Pour vous qui suis-je ?

12ème dimanche ordinaire

Zacharie 12, 10-11 et 13,1 ; Galates 3,26-29 ; Luc 9, 18-24

 

Que retenir de la première lecture ? L’annonce d’une période de grande détresse ou une période de nouvelle source et donc de réconciliation avec Dieu. Les prophètes ne sont pas seulement des annonceurs de catastrophe. Ils ont aussi participé à l’espérance du peuple de Dieu par les paroles de réconciliation, par l’annonce d’un Dieu qui sait aussi pardonner. Peut-être est-ce le fruit d’une éducation janséniste qui a entrainé une vision d’un Dieu avant tout négatif et courroucé.

 

De la seconde lecture, lettre aux Galates, nous retiendrons d’abord qu’elle est écrite par saint Paul. Alors que nous avons l’habitude de le critiquer pour son antiféminisme, voici une parole plus ouverte où, devant Dieu, nous avons tous autant d’importance, les uns que les autres. Ce n’est pas à partir de nous-mêmes qu’il faut juger, apprécier et critiquer, mais à partir du regard que Dieu porte envers chaque homme ou femme, esclave ou homme libre. Plus tard, Paul affirmera que nous avons reçu par Christ le même Esprit que fait de nous des Fils de Dieu, et donc héritiers selon la Promesse. Cela pout-t-il nous aider à mieux comprendre saint Paul et son enseignement, après avoir remis la lettre corinthiens dans le contexte d’une civilisation païenne très éloignée de l’idéal juif, judéo-chrétien.

 

L’essentiel de notre méditation pourrait consister à répondre à la question telle que l’a posée Jésus : “pour vous, qui suis-je ?” Comme au temps de Jésus nous avons de multiples prédicateurs et réponses et nous devrions apprendre à trier ! Comme au temps de Jésus !!! Cela pourrait rejoindre une partie de la réflexion de dimanche dernier : qu’est-ce croire ? En quoi croyons-nous, que croyons-nous ? Il faudrait se souvenir de la manière dont a été reçu l’acte de foi prononcé par Jésus, qui affirme un Dieu qui aime et pardonne, un Dieu qui fait bon accueil au faible et au petit… tout cela a dérangé les autorités au point de refuser ce Jésus : c’est un blasphémateur, il fait bon accueil au pécheur etc. Pour vous qui suis-je ?

 

Il ne m’appartient pas à donner la réponse à « ce que je crois », mais il m’importe de provoquer chacun à retrouver les racines de sa foi : en un Dieu créateur et Père, en son Fils qui nous approte le salut et la réconciliation, en l’Esprit qui nous invite à souffler la Bonne Nouvelle pour tous aux quatre vents du monde. E.H.

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