La semence germe, grandit, produit du fruit

11ème dimanche ordinaire 11ème dimanche ordinaire

Ezéchiel 17, 22-24 ; 2 Corinthiens 5, 6-10 ; Marc 4, 26-34

 

Voici revenu le temps ordinaire, qui nous accompagnera jusqu’à la fin de l‘année liturgique. La liturgie nous propose de continuer la lecture de l’évangile selon Marc, excepté quelques dimanches où l'évangile selon Jean viendrait suppléer la lecture du pain multiplié.

 

Ce dimanche, les lectures nous invitent à la confiance et au courage. Confiance à cause des parables de Jésus rapportées en Marc 4. La semence qui pousse, tout comme la graine de moutarde qui donne naissance à un grand arbre où beaucoup viennent se réfugier. Ces parables suivent la première où Jésus évoque le semeur… il sème en divers terrain, et même s’il y a des déchets, des endroits sec, la semence poussera et portera du fruit. A la fin du chapitre 3, Jésus a appelé ses disciples, l’s douze. Aussitôt après est évoquée une diatribe avec les pharisiens où Jésus est accusé d’avoir le diable dans le ventre (“il a Béelzéboul en lui !”). Aussitôt après viennent les membres de la famille de Jésus qui souhaitent le ramener à la maison, à la raison, bref, le faire taire. Comment la Parole de Bonne nouvelle pourrait-elle être entendue ? Vient donc, selon Marc (mais aussi chez Matthieu ch.13) un enseignement de Jésus qui invite à espérer, à avoir confiance.

 

Les diverses paraboles qui se suivent éclairent une confiance que Jésus souhaite transmettre à ses disciples et, au-delà, aux chrétiens dont nous sommes. Au premier siècle, comme aujourd’hui il est légitime d’avoir des doutes sur l’avenir de la Bonne Nouvelle, tant les obstacles, les adversaires sont nombreux. Citons d’abord l’indifférence qui semble se développer ; citons aussi le laïcisme qui veut faire taire toute religion, alors que la vraie laïcité demande que l’on fasse droit à la diversité des pratiques religieuses. En certains pays l’on voit se développer des persécutions physiques, des disparitions d’hommes en femmes croyantes en Jésus-Christ. Et pourtant la Parole continue à être proclamée.

 

En cette fin d’année, des groupes de catéchistes se retrouvent pour regarder l’année écoulée. Il y a de l’émerveillement devoir la Parole entendue, reçue. Il y a des enfants, des parents chez qui la semence pousse… A nous de voir et rendre grâce pour ce qui pousse autour de nous et surtout, de croire en l’avenir de ce qui est semé.

 

La liturgie offre d’entendre en première lecture quelques lignes d’Ezéchiel où il exprime cette confiance d’un avenir pour le peuple de Dieu. Ezéchiel vit à une période difficile de l’histoire d’Israël, puisque l’Exil manifeste la fin du Royaume, la fin de tout avenir pour l’espérance en Israël. Or les images qu’il utilise sont, comme pour Jésus, tirées de la nature : une pousse repiquée qui donne naissance à de grands arbres… . Peut-être que cela a pu inspirer Jésus quand il mettait en forme ses paraboles. Retenons que ce n’est pas seulement un langage pour hier, mais un langage aussi pour nous aujourd’hui. Puissent ces paroles inspirer notre méditation et notre agir comme témoins aujourd’hui. EH

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