Tout le monde te cherche !

5ème dimanche ordinaire

Trois lectures fort intéressantes: Job 7, 1-7, du fond de la détresse. 1 Corinthiens 9, 16-23, Une vie donnée à l’annonce de l’Evangile. Marc 1, 29-39. Jésus enseigne et guérit.

 

Le livre de Job est un conte religieux très complexe à décrypter. Les quelques lignes retenues ce jour reflètent une pensée fort commune à bien des hommes sur la dureté de la vie. On retrouve ce type d’expressions dans les livres de sagesse ou de proverbes. Job est un homme qui aime Dieu et tout lui réussit. Le Satan (le diviseur) demande à Dieu de mettre Job à l’épreuve pour voir s’il reste fidèle. Des “amis” philosophes ou de bon conseil tentent de lui faire reconnaître son péché… Mais il n’y a pas en lui de péché… alors d’où vient le mal, et plus encore apprendre à rester fidèle au cœur des épreuves.

 

1 Corinthiens. Il est rare que l’apôtre Paul se vante de ce qu’il fait pour l’annonce de l’Evangile, mais il est certains moments où les corinthiens ont tant contesté Paul ou manifesté trop peu d’empressement à suivre Paul que celui-consiste sur ce qui est premier dans toute sa vie : annoncer l’Evangile de Jésus-Christ.

 

Sans doute le texte de l’Evangile est-il à méditer avec persévérance. C’est encore au premier chapitre de Marc que nous découvrons un aspect de la vie de Jésus “par monts et par vaux” dirions-nous aujourd’hui ! C’est un récit, le premier dans lequel on ne trouve guère de fiorettis. Rien sur les contenus des enseignements, rien sur la manière de guérir… mais une proximité, une rencontre, des rencontres, un aller vers les gens, dans le quotidien de leur existence : la belle-mère de Simon ; des malades (ou dérangés mentaux), des gens en attente d’un mieux dans leur existence marqué par bien des souffrances physiques. “Tout le monde te cherche” : c’est une phrase qui globalise, sans doute, mais elle est expressive d’une attente. Qu’a-t-il fait d’original, d’extraordinaire ? Rien n’est dit pour l’instant. Je vous invite à méditer sur les débuts de cette vie de Jésus, sans y rajouter, pour l’instant, tout ce qui arrivera par la suite.

 

Qu’y a-t-il d’extraordinaire quand un homme vêtu de blanc s’adresse pour la première fois à la foule en disant “bonsoir” ? L’extraordinaire est qu’il parle avec les mots ordinaires et la voix chaleureuse. Le synode provincial vient d se terminer, il invite à la proximité, à la rencontre… “aller vers” est-il demandé aux fidèles baptisés… une Eglise des déjà rassemblés qui part à la rencontre de l’immense foule des hommes courbé sous le travail ou écrasée par le chômage, la maladie, l’indifférence.

 

“Voilà quelqu’un qui m’a rencontré !” Ce devait être le sentiment des hommes et femmes de Galilée. Ce devrait aussi être le sentiment des hommes et des femmes, des enfants aussi, qu’il nous arrive de croiser… comme Jésus. EH.

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