sont aussi les scouts qui ont assuré la sécurité autour des Alpha Jet de la Patrouille de France en attente à Marck. Ils ont aussi apporté leur aide aux stands du Conseil général, distribué le petit déjeuner dès 5 h à 2000 personnes avant les décollages, etc.
Les organisateurs leur ont offert un espace parmi les stands. Ils ont donné aux enfants de calais leur premier cours de pilotage sur simulateur et la possibilité de construire un petit avion lancé-main. Aux parents, ils expliquaient la démarche du scoutisme : épanouissement des enfants, respect de la nature, participation à la vie de l'Église...
Le dimanche 26, les scouts d'Aire et de Calais ont participé dans l'église de Blériot-Plage, à la messe d'action de grâce en présence de Louis Blériot, le petit fils du pilote. À l'issue de la célébration, Jean-François Georges, président de l'aéroclub de France, Hélène Zannotti, déléguée générale et le représentant de la DGAC ont salué l'efficacité des scouts. « Sans eux, ont-ils déclaré, l'organisation du centenaire aurait été un casse-tête. Ils ont pris en charge tout ce qu'ils pouvaient, et ils ont tenu jusqu'au bout.»
Jean Capelain