mise en scène de la nativité

Depuis 10 ans la communauté chrétienne de Courrières organise une marché de Noël au cours duquel a lieu une mise en scène originale de la nativité.

 

Merci à tous ceux et celles qui ont participé , de plus en plus d'enfants et d'adultes s'investissent pour rendre le spectacle encore plus beau .

 

Cette année nous regardons la nativité avec Joseph .

 

 

 

 

MISE EN SCENE  DE LA NATIVITE

vue par Joseph

 

C'est Joseph qui raconte et visualise la scène .

Un autre acteur joue le personnage de Joseph

 

INTRODUCTION

 

Joseph (le lecteur) arrive du fond de l’église 

"todá la'êl" Merci mon Dieu ,  (à répeter plusieurs fois en remontant l’allée)

nous l’avons retrouvé , Il y a longtemps que je n’ai pas été si angoissé.

Oh Shalom (bonjour( en regardant l’assemblée)

Vous vous demandez ce que je raconte .

Nous étions parti en pèlerinage à Jérusalem, ma femme , Marie et Notre fils de 12 ans Jésus. Quand nous sommes repartis de Jérusalem pour Nazareth où se trouve notre maison, nous pensions que Jésus marchait derrière nous avec ses amis. Mais il n’en était rien : personne ne l’avait vu. Nous sommes retournés précipitamment à Jérusalem et nous avons cherché partout pendant trois jours.

Marie était désespérée même si elle gardait confiance en Notre Seigneur. 

C’est trois jours après que nous l’avons retrouvé au temple !

Marie rempli d’émotions s’est adressé  à Jésus

 

Marie   -

"Mon enfant, pourquoi nous as-tu fait cela?

Vois! ton père et moi, nous te cherchons, angoissés."

 

Joseph (le lecteur)                    

Et jésus nous répondit

 

Jésus (enfant)        

"Pourquoi donc me cherchiez-vous?

Ne saviez-vous pas que je dois être dans la maison de mon Père?"

 

Joseph (le lecteur)

 J’ai été surpris par ses paroles, et mon cœur a eu sur le moment beaucoup de peine. Car j’ai essayé d’être un bon père pour Jésus

C’est alors que tout m’est revenu en mémoire.

Tout ce qui a entouré sa naissance, qui demeure un mystère pour moi.

En premier je me suis souvenu de ce jour le plus heureux de ma vie, celui de mon Mariage avec Marie

 

SCENE 1 LES PREPARATIFS DU MARIAGE    MUSIQUE 1 : danse Hébraïque

 

Les préparatifs du mariage (qui arrive du fond de l’église )

  • La décoration (qu’il faudra mettre en place) des fleurs , des cadeaux …
  • Les musiciens ,
  • Puis Marie avec les jeunes filles qui rient et dansent autour d’elle
  • Le rabbin et les sages du village , autour de Joseph (acteur) 

Puis à un moment tout le monde s’immobilise et s’assoit par terre

  •  projecteur sur Marie qui est resté debout
  • Joseph (le lecteur) s’approche et regarde Marie, puis s’adresse à l’assemblée

 

Joseph lecteur

« Marie , Marie … (tendrement) elle était enceinte le jour de notre mariage et j’étais le seul à le savoir .

Il lui était arrivé un événement extraordinaire.

Et dans ces moment-là nous savons que les anges, envoyés de Dieu, nous entourent et nous accompagnent

 

ARRIVE DU CHŒUR PARLE    MUSIQUE 2

 

Le chœur parlé se place

Quand le chœur parlé est en place     MUSIQUE 3

 

ANNONCIATION     

 

Joseph lecteur           

crèche vivante 2015 crèche vivante 2015  Alors qu’elle était chez elle en prière, un ange lui apparu

 

Ange  Chœur parlé   Attendre que l’ange soit devant Marie      

« Réjouis-toi! Dieu le Seigneur   T’a fait une immense faveur!

Il est avec toi chaque jour, chaque heure! »

Marie montre qu’elle a peur

 

Ange  Chœur parlé    

« Marie, n’aie pas peur!  Oui, Dieu t’a fait une grande faveur! Par toi viendra le Sauveur!

Tu deviendras enceinte d’un garçon,JÉSUS sera son nom.

Il sera appelé Fils du Très-Haut, il sera grand!  l règnera sur Israël éternellement

 

Marie                            

« mais comme cela peut-il se réaliser "

 

Ange  Chœur parlé    

« Le Saint-Esprit de Dieu viendra sur toi. Comme une ombre, la puissance du Très-Haut te couvrira.Il sera saint, l’enfant qui naitra… Fils de Dieu, on l’appellera!

Et pour que tu saches que ce message est vrai, Je t’annonce une nouvelle que personne ne sait : Ta cousine Élisabeth, qui est si âgée  Et qui n’espérait plus avoir un bébé,  est déjà enceinte de six mois! Rien n’est impossible à Dieu»

 

Marie    se met à genoux

« Je suis la servante du Seigneur Que Dieu fasse pour moi ce que tu as dit!

 

LA MUSIQUE S’ARRETE

 

Joseph lecteur

Revenons à l’histoire de mon mariage avec Marie.

Tout Nazareth était présent ; Je suis le charpentier du village, tout le monde me connait et connait Marie, toujours prête à rendre service aux plus pauvres.

C’était un grand jour de fête et de joie pour tout le village.

 

La fête du mariage reprend   MUSIQUE 4

 

Danse

les garçons autour de Joseph , Les filles autour de Marie

Arrive un couple âgé avec un bébé (Elisabeth et Zacharie et Jean, qui sera le Baptiste)

Marie va à sa rencontre, les salue

Puis tout s’arrête à nouveau

Pendant que Joseph-lecteur parle , Elisabeth et Marie se placent

 

Joseph lecteur

Voici Elisabeth et Zacharie et Jean leur enfant

Il y a quelques mois, après avoir su, par l’ange, qu’Elisabeth sa cousine était enceinte. Marie est allée rendre visite à celle-ci , pour lui venir en aide . Elisabeth portait son premier enfant alors qu’elle était âgée. N’est-ce pas le signe que tout est possible pour Dieu ?

 

LA VISITATION MUSIQUE 5

 

         Marie Marche vers Elisabeth  Elles s’embrassent

 

Elisabeth

Je sens l’enfant, en moi, qui saute de joie : tu as reçu un grand privilège ! Tu es celle qui a cru, tu es bénie entre toutes les femmes et ton enfant est béni.

Je suis si heureuse que la mère de mon SAUVEUR vienne me rendre visite

Et tout ce que Dieu t’a annoncé, Sois sure qu’il va le réaliser ! »

 

Joseph-lecteur

Ma chère Marie à répondu à cette joie en rendant grâce à Dieu, en chantant le Magnificat : c’est une prière pour remercier le Seigneur  des merveilles qu’il fait pour nous chaque jour.

 

Marie        

Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur ! 
crèche vivante 2015 2 crèche vivante 2015 2  Il s'est penché sur son humble servante ;

désormais, tous les âges me diront bienheureuse.
 

MUSIQUE 6 : Magnificat au Dieu de la vie    Chorégraphie De plusieurs personnes

PUIS SILENCE

 

 

 

Joseph lecteur

Après avoir passé trois mois avec Élisabeth, Marie est rentrée à Nazareth et est venue me voir

 

MUSIQUE 7

Attendre que Marie se retrouve devant Joseph-acteur

 

Joseph lecteur

J’étais si heureux de la revoir , mais quand j’ai vu que son ventre avait grossi , je n’ai plus rien compris . J’étais dans le noir. Je ne savais plus quoi pensé. J’étais en colère à l’idée que Marie m’avait trompé, mais plus encore j’éprouvai un immense chagrin .Je ne voulais pas que Marie soit malheureuse.   

SILENCE

Je décidai de rompre en secret l’âme en peine et surtout de lui pardonner.

Attendre que Joseph-acteur se soit assis au bord des marches

Cette nuit-là j’ai eu du mal à m’endormir , Mais le sommeil a tout de même finit par me vaincre .

Et j’ai fait un rêve  

Un ange est venu près de moi , et il me disait

 

Chœur parlé    

« Joseph, fils du roi David, n’hésite pas à épouser Marie,

Car l’enfant qu’elle attend vient du Saint-Esprit!

Ce sera un garçon, JÉSUS sera son nom. C’est lui qui va sauver Son peuple de ses péchés.

 

Joseph lecteur     

Au matin, quand je me suis réveillé j’étais heureux, j’ai couru à travers tout le village, pour rejoindre Marie. Nous allions pouvoir nous marier et Dieu était avec nous.

 

MUSIQUE 8  Le choeur parlé rythme au son des tambourins

La fête du mariage reprend

On prépare Marie (voile , couronne) et Joseph (cape , bâton) chacun de leur coté

Marie et Joseph se réunissent

On fait une farandole autour d’eux

Quand la musique s’arrête tout le monde s’assoit autour de Marie et Joseph

 

 

 

 

LE VOYAGE VERS BETHLEEM

 

Joseph     SILENCE

Nous étions sous la domination romaine et l'empire romain était très vaste à cette époque.

César Auguste, l’empereur a voulu recenser l’ensemble des populations  

 

Un soldat romain     

Ecoutez-tous , l’empereur César Auguste à décider de recenser le peuple de l’empire Romain Chacun doit  aller se faire inscrire dans sa ville d'origine, celle de ses ancêtres ;

 

Joseph    

Etant de la descendance de David, nous devions nous rendre à Bethléem.

La distance est longue de Nazareth à Bethléem , près de 150 km . A pas de l’âne il fallait 4 longs jours. Et Marie était près d’accoucher. Je n’étais pas rassuré . Nous avons pris notre temps pour faire ce long voyage

Le jour du départ ce fut un grand méli mélo :  toute la Galilée était en mouvement.

 

MUSIQUE 9

Tout le monde se lève , Marie et Joseph restent debout immobile au milieu

les acteurs se mettent à murmurer pour faire un bruit de fond...Et partent de tous les côtés, en bousculant Marie et Joseph qui se sentent un peu perdus dans cette foule, pour finalement prendre l’allée de gauche

 

Musique 10

 

 

 

 

 

 

 

 

 

les acteurs commencent le chemin dans l’église Marie et Joseph suivent la foule .

( ATTENTION 3 enfants (aubergistes) restent ainsi que les 3 rois mages et l’ange à l’étoile : qui se costument

Pendant ce temps on prépare l'étable

 

JOSEPH   MUSIQUE 11

Les acteurs qui ont fait le chemin se dispersent de part et d’autres de la scène (ils feront les bergers)

Nous sommes arrivés un soir à Bethléem, après tout le monde

Marie a su que le moment était venu.

J’ai frappé à plusieurs portes

Des acteurs ont des portes en cartons dans le dos, ils se retournent quand Joseph frappe à leur porte et à chaque fois le chœur parlé répète

 

Chœur parlé    

Complet , c’est complet  Pas de place

Je ne peux rien pour vous   Allez ailleurs

 

Joseph    

Le dernier a tout de même bien voulu nous prêter son étable

 

Marie et Joseph font le tour, derrière le décor de l'étable ,  prennent le bébé et quand on les voit (SILENCE).

 

C’est là que Jésus , fils de Dieu naquit

 

Chœur parlé    

Célébrez Dieu notre force, chantez le Seigneur Dieu

Il a envoyé son fils , né de la vierge Marie

Célébrons le Seigneur par nos chants : jésus est né , réjouissons-nous

 

Pendant ce temps les enfants se regroupent et chantent

Il est né le divin enfant

MUSIQUE 12

         La musique continue tandis qu’ils se mettent de chaque coté, lentement

PUIS silence

 

L’ANNONCE AU BERGER

 

Joseph                                                               

Ce soir-là , nous avons reçu la visite des bergers . Je leur ai demandé comment ils avaient pu être au courant .

 

MUSIQUE 13

 

Ils gardaient paisiblement leurs troupeaux Et se tenaient éveillés en jouant de leurs pipeaux.

Attendre que l’ange se trouve AU MILIEU DES BERGERS (prendre les petits anges au premier rang) : avant de commencer, nous avons invité les petits anges à venir au premier rang . On leur a mis une couronne brillante sur la tête.

 

Soudain, le ciel d’une lumière éclatante s’est rempli Un ange de Dieu est apparu sous leurs yeux ébahis!

 

Ange   Chœur parlé    

« N’ayez pas peur! »

 « Écoutez la nouvelle bien douce pour chacun: voilà qu'il est né aujourd'hui, à Bethléem, celui que vous attendez. Vous le reconnaitrez facilement: c’est un nouveau-né couché sur de la paille.

 

Joseph         

Et après… dans la fraicheur du soir… Des milliers d’anges ont entonné dans le ciel un chant de louanges à l’Éternel :

Chœur parlé « Gloire, gloire à Dieu dans les lieux élevés!  Paix sur la terre aux hommes de bonne volonté! »

        

MUSIQUE 14 : LES ANGES DANS NOS CAMPAGNES

 

L’ange Gabriel se place d’un coté , les petits anges s’assoient sur les marches d’un coté

 

joseph     

Puis le silence de la nuit est revenu. Les anges ont disparu.

Les bergers se sont regardés, émerveillés :

 Un berger    

« Il ne faut pas rester ici, figés! Allons à Bethléem pour découvrir cet enfant

joseph     

Laissant là leurs troupeaux ,Les bergers se sont rendus à Bethléem

Les bergers se rassemble au centre et en file indienne, attendre que le premier démarre avant de dire :

Et là, dans une étable ,  ils l’ont vu… de leurs yeux vu…

Ils vont saluer l’enfant Jésus et se placent sur un coté

Dans cette mangeoire misérable, Le Sauveur semblait si vulnérable! Le Dieu Très-Haut était venu partager notre humanité

 

 

LES ROIS MAGES

 

Joseph    

Puis nous avons vu arriver trois personnages, luxueusement habillés qui apportaient des cadeaux à notre fils Jésus. Je montrais mon grand étonnement.

A leur tour  , ils nous racontèrent

 

MUSIQUE 15

 

Ces rois aimaient observer le ciel. Et Une nuit une nouvelle étoile s’est mise à briller de mille feux

 

Un ange avec une étoile avance vers les mages

 

Ces mages, hommes de science très cultivés, ont pensé que cette étoile était celle d’un roi qui venait de naitre chez les Juifs.

Pleins d’émotion, ils ont osé tout quitté pour entreprendre un long voyage pour rendre  hommage à ce roi . Je me disais que leur foi devait être grande, même s’ils n’étaient pas des juifs. Car ils ne savaient pas ce qu’ils allaient trouver .

                            MUSIQUE 16

Les trois rois mages suivent l’étoile en prenant l’allée

Pendant des semaines malgré la chaleur et le froid, Leur caravane a avancé par monts et par vaux. Le long des rivières, À travers les déserts. Ils ont suivi l’étoile qui leur montrait le chemin, Remplis de confiance dans ce signe divin.

 

Les rois mages s’arrêtent au bord de l’allée 

 Arriver presqu’au terme de leur voyage, Ils  allèrent voir le roi Hérode à Jérusalem, en pensant qu’il savait où se trouvait ce roi qui venait de naître.

Le roi Hérode n’était bien sûr pas au courant de la naissance de  Jésus :  Une prophétie disait Et toi, Bethléhem, terre de Juda, tu n'es certes pas la plus petite parmi les principales villes de Juda, car de toi sortira un chef qui prendra soin d'Israël, mon peuple.»

Il leur dit

«Allez prendre des informations exactes sur le petit enfant. Quand vous l'aurez trouvé, faites-le-moi savoir, afin que j'aille moi aussi l'adorer.»

Mais ce n’était pas du tout son intention. Heureusement les mages ont été avertis en rêve de ne pas retourner chez le roi Hérode.

 

Les mages ont continuer à suivre  l’étoile jusqu’à l’endroit où nous nous trouvions Jésus, Marie et moi .

prendre le temps d’avancer un par un avec le cadeau

 Joseph

         Ils ont offert leurs cadeaux à Jésus : De l’or, de la myrrhe et de l’encens.

Chaque roi mage s’avance chacun son tour avec le cadeau qu’il apporte

De l’or que l’on offre à un roi

de l’encens utilisé pour prier Dieu 

et la myrrhe qui évoque que Dieu s’est fait homme

Je savais que ce petit enfant venait de Dieu et j’étais ébahi de voir que d’autres le croyaient aussi.

                     

MUSIQUE 17

 

 

 

 

 

QUATRIEME DIMANCHE DE L'AVENT

Aujourd'hui, dans la liturgie de la messe nous lisons la généalogie de Jésus 
12 12  


Ce que Saint Matthieu est en train de nous dire est que Jésus est un vrai Homme. En d'autres mots, que Jésus, comme tout homme et toute femme qui arrive au monde, ne part pas de zéro, mais qu'Il a derrière lui une histoire. Cela veut dire que l'Incarnation c'est du sérieux, que lorsque Dieu se fait Homme, Il le fait en assumant toutes les conséquences. Le Fils de Dieu en venant au monde, assume le passé de sa famille.

En regardant les personnages de cette liste, nous pouvons nous rendre compte que Jésus n'a pas pour ainsi dire un "dossier immaculé". Comme écrivait le Cardinal Nguyen van Thuan, «en ce monde, si un peuple écrit son histoire officielle, il le fera avec grandeur… C'est un cas unique, de trouver un peuple dont l'histoire officielle ne cache les péchés de ses ancêtres». Il y a des péchés comme l'homicide (David), l'idolâtrie (Salomon), ou la prostitution (Rahab). Et à coté de tout cela, il y a des moments de grâce et de fidélité à Dieu et surtout des personnages comme Joseph et Marie «(…) de laquelle fut engendré Jésus, que l'on appelle Christ (ou Messie)» (Mt 1,16).

En définitive, la généalogie de Jésus nous aide à contempler le mystère que nous nous préparons à célébrer: celui de Dieu fait Homme, vrai Homme, qui a «habité parmi nous» (Jn 1,14).

 

 

lumiere lumiere  DEUXIEME DIMANCHE DE L'AVENT

 

 HOMÉLIE PAR MGR HERMANN GIGUÈRE P.H., SÉMINAIRE DE QUÉBEC, POUR LE 2E DIMANCHE DE L'AVENT 6 DÉCEMBRE 2015 ANNÉE C TEXTES: BARUC 5, 1-9, PILIPPIENS1, 4-6.8-11 ET LUC 3, 1-6.
SÉMINAIRE DE QUÉBEC 
FACULTÉ DE THÉOLOGIE ET DE SCIENCES RELIGIEUSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL 
1 DÉCEMBRE 2015 

LES LECTURES DE CE DEUXIÈME DIMANCHE DE L'AVENT, NOUS INVITENT À VOIR CE QUE DIEU A COMMENCÉ DE FAIRE POUR SON PEUPLE ET POUR L'HUMANITÉ SOUS L'IMAGE DE LA JÉRUSALEM DONT PARLE LE PROPHÈTE BARUC : « JÉRUSALEM QUITTE TA ROBE DE TRISTESSE ET DE MISÈRE, ET REVÊTS LA PARURE DE LA GLOIRE DE DIEU POUR TOUJOURS ». LE PROPHÈTE DIRIGE NOTRE REGARD VERS UN AVENIR PROMETTEUR. LES TEXTES DE DIMANCHE DERNIER À TRAVERS LES IMAGES DU RETOUR DU FILS DE L’HOMME NOUS PARLAIENT DE L'ESSENTIEL DE LA VENUE DU SAUVEUR : NOTRE RÉDEMPTION ET NOTRE SALUT. LES TEXTES DE CE DIMANCHE-CI NOUS DISENT COMMENT Y ENTRER ET LES FAIRE NÔTRES. 

I - L'ACTION DE DIEU SE MANIFESTE DÈS MAINTENANT DANS NOS VIES 

NOTRE RÉDEMPTION ET NOTRE SALUT SONT DES RÉALITÉS QUI SONT DÉJÀ LÀ. L'ÉVANGILE QUI VIENT D'ÊTRE PROCLAMÉ LE DIT CLAIREMENT EN PRÉSENTANT JEAN-BAPTISTE, LE PRÉCURSEUR DE LA VENUE DE JÉSUS. CETTE PRÉSENTATION SUR LAQUELLE J’AIMERAIS M’ATTARDER UN PEU NOUS ÉCLAIRE SUR CET AVENIR PROMETTEUR QUE PRÉSENTE LE PROPHÈTE BARUC. 

EN EFFET, L'ARRIVÉE DE JEAN-BAPTISTE SE SITUE DANS UN TEMPS DÉTERMINÉ COMME LE PRÉCISE LE DÉBUT DE L'ÉVANGILE : " L'AN QUINZE DU RÈGNE DE L'EMPEREUR TIBÈRE, PONCE PILATE ÉTANT GOUVERNEUR DE LA JUDÉE, HÉRODE PRINCE DE GALILÉE, SON FRÈRE PHILIPPE PRINCE DU PAYS D'ITURÉE ETC." CES PRÉCISIONS NE SONT PAS SEULEMENT INTÉRESSANTES PARCE QU'ELLES NOUS DÉCRIVENT UN ARRIÈRE-FOND HISTORIQUE, MAIS SURTOUT PARCE QU'ELLES NOUS RENSEIGNENT SUR LA FAÇON DONT DIEU VIENT AU SECOURS DE L'HUMANITÉ. L’ÉVANGÉLISTE N’UTILISE PLUS DES IMAGES COMME LORSQU’IL PARLE DU RETOUR DU CHRIST À LA FIN DES TEMPS, IL NOUS SITUE DANS LE TEMPS RÉEL. L'ACTION DE DIEU EST CONCRÈTE. ELLE EST INSÉRÉE DANS LA VIE DES GENS. 

ICI IL EST QUESTION DE JEAN-BAPTISTE DONT LA MISSION SERA CELLE DE PRÉCURSEUR DE LA VENUE DE JÉSUS QUI LUI AUSSI, VERBE DE DIEU, HABITERA PARMI NOUS DANS LA CHAIR ET LE TEMPS. JEAN-BAPTISTE LE DERNIER DES PROPHÈTES EST UN ENVOYÉ DE DIEU. SON ARRIVÉE MARQUE LA FIN DE L'ATTENTE D'UN SAUVEUR, ELLE INAUGURE LA NOUVELLE ALLIANCE ET PRÉPARE DE FAÇON IMMÉDIATE LA VENUE DU SAUVEUR DANS LE MONDE. 

DANS CETTE VENUE, TOUT ÊTRE VIVANT VERRA LE SALUT DE DIEU. LES RAVINS SERONT COMBLÉS, LES MONTAGNES ET LES COLLINES ABAISSÉES, LES ROUTES APLANIES PROCLAME JEAN-BAPTISTE REPRENANT LES PAROLES DE BARUC (LUC 3, 6). L'ACTION DE DIEU EST DÉJÀ PRÉSENTE. DIEU DEVANCE NOTRE ATTENTE. 

AINSI, AUJOURD'HUI LES TEXTES NE NOUS PARLENT PAS D'UNE VENUE DU SALUT, D'UN RETOUR DU CHRIST À ATTENDRE. NON! ILS NOUS DISENT QUE DIEU EST LÀ DANS VOS VIES. COMME ON LE CHANTE AVEC RAISON "TU ES LÀ AU CŒUR DE NOS VIES ET C'EST TOI QUI NOUS FAIT VIVRE! BIEN VIVANT, Ô JÉSUS-CHRIST". 

II - UN SALUT EN VOIE D'ACHÈVEMENT 

ET CE QUE DIEU FAIT EN CHACUNE DE NOS VIES, IL VA LE CONTINUER DE LE FAIRE JUSQU'À L’ACHÈVEMENT FINAL. C'EST EXACTEMENT CE QUE DIT SAINT PAUL AUX CHRÉTIENS DE LA VILLE DE PHILIPPES QU'IL A ÉVANGÉLISÉS AVEC SES AMIS SILAS ET LUC. 

ÉCOUTEZ: "ET PUISQUE DIEU A SI BIEN COMMENCÉ CHEZ VOUS SON TRAVAIL, JE SUIS PERSUADÉ QU'IL LE CONTINUERA JUSQU'À SON ACHÈVEMENT AU JOUR OÙ VIENDRA LE CHRIST JÉSUS [...] DANS MA PRIÈRE, JE DEMANDE QUE VOTRE AMOUR VOUS FASSE PROGRESSER DE PLUS EN PLUS DANS LA CONNAISSANCE VRAIE ET LA PARFAITE CLAIRVOYANCE QUI VOUS FERONT DISCERNER CE QUI EST PLUS IMPORTANT [...] AINSI VOUS MARCHEREZ SANS TRÉBUCHER VERS LE JOUR DU CHRIST." 

NOUS SOMMES EN L'AN 2015, APRÈS DES ATTENTATS QUI NOUS ONT REMUÉS, EN RECHERCHE DE RÉPONSES AUX CHANGEMENTS CLIMATIQUES, À L'ÉCOUTE DES PAROLES PERCUTANTES DU PAPE FRANÇOIS DANS SON VOYAGE EN AFRIQUE, NOUS SOMMES LÀ EN CHAIR ET EN OS, ET L'ACTION DE DIEU EST TOUJOURS PRÉSENTE PAR SON ESPRIT. NE NOUS LAISSONS PAS ABATTRE. LE SALUT EST DÉJÀ COMMENCÉ. IL EST LÀ EN VOIE D'ACHÈVEMENT AVEC NOTRE PARTICIPATION GÉNÉREUSE ET ATTENTIVE. 

LE TEMPS DE L'AVENT PRÉPARE À LA FÊTE DE NOËL, À LA VENUE DU CHRIST. SI NOUS Y REVENONS À CHAQUE ANNÉE C'EST PARCE QUE CETTE VENUE N'EST JAMAIS TERMINÉE. LA NAISSANCE DU CHRIST DANS NOS VIES N'EST PAS FAITE UNE FOIS POUR TOUTES. LE CHRIST CONTINUE DE NAÎTRE EN NOUS ET DANS LE MONDE JUSQU'À LA FIN DES TEMPS. 

III- APPLICATION 

RETENONS, FRÈRES ET SOEURS, QUE LE TEMPS DE L'AVENT EST UN TEMPS DE CHEMINEMENT DANS LA FOI, UN TEMPS DE PÈLERINAGE INTÉRIEUR ET UN TEMPS D'EXERCICE DE LA CHARITÉ AUTOUR DE NOUS DANS DES GESTES DE PARTAGE DE TOUTES SORTES. 

CE DERNIER VOLET EST TRÈS PRÉSENT DANS LES USAGES ET LES TRADITIONS RELIÉES AU TEMPS DES FÊTES QUI LE REFLÈTENT AVEC BONHEUR : CUEILLETTE DE VÊTEMENTS, PANIER DE NOURRITURE, QUÊTE DE LA GUIGNOLÉE AU QUÉBEC (VOIR NOTE À LA FIN) ET QUE SAIS-JE ENCORE? MÊME SI CES GESTES FONT PARTIE D'UN DÉCOR QUI SEMBLE ÉTRANGER À LA FÊTE DE NOËL, N'AYONS PAS PEUR D'Y ENTRER AVEC UN ESPRIT QUI CORRESPOND À NOS CHOIX PERSONNELS ET D'Y VOIR DES OCCASIONS DE VIVRE LE TEMPS DE L'AVENT COMME UNE VENUE DU SAUVEUR DÉJÀ PRÉSENT SOUS DIVERSES FORMES DANS NOTRE MONDE, DES FORMES DE PRÉSENCE QUI SONT COMME DES "SEMENCES DU VERBE" COMME ON L'A SOULIGNÉ SOUVENT AU COURS DU DERNIER SYNODE SUR LA FAMILLE À ROME EN OCTOBRE 2015. 

CONCLUSION 

OUI, RÉJOUIS-TOI, JÉRUSALEM! "DEBOUT VOIS TES ENFANTS RASSEMBLÉS DU LEVANT AU COUCHANT PAR LA PAROLE DU DIEU SAINT". ACCUEILLONS CES PAROLES D'ESPÉRANCE AVEC UN CŒUR OUVERT ET UN ENGAGEMENT CONCRET POUR VIVRE LA VENUE DU SAUVEUR DANS NOS VIES DE CHAQUE JOUR. 

QUE CETTE EUCHARISTIE OÙ CELUI-CI SE FAIT PRÉSENT DANS SON CORPS ET DANS SON SANG MANIFESTE NOTRE ENGAGEMENT À SA SUITE ET NOTRE FOI DANS L'AMOUR ET LA MISÉRICORDE DE DIEU QUI REJOINT TOUTE LES PERSONNES QUELLES QU'ELLES SOIENT. CETTE SEMAINE, LE 8 DÉCEMBRE 2015, LE PAPE FRANÇOIS VA OUVRIR OFFICIELLEMENT L'ANNÉE JUBILAIRE DE LA MISÉRICORDE, PRIONS POUR QU'IL CONTINUE AVEC COURAGE SON MINISTÈRE AU SERVICE DE SES FRÈRES ET SŒURS ET PRIONS POUR QUE L'ÉGLISE TOUT ENTIÈRE À TRAVERS SES PASTEURS ET SES FIDÈLES SACHE POSER ET SOUTENIR LES GESTES MISÉRICORDIEUX DONT NOTRE MONDE A TANT BESOIN. 

AMEN! 

MGR HERMANN GIGUÈRE P.H. 
SÉMINAIRE DE QUÉBEC 
FACULTÉ DE THÉOLOGIE ET DE SCIENCES RELIGIEUSES DE L'UNIVERSITÉ LAVAL 
1 DÉCEMBRE 2015 

 

1ier dimanche de l'avent 1ier dimanche de l'avent  

Avec ce premier dimanche de l’Avent, nous entrons dans le cycle liturgique de la préparation à Noël. Une question nous vient spontanément à l’esprit : si le Christ est déjà venu, pourquoi devons-nous l’attendre encore ? C’est qu’en réalité il y a trois avènements du Christ.

  1. L’avènement historique, celui que nous fêterons à Noël : Dieu le Fils a voulu ...partager notre vie de labeur et de souffrances...
  2. Le deuxième avènement aura lieu à la fin des temps, quand le Christ viendra dans sa gloire pour juger les vivants et les morts. ...L’Évangile d’aujourd’hui, en style apocalyptique, nous l’annonce :« Il y aura des signes dans le ciel. Et alors on verra le Fils de l’Homme venant sur la nuée, avec une grande puissance et une grande gloire ». Ce que nous proclamons nous-mêmes dans le Credo :« J’attends la résurrection des morts et la vie éternelle ».
  3. Le troisième avènement, celui qu’on est toujours tenté d’oublier, est celui par lequel le Christ vient chaque jour dans son Église et dans notre âme, par son amitié :« Si quelqu’un m’aime, je me manifesterai à lui » ; « Si quelqu’un m’aime, mon Père l’aimera, et nous viendrons, et nous ferons en lui notre demeure ».

L’attente du Christ n’est donc pas finie, parce que sa venue n’est pas une pure chose du passé : le Seigneur est venu, oui ; mais il doit encore venir, et il vient tous les jours.

...

Donc, en ce premier dimanche de l’Avent, le Christ attend de nous que nous renouvelions notre espérance. Mais comment faire ?

  1. Il faut d’abord accepter de nous convertir. « L’heure est venue de sortir de notre sommeil », car le salut est proche, pour tous ceux qui veulent vraiment le saisir. Il nous faut secouer notre léthargie spirituelle...C’est toute la morale personnelle, familiale et communautaire, qui doit être replacée dans la lumière du Christ. Le chrétien doit se revêtir du Seigneur Jésus, et cela, c’est tout un programme !
  2. Nous devons aussi accepter une rencontre décisive avec le Christ :« Voici que je me tiens à la porte, et je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour souper, moi près de lui et lui près de moi » (Apoc 3,20). C’est donc une intimité à la fois très forte et très douce que le Christ nous offre. Mais il respecte notre liberté, et n’entrera pas sans frapper. Il frappe doucement, sûr d’être entendu chez ceux qui lui restent fidèles. Parfois, hélas, il doit frapper fort et longtemps. Comme nous disons souvent :« Il n’est pire sourd que celui qui ne veut pas entendre »...
  3. Nous pouvons demander à Marie le secret de son espérance. Elle a vécu cette attente que toutes les mères connaissent bien, faite de rêves heureux et d’inquiétudes, d’allégresse continue et de soucis quotidiens. Mais Marie n’a pas attendu son enfant pour elle seule : elle l’a porté et attendu au nom de l’humanité tout entière. Elle récapitulait dans son cœur de Mère l’espérance de tous les siècles, et spécialement celle des prophètes et des sages du peuple élu. Dieu l’avait déléguée et préparée pour accueillir d’avance en notre nom celui qui venait ôter le péché du monde, et pour être spécialement la Mère de tous les membres du Christ.

Le modèle de notre espérance chrétienne en ce temps de l’Avent, c’est le dialogue silencieux de Marie et de son Enfant-Dieu. Comme Marie, nous, les chrétiens, nous devons espérer le Sauveur au nom de tous ceux qui n’ont pas d’espérance, l’accueillir chaque jour en nous pour le donner chaque jour au monde.

Alors, fiers de notre foi et sûrs de celui en qui nous croyons, nous présenterons tous ensemble à nos contemporains le visage d’une communauté libre et accueillante, et nous pourrons sans rougir proclamer à tous le message d’espoir du Christ...

Fr. Jean-Christian Lévêque, o.c.d.

 

 

 

33EME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Homélie tiré du site

http://www.carmel.asso.fr/

En cette fin d’année liturgique, les lectures de ce dimanche nous invitent à méditer sur des textes qui figurent la fin du monde. Ce thème a suscité beaucoup l’imagination des hommes au cours des âges en soulignant le plus souvent la tragédie de la fin du monde, mais très peu ont su mettre en lum

temps de detresse temps de detresse  

ière la bonne nouvelle que suggère Jésus dans l’évangile de ce jour. En effet, au cœur de l’automne, en ce moment où les feuilles meurent et tombent, cet évangile nous suggère une image de printemps : le figuier dont les branches deviennent tendres au moment où sortent les feuilles qui annoncent que l’été est proche. Cette image de printemps, pleine d’espoirs et de promesses, Jésus l’applique à la fin des temps et à la proximité de sa venue, « Lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, sur le seuil. » Bien sûr, il y a d’autres images et d’autres signes avant-coureurs du retour de Jésus, beaucoup moins champêtres, inquiétants même, presque terrifiants. 

C’est vrai, il y a tout cela, et dans la bouche même de Jésus. Mais il y a aussi l’autre image, celle de la branche qui se gonfle sous la sève qui monte, et du bourgeon qui éclot sous la poussée de la vie, elle aussi dans la bouche de Jésus. A trop uniquement regarder les images qui suscitent l’appréhension de la fin du monde, nous en viendrions à oublier la fraîcheur de celle qui annonce la vie et une plénitude nouvelle. Comme, d’ailleurs, nous oublions que ce monde, sans attendre les derniers temps, est déjà profondément marqué par la violence, l’injustice et la haine.

Ce que le seigneur nous annonce, c’est moins la fin de ce monde que la naissance d’un autre. C’est moins la perte de ce monde marqué par le péché que la restauration d’un monde nouveau où les mots de liberté, d’égalité et de fraternités ne seront plus de vains mots. Car Jésus précise explicitement que les signes de détresse et de peur, et qui ne sont que passagers, ne sont là que pour annoncer le seul événement qui importe et qui mérite de mobiliser toutes nos énergies et toute notre attente : « De même, vous aussi, lorsque vous verrez cela, sachez que le Fils de l’homme est proche, sur le seuil. »

Certes, la naissance du monde nouveau sera précédée d’un déchirement, d’une perte, d’un bouleversement, mais n’est-ce pas le lot de toutes naissances ? Sait-on jamais si la branche de figuier souffre d’écartèlement lorsque la sève de l’intérieur pousse et fait gonfler ses parois ? Ou si le bourgeon a mal lorsqu’il doit éclater pour céder la place aux fleurs et aux feuilles ? Nous ne posons même pas la question, tellement notre regard est attiré, déjà, vers le spectacle verdoyant et florissant du printemps. Qui plaindrait la tige ou le bourgeon ? Il en est de même pour la naissance d’un être humain, malgré les douleurs de l’enfantement, et même si l’on en a conscience, la joie de donner naissance l’emporte sur l’appréhension de la douleur. Naturellement, on sait hiérarchiser les valeurs pour relever le regard vers le bien promis, vers la récolte à venir, la beauté d’un paysage en fleurs, la naissance d’un enfant.

Et il en est de même pour l’Église quand elle regarde vers la fin des temps et en prenant conscience des douleurs qui marquent aujourd’hui les hommes. Bien sûr, notre humanité est promise à l’épreuve. Mais c’est la joie qui l’emporte, puisque le Fils de l’homme, Jésus, notre sauveur, est désormais tout proche, devant la porte, sur le seuil. A travers tout ce qui peut nous contrarier, c’est lui que nous attendons, c’est lui qui nous apporte la paix promise.

Telle est la joie de l’Église, et celle de chacun de nous, une joie qui l’emporte toujours. Parce que le Seigneur Jésus est de plus en plus proche, et que chaque nouveau déchirement est le signe, qui ne peut tromper, que Jésus se rapproche encore davantage. Parce que chaque misère et même chaque péché, qui maintenant nous sautent aux yeux, sont la preuve sûre que le voile est sur le point de se déchirer et que nous allons bientôt faire face à Jésus et être noyés dans l’amour et la miséricorde. Car plus Jésus se fera proche, plus le monde sera écartelé, et plus notre misère sera évidente, mais plus aussi nous serons aspirés par la puissance de son amour. Et plus il sera facile et plus il sera doux de lui ouvrir la porte : « Voici que je me tiens à la porte, disait Jésus, et que je frappe ; si quelqu’un entend ma voix et ouvre la porte, j’entrerai chez lui pour un souper, moi près de lui, et lui près de moi » (Ap 3, 20)

Avec saint Paul, dans l’épître aux Romains, c’est dans l’espérance que nous vivons ce temps présent : « J’estime donc qu’il n’y a pas de commune mesure entre les souffrances du temps présent et la gloire que Dieu va bientôt révéler en nous. En effet, la création aspire de toutes ses forces à voir cette révélation des fils de Dieu. Elle a gardé l’espérance d’être, elle aussi, libérée de l’esclavage, de la dégradation inévitable, pour connaître la liberté, la gloire des enfants de Dieu. » (Rm 8, 18…22)

LA TOUSSAINT

 

toussaint toussaint  Comme son nom l’indique, la Toussaint est la fête de tous les saints. Chaque 1er novembre, l’Église honore ainsi la foule innombrable de ceux et celles qui ont été de vivants et lumineux témoins du Christ.

Si un certain nombre d’entre eux ont été officiellement reconnus, à l’issue d’une procédure dite de « canonisation », et nous sont donnés en modèles, l’Eglise sait bien que beaucoup d’autres ont également vécu dans la fidélité à l’Evangile et au service de tous. C’est bien pourquoi, en ce jour de la Toussaint, les chrétiens célèbrent tous les saints, connus ou inconnus.
Cette fête est donc aussi l’occasion de rappeler que tous les hommes sont appelés à la sainteté, par des chemins différents, parfois surprenants ou inattendus, mais tous accessibles.

La sainteté n’est pas une voie réservée à une élite : elle concerne tous ceux et celles qui choisissent de mettre leurs pas dans ceux du Christ. Le pape Jean-Paul II nous l’a fait comprendre en béatifiant et canonisant un grand nombre de personnes, parmi lesquelles des figures aussi différentes que le Père Maximilien Kolbe, Edith Stein, Padre Pio ou Mère Térésa…

La vie de ces saints constitue une véritable catéchèse, vivante et proche de nous. Elle nous montre l’actualité de la Bonne nouvelle et la présence agissante de l’Esprit Saint parmi les hommes. Témoins de l’amour de Dieu, ces hommes et ces femmes nous sont proches aussi par leur cheminement – ils ne sont pas devenus saints du jour au lendemain -, par leurs doutes, leurs questionnements… en un mot : leur humanité.
La Toussaint a été longtemps célébrée à proximité des fêtes de Pâques et de la Pentecôte. Ce lien avec ces deux grandes fêtes donne le sens originel de la fête de la Toussaint : goûter déjà à la joie de ceux qui ont mis le Christ au centre de leur vie et vivre dans l’espérance de la Résurrection.

 

EGLISE CATHOLIQUE DE FRANCE

 

 

 

 

 

 

28IEME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

 

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Comme cela arrive souvent dans les évangiles, tout part d’une rencontre : celle de Jésus avec quelqu’un « qui avait de grands biens ». C’était une personne qui observait fidèlement tous les commandements de la loi de Dieu depuis sa jeunesse, mais qui n’avait pas encore trouvé le vrai bonheur ; et c’est la raison pour laquelle cet homme demande à Jésus comment faire pour « avoir en héritage la vie éternelle » (v.17). D’un côté, il est attiré, comme tout le monde, par la plénitude de la vie ; de l’autre, étant habitué à compter sur ses propres richesses, il pense que la vie éternelle aussi peut, d’une certaine façon, « s’acquérir », en observant peut-être un commandement particulier.

Jésus saisit le désir profond qui habite cette personne et, précise l’évangéliste, il fixe sur lui son regard plein d’amour, le regard de Dieu (cf. v.21). Mais Jésus comprend aussi quel est le point faible de cet homme : c’est précisément son attachement à tous ses biens ; et c’est pourquoi il lui propose de tout donner aux pauvres, pour que son trésor, et donc son cœur, ne soit plus sur la terre mais dans le ciel, et il ajoute « Viens, suis-moi » (v.22). Mais celui-ci, au lieu d’accueillir avec joie l’invitation de Jésus, s’en va tout triste (cf. v.23) parce qu’il ne parvient pas à se détacher de ses richesses, qui ne pourront jamais lui donner le bonheur .

 

article tiré du site "jardinierdeDieu.com"

 

 

 

 

 

20 SEPTEMBRE 2015    25ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

 

Lavement-des-pieds Lavement-des-pieds  « S'étant assis, Jésus appela les Douze et leur dit : « Si quelqu'un veut être le premier, qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ». Par ces paroles Jésus condamne-t-il par hasard le désir d’exceller, de faire de grandes choses dans la vie, de donner le meilleur de soi-même, et privilégie-t-il au contraire l’apathie, un esprit de renoncement, la paresse ? 

 « Si quelqu’un veut être le premier… ». Il est donc possible de vouloir être le premier, ce n’est pas interdit, ce n’est pas un péché. Jésus non seulement n’interdit pas, par ces paroles, le désir de vouloir être le premier, mais il l’encourage. Il révèle seulement une manière nouvelle et différente pour y parvenir: non pas au détriment des autres, mais en faveur des autres. Il ajoute en effet : « …qu'il soit le dernier de tous et le serviteur de tous ».


Mais quels sont les fruits de l’une et l’autre manière d’être le premier ? La volonté de puissance conduit à une situation dans laquelle l’un domine et les autres servent ; l’un est rendu « heureux » (s’il peut exister un bonheur en cela), les autres malheureux ; un seul en sort vainqueur, tous les autres vaincus ; l’un domine, les autres sont dominés.

 « D’où viennent les guerres ? » Jésus nous donne la réponse dans l’Evangile : du désir de dominer ! La domination d’un peuple sur un autre, d’une race sur l’autre, d’un parti sur les autres, d’un sexe sur l’autre, d’une religion sur l’autre…

Dans le service en revanche, tous bénéficient de la grandeur de l’un. Celui qui est grand dans le service, est lui-même grand et rend les autres grands ; au lieu de s’élever au-dessus des autres, il élève les autres avec lui. 
30 AOUT 2015    22ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

EVANGILE DE JÉSUS-CHRIST SELON SAINT MARC 7,1-8.14-15.21-23.

Les pharisiens et quelques scribes étaient venus de Jérusalem. Ils se réunissent autour de Jésus, et voient quelques-uns de ses disciples prendre leur repas avec des mains impures, c'est-à-dire non lavées. -Les pharisiens en effet, comme tous les Juifs, se lavent toujours soigneusement les mains avant de manger, fidèles à la tradition des anciens ; et au retour du marché, ils ne mangent pas avant de s'être aspergés d'eau, et ils sont attachés encore par tradition à beaucoup d'autres pratiques : lavage de coupes, de cruches et de plats. -Alors les pharisiens et les scribes demandent à Jésus : « disciples ne suivent-ils pas la tradition  des anciens ? Ils prennent leurs repas sans s'être lavé les mains. » Jésus leur répond : « Isaïe a fait une bonne prophétie sur vous, hypocrites, dans ce passage de l'Écriture : Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi. Il est inutile, le culte qu'ils me rendent ; les doctrines qu'ils enseignent ne sont que des préceptes humains. Vous laissez de côté le commandement de Dieu pour vous attacher à la tradition des hommes. » Il appela de nouveau la foule et lui dit : « Écoutez-moi tous, et comprenez bien. Rien de ce qui est extérieur à l'homme et qui pénètre en lui ne peut le rendre impur. Mais ce qui sort de l'homme, voilà ce qui rend l'homme impur. » Car c'est du dedans, du cœur de l'homme, que sortent les pensées perverses : inconduite, vols, meurtres, adultères, cupidités, méchancetés, fraude, débauche, envie, diffamation, orgueil et démesure. Tout ce mal vient du dedans, et rend l'homme impur. »

 

Sans toi que pouvons-nous faire ?

 

« Pourquoi tes disciples ne suivent-ils pas la tradition des anciens ? » Une question ...qui cherche à mettre le trouble entre les disciples et leur maître, une question qui attaque Jésus. Nous pouvons certes laisser retentir cette question dans sa charge agressive… Et puis nous pouvons surtout entrer dans ce qu’elle dit comme manière de se représenter le monde… Quelle est la promesse de la vie qu’elle propose ? Est-elle cette vie, notre vie juste là pour reprendre le chemin tracé par les anciens. Si c’est bien cela de fait alors je ne puis que vouloir que moi et tous les autres suivent le même chemin. Je me rends hostile aux autres et à moi-même, incapable de les recevoir, de les accueillir, de m’accueillir moi-même. C’est une vie d’automate que je cherche, être conforme, conforme à quoi, à la tradition des anciens. Mais eux-mêmes lorsqu’ils inventaient ce qui est devenu cette tradition, ils ne faisaient qu’inventer leur propre vie, leur propre manière de faire… Est-ce que je ne fais pas complètement fausse route, en posant une question comme celle-là… Comment Jésus répond-il ?

« Ce peuple m'honore des lèvres, mais son cœur est loin de moi ». Jésus répond mais il répond en citant les Ecritures, un prophète, le prophète Isaïe… Il se rapporte à la Tradition mais en indiquant par là, qu’elle est vivante, en débat, en contradiction, en renvoi pour chacun vers son propre questionnement. Il montre l’enjeu en toute vie, se laisser être par l’extérieur ou laisser prendre forme l’appel intérieur, laisser parler son cœur…

L’homme est capacité d’ouverture ou il n’est pas lui-même...

 

 « C'est du dedans, du cœur de l'homme… » Voilà pour chacun de nous la bonne nouvelle véritable, chacun de nous où qu’il se trouve dans l’histoire peut aller vers le Seigneur, en se reconnaissant pour ce qu’il est : un pécheur en quête du pardon, en quête d’une nouveauté qui rendra possible le changement de son cœur. Et nous chrétiens, nous croyons que le Seigneur Jésus est cette nouveauté pour tous les hommes, qu’il peut changer notre cœur, nous rendre capables d’aimer. La rencontre avec Jésus, le cœur à cœur avec Lui… Pourquoi ? Parce qu’Il entre en parfaite solidarité avec nous, parce qu’il accueille tout le monde, parce qu’il se donne complètement… Nous pouvons le croire en prenant le temps de le contempler sur la Croix, en considérant ce qu’Il a fait pour nous, pour moi, renaît alors en moi la filiation…

père Jean-Luc

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16 AOÛT : 20ÈME DIMANCHE DU TEMPS ORDINAIRE

Qui mange ma chair et boit mon sang demeure en moi, et moi en lui, dit le Seigneur.

 

Évangile de Jésus Christ selon saint Jean

 

En ce temps-lle corps et le sang du Christ le corps et le sang du Christ  à,
Jésus disait à la foule :
    « Moi, je suis le pain vivant,
qui est descendu du ciel : 
si quelqu’un mange de ce pain, 
il vivra éternellement. 
Le pain que je donnerai, c’est ma chair, 
donnée pour la vie du monde. »
    Les Juifs se querellaient entre eux : 
« Comment celui-là 
peut-il nous donner sa chair à manger ? » 
    Jésus leur dit alors : 
« Amen, amen, je vous le dis : 
si vous ne mangez pas la chair du Fils de l’homme, 
et si vous ne buvez pas son sang, 
vous n’avez pas la vie en vous. 
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang 
a la vie éternelle ; 
et moi, je le ressusciterai au dernier jour. 
    En effet, ma chair est la vraie nourriture, 
et mon sang est la vraie boisson. 
    Celui qui mange ma chair et boit mon sang 
demeure en moi, 
et moi, je demeure en lui. 
    De même que le Père, qui est vivant, m’a envoyé, 
et que moi je vis par le Père, 
de même celui qui me mange, 
lui aussi vivra par moi. 
    Tel est le pain qui est descendu du ciel : 
il n’est pas comme celui que les pères ont mangé. 
Eux, ils sont morts ; 
celui qui mange ce pain vivra éternellement. »

 

 

MOI, JE SUIS LE PAIN VIVANT, QUI EST DESCENDU DU CIEL:

si quelqu'un mange de ce pain, il vivra éternellement»

 

  «Moi, je suis le pain vivant, qui est descendu du ciel» (Jn 6,51). Ce discours sur le pain de Vie a une structure, très bien pensée et remplie d'enseignements enrichissants.

Quel bonheur si tous les chrétiens connaissaient bien les saintes écritures! Nous nous retrouverions face à face au mystère de Dieu, telle une vraie nourriture pour nos âmes, qui sont souvent endormies et affamées d'éternité. Elle est magnifique cette parole vivante, la seule écriture capable de changer les cœurs.

Jésus, qui est le chemin, la vérité et la vie, nous parle pour nous dire qu'il est le pain de vie. Et le pain, comme nous le savons bien, est fait pour être mangé. Mais afin de le manger, nous devons avoir faim. Comment pouvons nous comprendre le sens d'être chrétien si nous avons perdu la faim de Dieu? Faim de le connaître, faim de le traiter en ami, faim de le faire connaître à ceux qui ne le connaissent pas encore, faim de le partager, comme on partage le pain a table. Quelle belle image de voir un père de famille a la tête de la table coupant un bon pain, obtenu par son travail et de le donner à ses enfants! Dans l'Eucharistie, c'est Jésus lui-meme qui se donne comme pain de vie, qui se donne en partage et avec une générosité telle que nous sommes saisis d'émoi.

Pain de vie… mais, de quelle vie? Il est clair que ce pain là, ne va pas prolonger notre existence sur terre, mais il est clair également qu'il changera la qualité et la profondeur de chaque instant de notre vie. Posons-nous cette question: -Et moi, quelle est la vie que je souhaite vivre? Et comparons notre réponse à la vie que nous menons aujourd'hui. Est-ce que c'est ce que nous aurions souhaité? Ne croyons-nous pas que nous pourrions élargir encore plus nos horizons?

 

La vie du Christ dans l'Eucharistie est encore plus vaste de ce que toi et moi pouvons imaginer, elle est plus remplie, plus belle, et elle attend que nous la mangions, elle attend à la porte de notre cœur, patiente et ardente comme seul celui qui sait aimer peut le faire.

 

Abbé Antoni CAROL i Hostench (site evangeli.net)
(Sant Cugat del Vallès, Barcelona, Espagne)