Soirée échanges avec Deepika Singh

ARDRES. Le vendredi 31 mars 2017

Soirée échanges avec Deepika Singh.
ARDRES. Le vendredi 31 mars 2017.
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Dans l’univers submergé par l’information de plus en plus rapide et facile d’accès, le contact direct pourrait sembler un concept démodé. Pourtant, c'est une cinquantaine de personnes qui ont répondu à l'invitation lancée par notre doyen Gérard Levray pour mieux s'informer sur les actions du C.C.F.D. à travers le monde. 

 

Ce soir-là, c'est l'inde qui est au programme avec Deepika Singh qui a su partager la vie des petits agriculteurs de ce pays. Madame Deepika SINGH nous vient de l’Inde, de la région de Mumbay. En tant que bénévole, Deepika est coordinatrice régionale au sein de la F.I.R.M.A.R.C. et membre du bureau central. Elle est également engagée au sein d’autres organisations.

 

A l'aide d'un montage photos, ses expériences sur le développement de l'agriculture familiale conduit par son peuple, attirent l'attention de l'auditoire. D'autant que ses explications en anglais, traduites ensuite en français, nous donnent l'occasion de porter plus d'écoute. En inde, les conditions du travail de la terre n'ont rien à voir avec notre agriculture moderne et intensive. Là-bas, ce sont des lopins de terre où chaque propriétaire cultive selon des méthodes ancestrales.

 

L'exemple de ce petit fermier qui porte très haut les avantages de la culture biologique est remarquable puisqu'elle est conduite depuis quelques décennies. Il utilise aucun pesticide qui peut contaminer les habitants. Son procédé de culture a fait des adeptes qui produisent à leur tour des légumes sains. Avouons-le, la France a subi du retard à ce sujet.

 

“Les ONG qui apportent leurs compétences, protègent-elles la culture traditionnelle ?” - “Quelle est la relation entre la F.I.R.M.A.R.C. et le gouvernement indien ?” Autant de questions-réponses qui prouvent que la terre est bonne nourricière là où l'homme la travaille avec respect.

 

Notre invitée a su attirer la sympathie du public en démontrant que le retour à une culture réfléchie est la meilleure solution pour la sauvegarde de l'humanité et le sésame pour une bonne alimentation.

 

Nul doute que les personnes présentes ce soir-là ont désormais une autre vision de la culture vivrière en inde.

 

Pour résumer ce témoignage, la pensée fondamentale de Deepika Singh est celle-ci : "Nous recommandons aux États de réaliser le droit à l'alimentation au travers des stratégies de souveraineté alimentaire qui soutiennent et renforcent l'agriculture paysanne et familiale tout en veillant à promouvoir et respecter l'égalité des terres cultivables. Nous encourageons le soutien d'un modèle agricole orienté vers une production à petite échelle, locale et issue de l'agriculture paysanne''.

 

Voilà ce qu'il faut retenir pour protéger à la fois l'alimentation et le partage de la terre pour le bien de tous. Utopie pour certains ? Peut-être, mais notre terre est un héritage qu'il faut savoir valoriser pour les générations futures. 

 

La soirée s'est achevée par le verre de l'amitié. Mais avant de respecter cette tradition, le tronc mis à la disposition du public a vu affluer quelques dons généreux. Merci pour cette bouffée d'espérance qui rendra certainement les citoyens un peu plus responsables.


Gérard DUFOUR
 

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