|
|
Diocèse d'Arras Actualités
Assemblée des évêques à Lourdes
Assemblée plénière de l'épiscopat
Du Mardi 03 au Dimanche 08 novembre
Les informations, textes officiels, photos et vidéos de l'Assemblée plénière de novembre 2009, sont accessibles sur le site Internet de l'Eglise en France
Communiqué à propos de Noël, à vivre autrement Visiter le site Noël autrement
Déclaration des évêques à l’issue de la conférence
(sur le site de la CEF) L'apôtre Pierre, avant de baptiser le centurion Corneille, lui présente d'un mot Jésus de Nazareth : « Il passait en faisant le bien » (Actes des Apôtres 10, 38). Le premier, Jésus est le Bon Samaritain qui « s'est montré le prochain de l'homme tombé aux mains des brigands » (cf. Luc 10, 36).
Communautés chrétiennes, c'est à vous que nous adressons cette lettre. Nous connaissons les multiples générosités qui sont les vôtres. Nous savons la compétence et la créativité des associations caritatives que vous ne cessez de soutenir, surtout en cette période où les aides publiques diminuent. A l'approche de Noël, nous vous lançons un appel afin de vous encourager à ressourcer tout effort de solidarité dans le mystère du Fils de Dieu, né de Marie, qui « s'est fait pauvre pour nous enrichir par sa pauvreté » (2 Corinthiens 8, 9).
Non seulement, « le Verbe s'est fait chair » (Jean 1, 14), mais dans l'Eucharistie, il est le « Pain rompu pour la vie du monde ». Quand nous nous rassemblons, chaque dimanche, pour célébrer le Repas du Seigneur, nous sommes appelés, comme le dit l'apôtre Paul, à « discerner son Corps » (1 Corinthiens 11,29), c'est-à-dire sa présence dans l'Eucharistie et sa présence dans tous ses membres, surtout les plus souffrants, ceux qui ont faim, ceux dont la dignité est menacée.
Soyons attentifs à ceux qui, parmi nous, ne peuvent plus se joindre au rassemblement dominical parce qu'ils sont malades ou malheureux. Et pourquoi ne pas préparer ou prolonger la célébration eucharistique par un « ministère de la visite » auprès des isolés ou des voisins dont la pauvreté muette a besoin d'un geste fraternel ? Nous aurons alors la surprise, bien souvent, d'être nous-mêmes renouvelés dans notre joie de croire.
Nous lançons cet appel pour Noël. Mais c'est une porte ouverte sur l'avenir. C'est pourquoi nous le confions spécialement aux pasteurs, aux équipes pastorales, aux conseils pastoraux et aux organismes de solidarité, afin qu'ils le fassent leur et proposent des initiatives concrètes et adaptées, veillant à ce que « Noël autrement » soit à l'origine d'un « vivre autrement ». Que l'Esprit Saint nous rende tous inventifs pour de « nouveaux modes de vie » qui incarnent notre espérance d'une société plus juste et fraternelle.
Lourdes, le 8 Novembre 2009
Trois questions à Mgr B. Podvin, Porte-Parole de la cnférence
1) L’Assemblée plénière a eu comme cœur de sujet une réflexion sur l’avenir des communautés chrétiennes. Quelle est la préoccupation des évêques? Y a-t-il des propositions?
L’avenir n’est évidemment pas cherché dans la boule de cristal. Il est éclairé par l’Esprit-Saint. Il se construit dans la complémentarité des vocations. En cette année sacerdotale, l’estime du ministère presbytéral est grande. Le besoin de diacres est important dans une société en mutation. La vie religieuse apporte son inestimable charisme. Les laïcs, en mission ecclésiale, et insérés dans le monde, sont irremplaçables dans leur vitalité. L’Assemblée a concrètement écouté le témoignage de quatre évêques. Ils ont décrit la situation de leurs diocèses. Cela a éveillé en chacun le désir de faire de même. La réflexion épiscopale sur la visibilité de l’Eglise a également donné le ton. Il ne s’agit plus de tergiverser. Soyons nous-mêmes. Revisitons notre tradition, n’ayons pas peur de dire notre identité catholique sans prosélytisme. L’Assemblée plénière a fait aussi le point sur l’Enseignement supérieur catholique. Être au rendez-vous, par la recherche, de la relation entre la foi et la raison. Contribuer à l’intelligence de cette visibilité. Comment comprendre nos contemporains tout en leur partageant une parole venue d’un autre? Benoît XVI ne vient-il pas de rendre un vibrant hommage à Paul VI qui souhaitait que l’Eglise soit «conversation» avec le monde ? Nous ne sommes pas encore au stade d’une publication de propositions mais l’échange vécu à Lourdes fut serein, constructif et prometteur.
2) Lors de la messe télévisée, le cardinal A. Vingt-Trois invite à une religion du cœur plus qu’à une religion des apparences en acceptant de reconnaître que nous sommes des « serviteurs inutiles ». Comment traduire ce message dans un monde en quête de sens?
Il est exact que tout pourrait nous inciter à chercher l’immédiateté et la rentabilité première, y compris en matière religieuse. Les évêques, comme l’ensemble des chrétiens, sont conscients de la pauvreté des moyens humains et matériels dont dispose l’Eglise aujourd’hui. Peut-être est-ce cela qui renforce le lien avec Jésus unique serviteur. Le dynamisme des communautés locales est d’autant plus émouvant qu’il provient souvent de cette pauvreté première. A Lourdes, les évêques ont évoqué l’importance de la parole de Dieu, de la fraternité entre baptisés, de l’ouverture des communautés à la rencontre de l’Autre. Le compte-rendu de Mgr Edmond Djitanghar, évêque de Sahr (Tchad) était éloquent. La rencontre avec M Jacques Barrot, concernant les politiques migratoires de l’Europe, se situait dans une chaude actualité. Quel évêque ne se sent concerné aujourd’hui par les enjeux de la mobilité contrainte de millions d’hommes pour raison de guerre, de climat, de faim ? L’Europe doit être responsable et cohérente. En 2050, elle ne représentera plus que 3% de la population mondiale. Ses besoins démographiques seront donc immenses. Elle ne survivra à long terme que si elle cultive sa tradition d’accueil même si, dans le court terme, la gravité de la crise économique oblige à limiter le flux migratoire. Jacques Barrot et les évêques ont redit l’importance vitale de l’aide au développement des pays d’origine. Les droits inaliénables de la personne migrante, surtout en danger, doivent être préservés.
Depuis plusieurs mois, les évêques analysent méthodiquement ce qu’on appelle « les nouvelles pauvretés ». Ce n’est pas un slogan. Il y va de l’Evangile. La Bonne nouvelle est annoncée aux pauvres. Les détresses sociales, psychologiques et culturelles sont multiples. La Lettre aux communautés chrétiennes est vigoureuse. Elle conforte ceux qui agissent dans l’Amour de leurs frères. Elle éveille à être encore plus attentif à celui qui est vulnérable. En vue de Noël, les évêques trouvent fondamental de ne pas vivre un Avent formaté par les habitudes de consommation. Et si Noël se préparant autrement suscitait un « vivre autrement » ? A cet égard, la démarche de l’Eglise catholique concernant la bioéthique va dans le même sens. Il s’agit comme pour les nouvelles pauvretés de faire la première place et de protéger l’infiniment petit. De la naissance à la mort, le prix de la vie est inestimable. L’avenir des communautés chrétiennes trouvera dans cette attention aux pauvres, une source indéniable. Plus une communauté s’ouvre à l’autre, plus elle reçoit de Dieu la consistance de son avenir.
Présentation de l'assemblée plénière.
Dans la suite des dernières assemblées, les évêques poursuivent leur réflexion sur l’avenir des communautés chrétiennes : ils envisagent la situation des prêtres et des diacres dans les diocèses, leur collaboration avec les laïcs, ainsi que l’organisation du tissu ecclésial. Ces échanges sont en outre enrichis des débats qui font suite à la présentation du groupe de travail « Indifférence religieuse et visibilité de l’Eglise » (groupe présidé par Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême).
Les deux groupes de travail mis en place par les évêques en novembre 2008 présentent à l’assemblée l’avancée de leurs travaux portant respectivement sur « l’Enseignement catholique supérieur » (sous la présidence du cardinal Jean-Pierre Ricard, archevêque de Bordeaux) et « les nouvelles pauvretés » (groupe présidé par Mgr Michel Pansard, évêque de Chartres).
Assemblée des évêques Une séance est consacrée au Synode pour l’Afrique avec une intervention de Mgr Edmond Djitanghar, évêque de Sarh (Tchad).
Lourdes 2005 Enfin, dans la matinée du samedi 7 novembre, l’assemblée reçoit M.Jacques Barrot, Vice-Président de la Commission européenne, chargé de Justice, Liberté et Sécurité, pour une séance sur la politique migratoire en Europe.
Article mis en ligne par E.H. Communication Diocèse
Publié Mardi 03 novembre 2009 - 07h30
- 4802 visites
Cette page provient de la rubrique : Informations et Communiqués |
Mentions légales - Plan du site - Contacts Conception et réalisation - copyright © tous droits réservés -
