le Samedi 29 novembre 2008


Paris

Stéphane Leleu a participé le samedi 29 novembre 2008 au colloque d’action catholique spécialisée à la Maison de la conférence des évêques de France à Paris. Quatre temps ont rythmé le déroulement de la journée :

 

Pour les trois premiers, le déroulement était comparable : des témoignages de mouvements par rapport au thème, des réactions d’un expert extérieur au mouvement, un temps de débat avec l’assistance.

Dans le compte rendu qui suit, il n’est fait état que des questions renvoyées par les différents experts.


Au sujet de la spiritualité de l’Action Catholique
Interpellation du P. Rémi de Mandreville (de la revue Christus)

 

1. À quel signe les membres d’une équipe reconnaissent-ils la présence du Christ ?
Quelle place au retour sur soi ? Quelle part d’intériorité ?
 

 

2. Quelle place pour l’Écriture ?
Y a-t-il une place pour une lecture gratuite de l’Évangile ?
Que produit cette lecture ? Comment est-elle Parole de vie ?
 

3. Quel impact social le partage de vie a-t-il ? écoute, prise de responsabilité…
Comment cet art évangélique de vivre, développé dans la réunion, rayonne-t-il dans la vie sociale ?
 

4. Comment ce trésor (d’analyse de vie) se partage-t-il en Église ?
Comment cela me conduit-il à approfondir ma foi ?
Attention au risque de faire de l’équipe un nouveau moi pas beaucoup plus grand que mon moi.
Attention au risque d’enfermement sur nous-mêmes, comme dans un cocon douillet.


La place de l’action dans nos Mouvements
Père Soret, vicaire général d’Angers

 

Porter un nouveau regard, c’est déjà agir.
La première expérience dans l’action est le fait de s’asseoir et prendre du recul.

 

1. Une invitation faite au Mouvement de se réapproprier la pensée sociale de l’Église et à se positionner.
 

2. N’y a-t-il pas un risque à ajouter à l’allergie du religieux l’allergie de l’action pour mettre en œuvre un projet au point de ne s’adresser qu’à une élite ?
 

3. Comme il n’y a plus un continuum de progrès de l’humanité, sur quoi se fondent les motivations de nos projets ?
 

Réponse du public :


La constitution des sujets croyants
Réaction de Béatrice Blazy (SNCC) suite aux témoignages des Mouvements

 

1. Il n’y a pas d’âge pour la maturité de la foi. C’est une dynamique. On peut être mûr dans la foi à 7 ans et ne plus l’être ensuite.
La dynamique de foi se conjugue au présent.
 

 

2. Comment tenir la dynamique de groupe et l’expérience humaine personnelle de foi ?
Quel droit fait-on au cheminement de la personne ? Les questions existentielles doivent trouver une résonance dans nos Mouvements.
 

3. Dans la révision de vie, relire sa vie prédispose à la lecture biblique.
Pour se construire comme sujet croyant, l’incontournable est la Parole de Dieu.
 

4. Peut-on se construire sans pratique liturgique ? Non.
La liturgie pose des actes, des rites qui sont Parole de Dieu.
Cette pratique universelle ouvre à une histoire. Hier, aujourd’hui, demain.
 

5. Ce n’est pas parce qu’on partage la Parole qu’on ne parle pas de vie.
 

6. Le catéchuménat doit servir le cheminement des personnes dans leur bain ecclésial, dans leur lieu d’expérience ecclésiale.


 

 

Ces interpellations ne sont pas nouvelles. Elles feront écho différemment selon que l’on est de l’ACI, du MRJC, de la JOC… Elles font déjà l’objet d’un travail d’appropriation et donnent lieu à des initiatives, mais il convient d’approfondir nos recherches.
 



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